Le Manoir Ronald McDonald: Une aide précieuse

Valérie et Cynthia, de Granby, sont les mamans... (photo Janick Marois)

Agrandir

Valérie et Cynthia, de Granby, sont les mamans de quatre enfants en bas âge. Le petit dernier, Éloi, profite actuellement de soins spécialisés au CHU Sainte-Justine. Sans le Manoir Ronald McDonald, les deux jeunes femmes en auraient plein les bras.

photo Janick Marois

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Chaque année, 2000 familles d'un enfant malade profitent des services d'hébergement du Manoir Ronald McDonald de Montréal. Valérie Racicot et sa conjointe Cynthia sont de celles-ci. Leur petit dernier, Éloi, est présentement hospitalisé au CHU Ste-Justine. Mères de trois autres enfants en bas âge, sans le Manoir Ronald McDonald, les deux femmes seraient complètement épuisées.

«Le Manoir aide vraiment beaucoup», souligne Valérie, qui a accouché de son quatrième enfant il y a quelques semaines seulement. Après 21 semaines de grossesse, les médecins ont diagnostiqué une anse intestinale dilatée chez le bébé. La situation faisant craindre une naissance prématurée, Valérie a dû être suivie de très près. Éloi s'est pointé le bout du nez à 33 semaines. Gardé en néonatalogie depuis, le bambin sera bientôt transféré au département de gastro-entérologie.

«Le voyagement, avec les trois autres enfants, c'est quelque chose...», ne cache pas la jeune femme.

Le Manoir Ronald McDonald de Montréal est une résidence d'hébergement temporaire pour tous les parents qui ont un enfant malade hospitalisé dans un centre montréalais et qui habitent à 55 km et plus de la métropole. Il est situé à moins de cinq minutes de marche du CHU Sainte-Justine. Les parents qui y séjournent peuvent y dormir, y préparer leurs repas pour ensuite visiter leur enfant à l'heure qui leur convient. Les 50 chambres qui composent le Manoir peuvent toutes accueillir trois personnes. Grâce aux nombreux dons que reçoit le Manoir, le coût par famille est maintenu à 10$ par nuit par famille, et ce, depuis 1982.

«Ils ne chargent pas cher et ils sont vraiment généreux», ne cache pas Valérie.

Le 4 mai, c'est le Grand McDon

De toutes les activités qui permettent de financer les activités des Manoirs Ronald McDonald, gérés par la Fondation des amis de l'enfance, on compte la vente de Joyeux Festins et de McCafés dans les restaurants McDonald's. Pour chaque Joyeux Festin et café vendus, et ce quotidiennement, 0,10 $ vont directement aux Œuvres des Manoirs. Mais une fois par année, dans le cadre du Grand McDon, le menu pour enfants permet toutefois de faire d'une pierre deux coups.

Ce jour-là, pour chaque Joyeux Festin, Big Mac et sandwich à déjeuner vendus, 1 $ est versé à une œuvre de bienfaisance liée à l'enfance au niveau local. Le mercredi4 mai prochain, à l'achat de ces produits dans un restaurant McDonald's de Granby, Ange-Gardien, Cowansville, Saint-Césaire et Bromont, 1 $ ira à la Fondation de l'hôpital de Granby.

C'est la troisième année que Geneviève Bédard, franchisée des restaurants McDonald's de Granby, remet l'argent recueilli lors du Grand McDon à la Fondation de l'hôpital. « Nous avons établi une entente sur cinq ans, raconte celle qui agit comme secrétaire sur le conseil d'administration de la Fondation. La Fondation est un réseau établi et très connu à Granby. »

Son père, Gilles Bédard, qui gère les restaurants de Cowansville et de Bromont remettra, lui aussi, les gains du Grand McDon à la Fondation.

Le secret du succès du Grand McDon, souligne Geneviève Bédard, c'est l'implication des bénévoles. « Sans eux, sans leur travail, le montant remis chaque année à la Fondation serait coupé de moitié », dit-elle. D'ailleurs, comme les années passées, les membres du conseil d'administration de la Fondation de l'hôpital seront sur le plancher pour inviter les gens à donner.

Ce jour-là, les pompiers s'activeront derrière le comptoir. « Ils font de vrais miracles!», se réjouit la franchisée. « Des anciens employés reviennent aussi, souligne-t-elle. On travaille comme des fous ! »

Bien sûr, les employés de chaque restaurant sont également indispensables au bon déroulement de cette journée spéciale. « Ça demande toute une logistique, ne cache pas Mme Bédard, car des Big Macs, on en sort beaucoup plus. »

Tout ce que la femme d'affaires souhaite maintenant pour faire de cette journée un succès, c'est du beau temps...— Isabelle Gaboriault

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer