Courir pour la vie

Tatiana Contreras, ambassadrice pour Courir pour la vie,... (Photo Alain Dion)

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Tatiana Contreras, ambassadrice pour Courir pour la vie, Jordan Racine Gagnon, directeur du restaurant Saint-Hubert de Granby, Lorraine Deschênes, présidente du CPSHY, et Tania Szymanski, ambassadrice de l'événement.

Photo Alain Dion

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le Tour du Lac-Brome arrive à grands pas. En juin, l'équipe de Courir pour la Vie sera de nouveau du peloton dans le but d'accumuler les kilomètres pour la prévention du suicide.

Fondé en 2009, l'événement Courir pour la Vie recueille des fonds pour le Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska (CPSHY), dans le cadre du Tour du Lac-Brome. Cette année, la course se tiendra du17 au 19 juin. Courir pour la Vie suggère à ses participants d'amasser un minimum de 200 $ par coureurs associés à une équipe et 300 $ par coureur individuel. Des dons devenus essentiels pour maintenir les services de l'organisme.

« L'argent ne servira pas à augmenter les services, mais à les maintenir », fait savoir Lorraine Deschênes, présidente du CPSHY. La dame déplore le manque d'aide gouvernementale depuis les récentes coupures. À une certaine époque, les fonds recueillis par diverses collectes et activités permettaient de bonifier l'offre de services. Ce n'est malheureusement plus le cas.

« Pendant longtemps, on a été en période de développement, indique Mme Deschênes. Le sommet du taux de suicide a été atteint vers l'an2000. Depuis, le CPSHY a fait des actions qui ont permis de le faire diminuer. Mais il y a encore trois suicides par jour au Québec. »

Si on parle de maintien des services, on parle aussi d'aller chercher une tranche d'âge plus jeune. Avec la contribution de Courir pour la Vie, le CPSHY espère offrir un programme d'intervention thérapeutique aux enfants de 8 à 12 ans. Une clientèle dont la demande est grandissante pour les cas de détresse et d'idées noires. «C'est une nouvelle réalité, explique Yves Bélanger, directeur général de l'organisme. Le programme s'appelle Parcours. Il est basé sur un groupe de 2 à 4 jeunes où on travaille simultanément avec les parents pour les outiller. »

L'imagination au profit de la cause

Les coureurs qui chausseront leurs espadrilles pour Courir pour la Vie auront l'opportunité de franchir 5, 10, 20, 22 ou 42.2 km au Tour du Lac-Brome. Tania Szymanski, coordonnatrice et conseillère en développement rural au CLD Brome-Missisquoi, et Tatiana Contreras, propriétaire de Crossfit Bromont, s'impliquent à titre d'ambassadrices pour l'événement lié au CPSHY. La première était déjà une adepte de la course lorsqu'elle a rejoint la cause, il y a trois ans. Elle et son conjoint avaient alors décidé de joindre l'utile à l'agréable par la collecte de fonds. Quant àMme Contreras, elle était plus habituée à lever des poids qu'à courir, mais elle a accepté de se lancer dans l'aventure il y a quelques années. Ce qui s'avérait un réel défi. Maintenant, elle inclut la course dans ses programmes d'entraînement.

À l'époque, elle était à l'emploi du restaurant Saint-Hubert de Granby, qui avait accepté de contribuer à la cause. Cette année encore, la franchise participe avec la vente de billets pour un repas qui aura lieu le 30 mai prochain. Sur le billet vendu 15 $, 5 $ vont pour la cause. Jordan Racine Gagnon, directeur de la rôtisserie de Granby, a d'ailleurs annoncé la semaine dernière que la Fondation St-Hubert doublera le montant amassé par la vente de billets. Le restaurant Saint-Hubert de Bromont a aussi répondu à l'appel de Mme Contreras. Il remettra donc un montant de 500 $.

Les deux ambassadrices conseillent aux participants d'user d'imagination pour amasser des fonds, notamment en sollicitant leurs employeurs, mais aussi en organisant des événements spéciaux avec leur entourage. Par exemple, une compétition de crossfit aura lieu en juin et 20 $ par inscription seront remis à l'équipe des ambassadrices.

Courir pour la Vie a amassé500 $ en 2013, 5000 $ en 2014 et 10 000 $ en 2015. Les revenus ont servi à la formation et au développement du réseau de Sentinelles, aux aguets dans tous les milieux. Le réseau compte plus de350 Sentinelles.

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