Douleur et yoga

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Dominique Tremblay

collaboration spéciale

La Voix de l'Est

La qualité de vie peut réellement être entravée par la douleur. Avoir mal draine énormément d'énergie vitale, même si celui-ci peut aussi être un guide.

Quand il y a douleur, la conscience se dépose sur le corps et nous sommes obligés d'en tenir compte.

Nous allons tous, un jour ou l'autre, expérimenter des épisodes de douleurs. Que ce soit un faux mouvement ou une blessure causée par un accident, la douleur fera partie de notre vie. Elle nous incitera à ralentir, à trouver des moyens originaux pour ne pas la solliciter et on devra ajuster notre pratique de yoga.

En cas de douleur, il est sage de continuer le yoga même s'il faut ne pratiquement rien faire. Ce que l'on fait alors en yoga n'a alors que peu d'importance. Être à l'intérieur de soi, ressentir sa respiration, ses sensations, voilà le vrai travail de notre pratique.

La douleur est très culturelle. Elle est valorisée selon ce pourquoi l'on a mal. Un marathonien sera grandement valorisé par l'effort extraordinaire qu'il a demandé à son corps, comparativement à une femme enceinte qui choisit de vivre sa douleur d'accouchement.

Les causes de la douleur sont multiples: une mauvaise posture, la manipulation de charges lourdes, le surentraînement physique, les accidents, l'alimentation, les changements hormonaux, les mouvements répétitifs, les blocages vertébraux, les causes morphologiques, génétiques, le vieillissement naturel, etc.

Le yoga est d'une aide précieuse en cas de douleur, mais ce sera du cas par cas. Il faut essayer et être prêts à laisser notre égo à la porte de la classe, car il faudra inévitablement modifier son approche et écouter vraiment son corps.

Les étirements doux, le renforcement musculaire, l'augmentation de la flexibilité, une meilleure respiration, la relaxation, tout cela va grandement aider. Le corps se détend, sécrète des endorphines et permet d'optimiser ses capacités de guérison. Le yoga ne sauve personne. C'est une responsabilité individuelle. C'est se prendre en main pour contrer la sédentarité et permettre au corps de rééquilibrer son système nerveux. Le yoga est bien plus qu'un exercice physique. Il nous invite à ressentir et dès lors notre perception de la douleur peut être totalement transformée. Être présent à la douleur, c'est être en connexion avec une vibration dans notre corps, une sensation.

L'idée reçue que plus on force plus ça travaille devrait être mise de côté.

On reviendra alors et toujours vers Ahimsa, la non-violence. Cette grande vertu du yoga mérite qu'on l'applique à tous les êtres, mais d'abord à soi-même!

Si vous en avez la possibilité, l'acupuncture, l'ostéopathie ou la massothérapie seront complémentaires pour stimuler le processus de guérison et aider l'énergie à mieux circuler.

C'est alors que bienveillance et douceur seront de bons maîtres pour laisser aller peu à peu nos résistances.

Un des grands enseignements que Bouddha a laissés est la nature de l'impermanence des choses.

Tout se transforme. Il n'y a rien de figé.

Le meilleur, comme le pire.

Namasté!

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