Le BGB revient après 17 ans d'absence

Revendiquant le titre de plus mauvais musiciens au... (photo Alain Dion)

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Revendiquant le titre de plus mauvais musiciens au monde, les membres du Beau Gros Band s'apprêtent à effectuer un retour sur scène. On les voit ici en plein contrôle lors de leur conférence de presse. Dans l'ordre habituel: Jean Patenaude, Yves Pronovost, Alain Tétreault etMichel Nadeau.

photo Alain Dion

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Revendiquant le titre de plus mauvais musiciens au monde, les membres du Beau Gros Band (BGB) n'ont jamais fait les choses à moitié. Populaires le temps de cinq spectacles à la fin des années 1990, ils s'apprêtent à remonter sur les planches, après 17 ans d'absence, pour présenter rien de moins que «le plus épais des spectacles-bénéfice».

«Ça va être agréablement mauvais», a lancé, tout sourire, l'un des membres du BGB, Jean Patenaude.

Le Beau Gros Band, c'est Yves Pronovost (guitare basse), Michel Nadeau (piano), Jean Patenaude (batterie) et Alain Tétreault (guitare), quatre ex-collègues du défunt bar La Maison Blanche de la rue Empire à Granby. En 1996, le quatuor s'est lancé le défi d'apprendre à jouer de la musique (seul Alain Tétreault avait déjà joué dans un groupe) pour amasser des fonds pour divers organismes caritatifs. Défi relevé, non sans une bonne dose d'humour et de démesure. De 1996 à 1999, le BGB a présenté cinq spectacles, dont un à l'aréna devant 1400 personnes, et récolté 50 000$.

Les membres du BGB ont par la suite délaissé leurs instruments jusqu'à ce que, 17 ans plus tard, l'idée d'un party retrouvailles de La Maison Blanche suscite l'enthousiasme de nombreux habitués nostalgiques de l'endroit. Ce n'était plus qu'une question de temps avant que le retour sur scène du Beau Gros Band soit envisagé.

«J'avais des bémols. Ce n'est pas parce que quelque chose était drôle il y a 20 ans que ça l'est encore», fait valoir Yves Pronovost. Autres freins, selon Michel Nadeau, les membres du BGB ont pris des routes séparées. Et les éphémères talents musicaux qu'ils ont jadis pu avoir ne se sont pas bonifiés avec les années. Au contraire. «On est encore plus mauvais que quand on a commencé en 1996», lance Yves Pronovost, un des chanteurs du groupe.

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Mais le plaisir a fini par l'emporter sur la raison. Ils ont décidé de remettre ça. Et ils ont rapidement retrouvé leur douce folie, jamais loin de l'absurdité, caractéristique du BGB. Il n'y a qu'à voir la conférence de presse loufoque annonçant le retour du groupe qu'ils ont partagée sur Facebook pour en juger.

Le spectacle du Beau Gros Band et les retrouvailles de La Maison Blanche se dérouleront sous un chapiteau le 10 septembre au pub MacIntosh de Bromont, propriété d'Yves Pronovost. Tous les profits du spectacle et de la soirée seront distribués, via la Fondation Mano, à quatre organismes, soit à Oasis santé mentale, à la Fondation du Cégep de Granby, à la SEPHYR et au Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska.

À ce jour, la réponse est très bonne, se réjouissent les membres du BGB. Plusieurs anciens collaborateurs d'il y a 17 ans ont décidé de sauter à pieds joints dans l'aventure. Et les billets (et tables VIP), mis en vente il y a quelques jours, ont déjà commencé à s'envoler rapidement.

Ce qui n'est pas sans mettre un peu de pression sur les musiciens. Ils se sont acheté des instruments neufs et ont recommencé à apprendre des chansons. Inexistants à la fin des années 1990, les tutoriels aujourd'hui dénichés sur Internet sont bien appréciés... «On pratique depuis trois semaines, un mois. Et on rit! On a bien de l'ambition, mais la réalité nous rattrape. On ne sait pas jouer!», lance Yves Pronovost.

Sur le contenu de leur spectacle, les musiciens se font discrets. Ils livreront le nombre de chansons qu'ils auront réussi à apprendre en cinq mois, disent-ils.

Tous les détails sont disponibles à www.beaugrosband.com. Il est possible d'y acheter des billets en ligne. En prime: un album de photos souvenirs de La Maison Blanche témoigne de moments mémorables. Il est aussi possible d'ajouter ses propres clichés et d'y aller de quelques anecdotes. Bref, c'est la totale.

Les membres du BGB se réuniront donc le temps d'une seule représentation. Après, qui sait, ils ne disent pas non à un ultime spectacle en... 2037, dans une résidence pour personnes âgées de la région, préviennent-ils.

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