L'entrepreneuriat au féminin

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Kim Grimard se définit comme une démarreuse. Elle aide les femmes à lancer leur entreprise.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) La solidarité féminine, ça passe aussi par les affaires. Parlez-en à Kim Grimard. La coach en démarrage d'entreprise originaire de Granby s'est donné pour mission de faire foisonner l'entrepreneuriat au féminin dans la région.

Cette diplômée en gestion de commerce qui se considère comme une «entrepreneure en série» a choisi de miser sur sa force: l'implantation d'entreprises. Pendant 12 semaines, elle aide sa clientèle à concevoir son plan d'affaires et son offre de services, puis à passer du rêve à la réalité en lançant l'entreprise.

«Je suis une démarreuse. Je suis motivée pour lancer des projets, mais une fois que c'est parti, ça ne m'intéresse plus! lance-t-elle à la blague. Alors, j'ai créé une entreprise pour moi, où je suis toujours stimulée.»

En carrière, Mme Grimard a aidé à faire naître près d'une soixantaine d'entreprises, tout aussi différentes les unes des autres.

Depuis environ deux ans, son expertise s'est recentrée sur l'accompagnement de femmes entrepreneures. Une réflexion entamée durant ses congés de maternité. «Je me suis collée à cette réalité-là parce que c'était plus près de moi», raconte la mère de trois enfants en bas âge, qui attend la venue de la cigogne pour la quatrième fois cette année.

Appréhensions

Grâce à son expérience personnelle, la conseillère peut aider des femmes à affronter certaines craintes vis-à-vis l'entrepreneuriat. «Certaines disent qu'elles ne peuvent pas se lancer parce qu'elles ont un bébé. Eh bien, moi aussi j'en ai et ça ne m'a pas empêché de faire le saut!» illustre Mme Grimard.

«Je leur montre que ça se fait petit à petit, et que c'est possible de démarrer son entreprise en conciliant ça avec la vie de famille.»

Et des craintes, les femmes en ont. Beaucoup plus que les hommes d'ailleurs, observe la conseillère. «Le premier blocage dont on me parle, c'est le manque d'argent. Mais une fois qu'on en a parlé, les femmes voient que c'est rentable et faisable, constate-t-elle. Et c'est là que je découvre les vraies raisons qui les freinent.»

Le regard des autres, la peur de l'échec, mais encore plus la peur de réussir, font partie des obstacles à surmonter pour rencontrer le succès. «En fait, on n'a pas tant peur d'échouer que ça. On s'attend quasiment à ce que ça ne marche pas. Mais quand on a peur de réussir, c'est qu'on a un paquet de préjugés et de conceptions du succès qui ne sont pas très positifs», argumente-t-elle.

La plupart du temps, les entrepreneures sont leur plus grande ennemie. «Les femmes se mettent des bâtons dans les roues avant d'avoir réellement réussi, note Mme Grimard. Elles ont peur de briller, d'être grandes. Elles craignent d'être sous les projecteurs. Elles sont très critiques, inquiètes et anxieuses par rapport à elles-mêmes. Elles s'autodémolissent facilement et ont sans cesse l'impression de ne pas être ''assez''.»

Voilà la bombe qu'elle s'efforce donc de désamorcer pour paver la route de la réussite. «Le modèle que je peux offrir à ces femmes-là peut être inspirant. Pour réussir, elles doivent briser les jugements qu'elles ont par rapport à elles-mêmes», croit la coach.

Sa clientèle féminine investit en elle-même à travers son expertise, croit Mme Grimard, qui s'estime privilégiée de voir s'épanouir les femmes d'affaires qu'elle accompagne.

 «Une femme déterminée peut tout faire, ajoute-t-elle. Elle a le pouvoir de changer sa perception d'elle-même et de foncer. Quand ça arrive, c'est une véritable transformation. Et tout est alors possible!»

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