Cercle de fermières de waterloo: 35 ans à tisser des liens

La présidente du cercle de Fermières de Waterloo,... (Photo Alain Dion)

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La présidente du cercle de Fermières de Waterloo, Angèle Arès

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Waterloo) Fondé en 1937, le cercle de Fermières de Waterloo est entré en dormance en 1971. Dix ans plus tard, le regroupement a repris ses activités et est plus actif que jamais. C'est ce 35e anniversaire qu'on célébrera les 28 et 29 mai prochains lors d'une expo-vente qui se tiendra à la salle Lussier située au 5005, rue Foster. Une célébration liturgique aura lieu le dimanche matin à l'église St-Bernardin, suivie en après-midi d'une grande fête intergénérationnelle ponctuée de saynètes qui relateront l'histoire de l'organisme.

«Les cercles de Fermières ont commencé il y a environ 100 ans, explique Andrée Binette Fleurant, vice-présidente et responsable du comité des arts textiles. Au départ, c'était pour favoriser les rencontres entre femmes et combattre l'isolement. De fil en aiguille, elles ont commencé à échanger des trucs culinaires et artisanaux.»

Malgré les décennies qui s'écoulent, le regroupement a conservé sa mission d'améliorer les conditions de vie des femmes et de transmettre les arts domestiques et les pratiques d'alors, revisités au goût du jour dans le cadre d'ateliers.

Il reçoit aussi régulièrement des conférenciers qui abordent divers sujets de la vie quotidienne. «On essaie de toucher à tout!» lance pour sa part la présidente Angèle Arès, dont la grand-mère, Anna Charlebois, faisait partie des fondatrices du cercle waterlois.

Implication dans la communauté

Ce n'est pas d'hier que le cercle de Fermières tisse des liens avec la communauté de Waterloo et des environs. Ses membres s'impliquent dans plusieurs activités au bénéfice de tous, dont des fêtes municipales et événements publics comme les Journées de la Culture.

Par exemple, elles avaient offert des pantoufles, des livres et des peluches dans les paniers de Noël concoctés par les Chevaliers de Colomb.

Les Fermières oeuvrent aussi auprès de divers organismes tels que l'Associated Country Women of the World et Mira, pour qui elles amassent dons et cartouches d'encre. Elles lèvent aussi des fonds pour OLO via la vente de pantoufles et autres produits artisanaux qu'elles fabriquent. Elles tricotent également bonnets, pantoufles et couvertures pour les nouveaux-nés.

En outre, les Fermières collaborent avec les écoles de la municipalité pour divers projets, tels celui où les élèves ont fabriqué de petites jaquettes d'hôpital pour les peluches des enfants malades.

Elles fabriquent également des courtepointes offertes aux jeunes qui arrivent dans un foyer d'accueil.

À l'automne, elles lanceront un projet de fabrication de prothèses mammaires tricotées, qu'elles offriront ensuite à des femmes de la région ayant subi une mastectomie. Une idée inspirée d'un mouvement international.

L'ensemble de l'oeuvre du cercle de Fermières de Waterloo lui a valu plusieurs honneurs au sein de sa Fédération régionale cette année, dont le cercle par excellence. Sa présidente, Angèle Arès, a aussi été nommée meilleure présidente de la région. Enfin, le regroupement s'est vu descerner une distinction pour avoir accompli le meilleur effort de recrutement, qu'il partage avec le cercle de Bromont.

Place à la relève

Les cercles de Fermières du Québec comptent environ37 000 membres à travers la province. À Waterloo, il regroupe56 membres, dont plusieurs le sont depuis la resurgence de l'organisme. Un nombre qui demeure stable depuis de nombreuses années, mais que les femmes aimeraient bien voir augmenter dans un avenir rapproché.

«Il y avait beaucoup plus de membres avant, souligneMme Binette Fleurant. Ça a diminué du fait que les femmes sont sur le marché du travail, elles ont des enfants, et les membres actuelles vieillissent.»

Pour permettre à la relève de s'impliquer davantage, on jongle aussi avec l'idée d'offrir des ateliers et des conférences en soirée. «Actuellement, certaines travaillent le jour et ne peuvent pas prendre part à nos activités», relève Mme Binette Fleurant.

En outre, on espère poursuivre les partenariats avec les écoles de la localité, puisqu'il y a chez les plus jeunes un réel intérêt pour les travaux manuels et artisanaux. «Il y a plusieurs jeunes filles qui aimeraient apprendre à coudre, par exemple. Ça ne s'enseigne plus dans les écoles», note Mme Arès.

De ce fait, la transmission entre les générations sera assurée. «Même les plus âgées, qui n'ont plus autant de dextérité qu'autrefois, peuvent participer en prodiguant des conseils aux plus jeunes ou en réalisant d'autres projets», expliqueMme Binette Fleurant. «Ça les valorise et ça les tient loin de l'isolement», renchérit Mme Arès.

Au fil du temps, les membres développent aussi des amitiés tricotées serrées. «Le partage est au coeur de notre groupe, poursuit la présidente. On échange nos coups de coeur, nos techniques, nos recettes, mais on se confie aussi. On échange sur la vie.»

Les activités du cercle se poursuivront jusqu'en juin, après quoi le groupe fera relâche pour l'été. D'ici là, ces dames ne chômeront pas. «C'est fou comment ça va vite et que nous sommes occupées, affirme Mme Arès. Mais c'est le fun!»

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