Les Jardins de la Terre: désormais dans la transformation alimentaire

Nadine Willot, formatrice pour les jeunes des Jardins... (Photo Janick Marois)

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Nadine Willot, formatrice pour les jeunes des Jardins de la Terre, a pu aider Caroline Lachapelle et Alexandra Faucher à se découvrir des talents insoupçonnés.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Les Jardins de la Terre continuent de grossir. Depuis l'automne, des jeunes formés par Nadine Willot s'affairent à cuisiner pesto, confits d'oignons, confitures et caramels. Tout ça dans la toute nouvelle cuisine inaugurée le 8 juin chez l'organisme d'insertion. La transformation alimentaire est le fruit d'un tout nouveau partenariat avec Distribution L'Escalier.

Les produits L'Herborerie et Aux Champêtreries, cuisinés depuis des années dans une ferme des Cantons-de-l'Est qu'avait achetée Distribution L'Escalier, sont maintenant réalisés à Saint-Paul-d'Abbotsford. L'entreprise d'insertion de Montréal, qui oeuvre en distribution de produits, avait pris la décision d'arrêter la transformation alimentaire en raison de coupes dans le financement.

« Dès 2014, j'étais allé rencontrer Distribution L'Escalier pour évaluer son expérience de transformation alimentaire, raconte Jean-David Martel, directeur général des Jardins de la Terre, à Saint-Paul-d'Abbostford. Ce projet-là est venu à nous en 2015. En allant vers eux, j'ai su qu'ils allaient fermer la ferme où ces produits-là étaient transformés. Pour nous, ça a été une opportunité à saisir. Partageant la même mission d'aider les jeunes de 16-30 ans à s'insérer sur le marché du travail, on trouvait que c'était opportun de joindre nos efforts. »

Les Jardins de la Terre avaient déjà tenté le coup de la transformation alimentaire lorsque l'organisme avait acheté la terre où il se trouve actuellement. Un verger s'y trouvait et du jus de pomme était pressé. On avait aussi fait du ketchup maison et de la gelée de pommes. Le projet n'était pas porteur, ajoute M. Martel, si bien qu'il a été abandonné.

Le partenariat avec Distribution L'Escalier vient pallier les faiblesses des Jardins de la Terre. « L'aspect qu'on trouvait difficile était de mettre en marché, de vendre, de rejoindre les clients, alors qu'eux c'était leurs forces en étant distributeur. On prenait la partie qui, pour nous, était la plus naturelle. »

Les locaux utilisés par le passé pour transformer la pomme ont été modifiés. L'organisme a refait les divisions et s'est assuré que tout soit en ordre pour répondre aux normes du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec.

Des gens ont été formés dans les locaux de Distribution L'Escalier puis, la transformation de plus de 25 produits a débuté à la mi-octobre avec les premiers participants du plateau de travail. Ainsi, les Jardins de la Terre peuvent accompagner les jeunes et les former12 mois par année.

Jacques Baillargeon, directeur général de Distribution L'Escalier, doutait au départ que la production soit efficace, puisque tout allait très rapidement. « Ils y sont arrivés! On n'a pas manqué de produits et la qualité est bonne. On trouve que la performance est excellente. »

Alexandra Faucher et Caroline Lachapelle font partie des premiers participants à ce plateau de travail. Le programme d'insertion au marché de l'emploi, qui dure22 semaines, permet aux jeunes de découvrir leurs aptitudes, d'apprendre et d'être orientés vers un milieu qui pourrait les intéresser.

Alexandra Faucher a profité de la présence du public, le 8 juin, pour raconter son expérience. « J'étais venue pour apprendre sur moi, me connaître, pour m'orienter. Ça nous a amenés à nous faire plus confiance, à nous découvrir, nous faire de nouveaux amis », évoque-t-elle, visiblement heureuse de ces semaines passées à la ferme. Elle y a développé plusieurs talents et découvert son côté créatif et artistique.

« L'économique est au service du social, mais si on veut que le social fonctionne, il faut que l'économique aille bien, conclut M. Baillargeon. Il faut que j'en vende des produits. C'est comme ça que je peux faire travailler des jeunes. Si je vends mes produits, Jean-David aura de la production à faire et ainsi de suite. Cette collaboration-là, je la trouve saine. Je la trouve belle. »

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