Génie-Sciences à l'école J.-H.-Leclerc: une option qui ouvre les horizons

Les 25 élèves inscrits à l'option Génie-Sciences disent... (photos Janick Marois)

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Les 25 élèves inscrits à l'option Génie-Sciences disent aimer le côté très «pratique» des cours. Des expériences, ils en vivent régulièrement.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Les jeudis 17 et 24 mars, un groupe de 25 élèves de troisième secondaire de l'école Joseph-Hermas-Leclerc de Granby jouera les figurants à l'émission Génial! diffusée à Télé-Québec. Dans ce jeu-questionnaire ludique basé sur des expériences scientifiques, ils étaient dans leur élément, eux qui forment la première cohorte de la nouvelle option Génie-Sciences, lancée en septembre.

L'idée d'offrir des sciences aux jeunes qui ne se reconnaissent ni dans les sports ni dans les arts fait son chemin depuis longtemps à J.-H.-Leclerc. Prête à vivre l'expérience, Johanne Villiard, enseignante en sciences depuis 23 ans, a décidé de prendre la balle au bond et d'offrir l'option Génie-Sciences. 

Supportée dans son travail par la technicienne en travaux pratiques Mélanie Beaulieu, elle offre dix périodes de sciences sur 36 aux jeunes intéressés par ce domaine. Dans un parcours régulier, les élèves ont six cours de sciences sur36 sur une période de neuf jours. «Dans l'option, je vais ailleurs. J'aborde un autre angle», souligne l'enseignante.

«Et je tiens à mentionner que la présence de Mélanie Beaulieu est essentielle à la réussite de ce cours, a-t-elle précisé. Je ne sais pas comment je ferais si je ne l'avais pas!»

C'est qu'il revient à Mélanie de trouver les expériences et ateliers à réaliser avec les jeunes. Une visite dans un cours, la semaine dernière, a confirmé que la technicienne usait d'une grande imagination pour développer l'intérêt des membres du jeune groupe. «Moi, je trouve ça amusant la science, raconte la microbiologiste de formation. Je souhaite partager ma curiosité et pousser encore plus loin leur intérêt pour cette discipline», a-t-elle dit.

Ainsi, les deux femmes ne se gênent pas pour ratisser large. Les élèves touchent à la technologie, la robotique, la biotechnologie, la microbiologie, la chimie, la physique et la science judiciaire. Le tout par des ateliers pratiques. Une approche qui semble faire le bonheur des principaux intéressés rencontrés en pleine période d'emballage de savons artisanaux faits à base d'huile d'olive et de café. «Moi, Génie-Sciences, c'est ce qui me motive à aller à l'école, a confié Marie-Pier Duplain. On n'est pas toujours dans les livres. C'est pratique. On fait des sorties. En on vit une belle chimie dans le groupe.»

Au fil des mois, les 25 élèves inscrits à l'option Génie-Sciences (GS) ont formé une véritable petite famille. «On est toujours ensemble! , s'est réjouie Marianne Jalbert. GS est une belle occasion de voir plus de matière et de pousser plus loin qu'en sciences ordinaires. Moi, je suis contente de mon choix, car des sciences, j'en ai jamais assez!»

Même son de cloche du côté d'Adam Savard. «Ça ne me dérange pas d'étudier! , a-t-il lancé. Je trouve qu'en sciences, c'est là où j'apprends le plus que dans n'importe quel autre cours. Ça nous apporte plus.»

Des commentaires qui ont fait chaud au coeur de l'enseignante et de la technicienne. «On est émues!», a laissé tomber Mélanie Beaulieu.

L'an prochain, alors que les jeunes venus de la deuxième secondaire pourront s'inscrire à cette nouvelle option, ceux qui l'auront expérimentée cette année auront la possibilité de poursuivre leur démarche scientifique en IV et en V.

«On innove! , a soulignéMme Villiard. On est contents d'avoir pris cette initiative. Ça nous donne un plus.»

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