Un cherche-étoiles vivant aux reflets d'azur

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La Voix de l'Est

(Granby) Le samedi 13 août à 20h, les amateurs d'étoiles filantes sont conviés à une activité astronomique exceptionnelle au CINLB. Si le ciel est dégagé, plusieurs phénomènes seront au rendez-vous: pluie de météorites, cinq planètes visibles, une comète observable au télescope et le passage, devant nos yeux, de la Station spatiale internationale.

Les humains scrutent le ciel depuis la préhistoire. Ils y ont reconnu différentes configurations d'étoiles et s'en sont amplement servi pour orienter leurs déplacements. Mais ils ne sont pas les seuls êtres vivants à le faire! Le passerin indigo, un petit oiseau observé à quelques reprises au CINLB, sait aussi reconnaître les configurations célestes et utiliser ces repères pour baliser ses migrations.

De la taille d'un chardonneret jaune et arborant un plumage d'un bleu profond, il arrive vers la mi-mai et repart vers la mi-septembre. Il affectionne les endroits composés de buissons et de grands arbres où le mâle se perche pour claironner les limites de son territoire.

Intrigués par la capacité de cet oiseau à retrouver son chemin, les chercheurs ont tenté d'identifier les indices qu'il utilise pour orienter sa trajectoire de quelques milliers de kilomètres entre le nord des États-Unis et le Mexique (ou les Caraïbes). En utilisant une cage au toit de planétarium, ils ont pu vérifier que les oiseaux choisissaient les directions appropriées au moment des migrations, et que ces directions étaient correctement inversées entre les trajectoires du printemps et celles de l'automne. Cependant, lorsque le ciel était caché, les directions choisies étaient distribuées au hasard. Finalement, en décalant par rotation l'image de la voûte, on a pu induire les oiseaux en erreur selon une orientation correspondant au décalage.

Les chercheurs ont d'abord cru que l'information relative aux constellations était imprimée génétiquement dans le cerveau de l'oiseau. Ils ont toutefois constaté que les oisillons devaient avoir pu observer le mouvement de la voute céleste, sans quoi ils n'arrivaient pas à exploiter l'information requise pour choisir la bonne trajectoire. En cachant sélectivement certaines portions du ciel, les chercheurs ont pu identifier que les constellations avoisinant l'étoile polaire, telles Cassiopée et la Grande Ourse, étaient les plus déterminantes pour cet apprentissage. 

MICHEL AUBÉ, VICE-PRÉSIDENT DU CINLB

ET PROFESSEUR ASSOCIÉ

À L'UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE

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