Thé et tournage à la steampunk

Marie-Ève Ruiz et Richard Bouffard, du collectif de... (Photo Janick Marois)

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Marie-Ève Ruiz et Richard Bouffard, du collectif de création Kronogyre, organisent le tournage d'un vidéoclip et un thé à la steampunk le samedi 18 juin, au café Madame Hortense, à Granby.

Photo Janick Marois

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le café Madame Hortense recevra de la drôle de visite le samedi 18 juin, alors que le collectif de création Kronogyre y tournera un vidéoclip. Il y accueillera alors, entre deux prises, personnages et curieux à l'occasion d'un thé à la steampunk.

Pour la première fois depuis sa création en décembre 2014, Kronogyre tiendra une activité dans la ville de son fondateur, Richard Bouffard. Comme par hasard, il a donné le nom de Madame Hortense à l'une de ses compositions et, marchant rue Principale, il a croisé le café. Le lien s'est fait.

Le vidéoclip de cette composition sera tourné entre 13h et 17h pendant que les invités prendront le thé. Les gens qui seront costumés de la tête au pied pourront y figurer, explique M. Bouffard. Autrement, les curieux auront accès au plateau et à une section photo où des accessoires seront disponibles le temps d'un cliché.

« Le clip raconte l'histoire d'un gars qui va dans un genre de maison close pour la haute société où il y a des boissons et du thé. Le gars est un peu déprimé. Il se remémore ses échecs amoureux et, à la fin, il a une résolution positive et il décide d'aller de l'avant. Ça se termine, dans le refrain, avec un merci à la vie. Le style musical est très 'vieille France', alors que notre dernier (vidéo) était du techno rave. »

La majorité des scènes sera tournée au café et, par la suite, le décor se transportera directement chez M. Bouffard pour les scènes qui le mettent en vedette. Comme il manipule lui-même la caméra et dirige tout le plateau, c'est la méthode idéale pour lui.

« Ça va être une équipe très restreinte, parce qu'on veut que les gens viennent spontanément, ajoute-t-il. Il va y avoir plein de visiteurs et il va y avoir un photobooth où on va fournir des accessoires, des costumes et des chapeaux pour que les gens s'amusent. Parce que le but, c'est de s'amuser. »

Ensuite, si la température le permet, direction parc Victoria pour un pique-nique costumé à la victorienne.

Le steampunk est un mouvement rétro/futuriste/victorien de plus en plus à la mode, précise M. Bouffard, accompagné pour l'occasion de son acolyte Marie-Ève Ruiz. « C'est comme si le pétrole n'avait jamais existé, ajoute cette dernière. La société a continué à évoluer, mais sans le pétrole. On garde tous les matériaux nobles, le cuir, le cuivre, les mécanismes comme les engrenages... »

Plateforme pour les artistes

Mme Ruiz se décrit comme une artiste dans l'âme. Sa rencontre avec M. Bouffard a été pour elle une révélation. Si elle n'a pas de médium de création spécifique, elle s'amuse à fabriquer des chapeaux, par exemple, en plus d'étudier en infographie. Elle a aussi l'occasion de jouer devant la caméra dans lesvidéoclips du collectif, qui compte une vingtaine de collaborateurs.

«Kronogyre (Krono pour Chronos, Dieu du temps, et gyre pour gyroscope) est une plateforme artistique, remarque-t-elle. Le but est d'inviter la relève, des gens qui aiment se déguiser et qui ont de multiples talents. Là, on fait des vidéos avec la musique que Richard a composée et qui est super polyvalente. »

Selon eux, les plateformes de diffusion ne laissent entrevoir que la pointe de l'iceberg des artistes. Le collectif vise à leur fournir une nouvelle fenêtre de diffusion.

Ainsi, costumés selon la mode steampunk, ce regroupement réussit à s'épanouir dans la création.

Éventuellement, l'objectif est d'organiser une exposition multidisciplinaire conjuguant les arts traditionnels au multimédia.

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