La culture d'un clocher à l'autre

Dans le cadre des Journées de la culture,... (Photo Alain Dion)

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Dans le cadre des Journées de la culture, Gérald Scott, Émile Roberge, France Arbour, Richard Gauthier, Jean Gamache, Cécilia Capocchi, Diane St-Jacques, Francesco Giusti, John-M. Tétreault et Virginia Wallace, invitent les gens à une promenade culturelle unique dans l'après-midi du dimanche 2 octobre.

Photo Alain Dion

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Lors des Journées de la culture qui se tiendront cette année le 30 septembre, 1er et 2 octobre, le Centre culturel France-Arbour grouillera d'activités. En parallèle à tout ce qui se déroulera dans le lieu qui porte son nom, FranceArbour elle-même attendra les gens à l'église Notre-Dame le dimanche après-midi, alors qu'ils termineront la promenade en trois temps qu'elle a organisée pour eux.

La belle promenade culturelle du dimanche est l'idée mise de l'avant par Mme Arbour pour célébrer les Journées de la culture. Ce jour-là, amoureux de la langue française, de l'histoire et de Granby sont invités à une balade d'un clocher à un autre, rue Principale. En compagnie de Luc Perron, de Québec-France, le circuit débutera à 12h15 à l'église St-George, située au 124, rue Principale. Sur place, les comédiens Diane St-Jacques et Gilbert Comtois feront la lecture de textes d'ici et d'ailleurs dans la francophonie. «Nous débuterons avec un coup de chapeau à France (Arbour), dévoile Mme St-Jacques. Nous lirons ensuite des textes de Félix, de Roch Carrier, etc., et on termine avec une demande spéciale...»

Richard Gauthier, prêtre du lieu de culte anglican, profitera de l'occasion pour parler de son église qu'il dit «branchée sur la vie et sur la rue».

John-M. Tétreault, responsable là-bas du centre en arts sur scène entend, de son côté, faire sonner le carillon qui fait la renommée de l'endroit.

À 13h, la lecture de textes se poursuit à l'église United, au101, rue Principale. Là, Jo-Ann Quérel et Gilles Marsolais présenteront des oeuvres de gens étrangers à la langue française par leur origine, mais qui ont gagné leur vie grâce à elle. Les visiteurs pourront en profiter pour jeter un oeil à l'orgue Casavant centenaire qui se trouve dans l'église.

Le dernier arrêt est prévu à 14h, à l'église Notre-Dame, au 252, rue Principale. Pour cette dernière escale, Mme Arbour a réussi à réunir une impressionnante brochette de Granbyens qui ont connu le mythique maire Horace Boivin. Ainsi Jean Gamache, Francesco Giusti, Paul Labrecque, Jean R. Petit, Émile Roberge, Gérald R. Scott ainsi que deux enfants de l'ancien maire, Diane et Claude Boivin, aborderont diverses anecdotes autour de l'homme qui a marqué Granby de belle façon.

Par exemple, c'est en chantant les paroles d'une chanson sur Granby écrite par Charles Trenet et offerte à Horace Boivin dans les années50 que France Arbour accueillera les visiteurs. Cette petite ritournelle, elle l'a chantée devant le maire alors qu'elle avait 14 ans. «J'étais porteuse d'un cadeau», se souvient Mme Arbour.

De son côté, Francesco Giusti, chimiste, racontera dans quelle circonstance il a rencontré Horace Boivin, lui qui vient d'Italie... Émile Roberge abordera la mentalité du maire de l'époque en lien avec le programme des villes jumelées. «C'était un homme avec de grandes qualités et très aimable», souligne M. Roberge.

Jean Gamache et Gérald Scott, raconteront comment Horace Boivin a joué un rôle dans le lancement de leur carrière respective. «Je dois beaucoup à M. Boivin, a insisté M. Scott, laissant planer le mystère. C'est un grand homme.»

Paul Labrecque parlera, bien sûr, de l'implication du maire dans la fondation du Zoo de Granby et Cecilia Capocchi, directrice adjointe à la Société d'histoire de la Haute-Yamaska, se concentrera sur un autre héritage laissé par M. Boivin à la Ville de Granby: certaines fontaines, mais surtout le sarcophage italien qui date de l'époque romaine.

Une pièce unique que les gens pourront admirer de nouveau, car celle-ci sera bientôt installée dans la nouvelle bibliothèque. «C'est donc un bon moment pour le mettre en valeur ainsi que toutes les fontaines qu'il (M. Boivin) est allé chercher», souligne Johanne Rochon, directrice de la Société d'histoire de la Haute-Yamaska.

Diane Boivin, l'aînée des filles d'Horace Boivin, rendra hommage à sa mère, Frances Bergeron. Son frère Claude, lui, racontera des anecdotes liées à la famille formée de 11 enfants.

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