Le voyage de la dernière chance

Le souhait le plus cher de la maman:... (Julie Catudal)

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Le souhait le plus cher de la maman: voir ses deux filles, Ève et Léa, grandir.

Julie Catudal

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Comme bien des gens, Véronique Brodeur rêve d'aller à Cuba. Mais contrairement à tout le monde, son objectif n'est pas de se prélasser sur une plage de sable chaud ou de faire saucette dans les eaux bleues de la mer des Caraïbes. Son souhait n'a rien d'exotique. Il est pragmatique. Vital même. Mère de deux jeunes filles, elle veut se rendre dans les Antilles pour y subir une intervention chirurgicale afin de stopper l'évolution de la rétinite pigmentaire dont elle est atteinte. Une maladie dégénérative qui mène graduellement à la cécité. Ève, 10 ans, et Léa, 5 ans, elle veut les voir grandir.

Véronique Brodeur a 37 ans. Alors qu'elle venait de donner naissance à sa première fille et qu'elle soupçonnait une dépression post-partum, deux diagnostics sont tombés coup sur coup : la colite ulcéreuse et la rétinite pigmentaire. « Après ma grossesse, je n'arrivais jamais à reprendre le dessus, raconte celle qui souffre aussi de surdité. On dirait qu'elle (la grossesse) est allée chercher toutes mes faiblesses ! »

Depuis, son champ de vision ne cesse de diminuer. Aujourd'hui, il n'est que de 12 degrés sur180. « C'est comme si tu regardais dans deux rouleaux de papier de toilette, illustre-t-elle. Je ne vois que devant. Aussi, j'ai un début de cataracte qui commence à affecter ma vision. »

C'est une amie de Véronique qui a tiré la sonnette d'alarme en lui faisant remarquer qu'en voiture, malgré ses angles morts exécutés dans les règles de l'art, elle coupait les voitures sur son passage. Une visite chez l'optométriste a suffi pour poser le diagnostic. « À 37 ans, je suis sur les derniers milles, dit Véronique. J'ai une urgence de faire quelque chose, là. »

Gofundme

Depuis qu'elle sait qu'elle est atteinte d'une maladie qui s'attaque à sa vue, Véronique ne cesse de faire des recherches sur le sujet. Il y a longtemps qu'elle sait qu'un traitement pour la rétinite pigmentaire se pratique à Cuba. « Mais avant, je voulais avoir des témoignages de gens qui avaient subi cette intervention, explique-t-elle. J'y suis allée à tâtons. »

Au fil du temps, elle a réussi à parler à deux femmes qui se sont rendues là-bas il y a respectivement sept et neuf ans. Toutes deux se sont dites enchantées par leur expérience. « La dame qui est allée il y a neuf ans dit que sa vue est stable depuis, raconte Véronique. Elle est d'ailleurs toujours sur le marché du travail. »

La technique pratiquée à Cuba, plus précisément à La Havane se nomme l'ozonothérapie et l'électrostimulation. Une façon de faire déconseillée par son ophtalmologiste. L'ozonothérapie permet une meilleure vascularisation des vaisseaux sanguins de la rétine de l'œil. Cette intervention est dispensée par Services Santé International – Servimed.

« Ça stoppe la dégénérescence, souligne-t-elle. Moi, rester à12 degrés sur 180, ça serait acceptable. Garder cette vision-là, je pourrais avoir une vie acceptable. »

Une technique à laquelle son ami François Thibert a eu recours. « Lui, il avait un champ de vision de 5 degrés sur 180, indique Véronique. C'était comme de regarder dans une paille. Il revient tout juste de Cuba et il dit que sa vision est plus claire et qu'il en a même gagné un peu. Oui, c'est encourageant. »

Et comme son ami François, qui a réussi à récolter 37 000 $ sur Gofundme, Véronique a décidé de tenter sa chance sur la même plateforme de socio-financement.

Quelques heures avant la publication de l'hebdo Le Plus mardi, déjà 19 personnes lui avait remis, ensemble, 670 $.

L'opération que souhaite subir Véronique coûte 8500 $, À cela il faut ajouter 500 $ pour l'ouverture du dossier et ensuite 3500 $ par année pour des traitements qui veilleront à optimiser les résultats. À Cuba, le coût de l'intervention comprend l'hébergement et la nourriture pour elle et son accompagnateur.

« À un certain moment, je pensais que ma vie était finie, ne cache pas Véronique qui se décrit comme une ‘suradaptée'. Mais mes filles ont le droit d'avoir une maman heureuse, en santé et positive. Je ne veux pas être lourde pour elles. Elles m'encouragent et elles ont une belle sensibilité. Tout ce que je veux, c'est les voir grandir. »

 Pour plus d'information ou pour faire un don, on visite le www.gofundme.com/f2z383ps

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