Il faut trouver du temps

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mike Morin
La Voix de l'Est

(Granby) Reportons-nous un instant à l'époque des Jeux olympiques de Montréal en 1976. Plusieurs Québécois y ont découvert l'existence de nouveaux sports. Ce fut le cas de Marcel Bellefleur, aujourd'hui septuagénaire, qui a alors été séduit par la course à pied.

«J'ai eu un coup de foudre pour la détermination des marathoniens, dit-il. J'ai commencé à jogger quelques tours dans mon quartier pour ensuite augmenter progressivement. Pis j'ai pogné la piqûre comme on dit!»

M. Bellefleur est un peu nostalgique, parfois même ému, quand il pense à ses belles années en tant que coureur. Il a participé au deuxième Marathon international de Montréal en 1980. Un événement dont il garde de très bons souvenirs. «Nous étions 10 000 coureurs entassés comme des sardines sur le pont Jacques-Cartier à bondir sur place en attendant impatiemment le coup de pistolet indiquant le départ, raconte-t-il. Quelle belle sensation! Juste de bonnes vibrations. C'est presque difficile à expliquer. Juste d'en parler, j'en ai encore la chair de poule!»

Les années 1980

Dans les années 1980, des milliers de Québécois s'inscrivaient aux courses sur route. Un peu comme aujourd'hui! Comme tous ces nouveaux adeptes, M. Bellefleur était souvent aux rendez-vous.

«J'ai enfilé les demi-marathons et les marathons sur une base régulière pendant une douzaine d'années, souligne-t-il. Mais comme j'étais souvent absent les week-ends, la conciliation travail-famille-entraînement était devenue difficile à gérer. J'ai donc fait le mauvais choix de remiser mes souliers. J'aurais pu juste ralentir et continuer sur des distances plus courtes, mais ce que je préférais, c'était les longues sorties du dimanche matin...»

M. Bellefleur a vécu un épuisement professionnel et quelques problèmes cardiaques dans les années 1990, peu de temps après sa retraite de la course. «Je suis très conscient aujourd'hui que si j'avais su trouver le temps, ma santé en aurait moins souffert», ne cache pas le septuagénaire qui, à l'époque, avait fait une croix sur la cigarette.

 «Mon patron, non-fumeur, avait garroché mon paquet de cigarettes lors d'un dîner et m'avait mis au défi d'arrêter, raconte-t-il. La course m'aura permis de relever ce défi avec succès.»

«Il faut trouver le temps pour commencer à bouger et à courir, a insistéM. Bellefleur. Il y a tellement de beaux endroits à Granby pour s'adonner à la course. Si mon histoire peut inspirer ou influencer quelqu'un, tant mieux!»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer