Aparent clothing: chandails faits sur mesure pour personnes uniques

Mélanie Parent est une mordue de planche à... (photo Karine Blanchard)

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Mélanie Parent est une mordue de planche à neige et de mode. Et c'est dans l'Ouest canadien qu'elle vit ses passions.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) La planche à neige et la mode. Voilà deux passions qui animent Mélanie Parent. La dynamique et colorée femme originaire de Roxton Pond fait de plus en plus parler d'elle dans les Rocheuses canadiennes où elle a lancé sa ligne de vêtements en créant des pièces uniques. Entre deux créations, elle entretient des pistes de ski au volant de sa dameuse. Rencontre avec une designer qui n'a pas froid aux yeux.

D'aussi loin qu'elle se souvienne, Mélanie Parent a toujours voulu créer des vêtements. «J'en rêvais même au primaire, raconte-t-elle. J'allais magasiner et j'imaginais les vêtements autrement.»

Son rêve n'a jamais été bien loin dans ses pensées. Après une année au cégep, elle a décidé de prendre une pause pour s'installer dans l'Ouest canadien pour un an, histoire de décrocher et, surtout, faire de la planche à neige. «J'en rêvais, j'en mangeais!», décrit celle qui vit en banlieue d'Enderby, en Colombie-Britannique.

Après un an, son coup de foudre pour les Rocheuses était tel qu'elle a décidé de s'y installer pour de bon. En 1999, elle a quitté le Québec et s'est promenée dans différentes régions de l'Ouest, notamment à Banff et Lac Louise. Elle a également vécu au Colorado et en Nouvelle-Zélande, pays où son rêve a pris forme.

À l'âge de 29 ans, elle est retournée sur les bancs d'école en s'inscrivant à un programme de design et de mode d'une durée de deux ans. «Ils nous entraînaient pour répondre aux standards de l'industrie, dit Mélanie Parent. On a fait du design, des patrons, de la couture. Ça devait être fait à la perfection.»

Ses premières créations visaient d'abord à répondre à ses besoins. «Les maisons sont froides en Nouvelle-Zélande et je n'arrivais pas à me trouver de longs cotons ouatés, dit-elle. Ça a commencé pour ma propre garde-robe.»

Des pièces uniques

C'est ainsi que son entreprise Aparent clothing a vu le jour. Les gens l'arrêtaient dans la rue pour savoir d'où provenait le chandail qu'elle portait. Le bouche-à-oreille, les réseaux sociaux et sa participation à kickstarter pour obtenir le financement nécessaire pour lancer son entreprise l'ont rapidement fait connaître.

Ses chandails en coton ouaté avec ou sans manches sont uniques. Pas question de vendre deux fois le même. «On est tous uniques. On a le droit de marcher dans la rue sans qu'un autre à côté porte le même coton ouaté», estime l'artiste de 35 ans.

Le patron et le modèle de chaque chandail sont personnalisés. Chaque pièce, dont le prix varie entre 90$ et 200$, est créée dans un grand souci de l'environnement. «J'essaie de réduire mon empreinte écologique en utilisant notamment des retailles de tissus ou des tissus faits de matières bonnes pour l'environnement», explique-t-elle.

Son inspiration, elle la puise dans les villages de ski où elle a vécu au cours des 17 dernières années. Ses vêtements se collent non seulement à la mode des skieurs, planchistes et cyclistes, mais tous possèdent un petit côté pratico-pratique comme des poches profondes, des manches extensibles et des capuchons qui ne s'envolent pas au vent, énumère-t-elle.

Elle a ajouté une corde de plus à son arc en offrant récemment des casquettes peintes à l'aérographie (airbrush). «C'est un produit d'été, dit-elle. Dans mes cours d'arts plastiques au secondaire, j'avais essayé le airbrush et ça m'avait beaucoup intéressée.»

Ses produits sont en vente via son site Internet. Elle visite aussi les marchés publics, les festivals d'art et les salons d'artisanat de son coin de pays d'adoption pour vendre ses créations.

«C'est de l'adrénaline! C'est comme un gros jeu... (photo fournie par Mélanie Parent) - image 2.0

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«C'est de l'adrénaline! C'est comme un gros jeu vidéo», décrit la Roxtonaise qui prend les commandes d'une dameuse dans les stations de ski. 

photo fournie par Mélanie Parent

Au volant d'un cat

L'entreprise de Mélanie Parent est en croissance, mais avant de pouvoir en vivre pleinement, elle doit avoir un boulot à temps partiel. Mais pas n'importe lequel. Depuis son arrivée dans l'Ouest canadien, elle opère des dameuses dans les stations de ski, communément appelé des cat dans les Rocheuses. Son travail n'a rien de comparable à celui des opérateurs du Québec. Les domaines skiables sont non seulement plus élevés (altitude), mais leur dénivelé a de quoi donner le vertige. «C'est de l'adrénaline! C'est comme un gros jeu vidéo», décrit celle qui a eu la piqûre en accompagnant une amie qui faisait ce travail.

L'inclinaison est si importante que les dameuses doivent être attachées au moyen d'encrages dans le sol ou à des arbres à différents endroits. Les opérateurs doivent être en plein contrôle, puisqu'un seul faux pas et le monstre qu'ils manoeuvrent peut déraper. «Il faut prendre des décisions rapides et ne pas avoir peur, affirme Mélanie Parent. Tu as une machine qui vaut un quart de millions de dollars! Tu ne veux pas débarquer de la piste.»

En plus des risques d'avalanche, la visibilité peut être nulle par moments.

La mordue de sensations fortes qu'elle est est donc servie à souhait. «Quand c'est une journée de poudreuse, tu as l'impression de rider ton snow. Ça te donne des papillons dans l'estomac. C'est comme si tu n'étais pas au travail!» Karine Blanchard

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