Daniel Ilhareguy: toujours entre deux époques

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Daniel Ilhareguy

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Qu'ont en commun les productions suivantes: L'Étrange Histoire de Benjamin Botton, Les Filles de Caleb, Rush, La Peur, 30 Vies, 19-2, Parallèle, La Théorie du K.O., Les Pays d'en Haut (2016), Chasse-Galerie: LaLégende, Race, Nitro 2 et Blue Moon? Toutes cachent un peu du Granbyen Daniel Ilhareguy.

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Des camions qui appartiennent à Daniel Ilhareguy utilisés pour le tournage du film La Peur, de Damien Odoul. Daniel y a joué le rôle d'un soldat. 

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Des camions qui appartiennent à Daniel Ilhareguy utilisés pour le tournage du film La Peur, deDamien Odoul. Daniel y a joué le rôle d'un soldat. Une des voitures louées pour le film Race, un film germano-canadien. Une Ford model T 1922.

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Daniel Ilhareguy est un ramasseux. Un trait de personnalité hérité de ses parents antiquaires. Comme il est aussi bricoleur, à tous ses artéfacts, il a décidé d'ajouter des véhicules. Ainsi, aux pots de chambre, lampes à l'huile, horloges, boîtes à bois, chaises traditionnelles et berçantes, tasses, assiettes et tables, il a ajouté des voitures, des camions et des motos. Une flotte qui compte pas moins d'une trentaine d'engins d'époque. Tout un bric-à-brac qu'il garde précieusement dans deux entrepôts de la région... et sur son terrain, à Saint-Alphonse, et dans lequel diverses productions (films et téléséries) peuvent venir piger. «J'ai56 000 affaires!», lance-t-il en riant. Et si dans sa caverne d'Ali Baba il ne trouve pas ce qu'il cherche où ce que les films et émissions de télévision ont besoin, il le fabrique.

«Je tripe fort sur mes affaires et j'en fais beaucoup», dit celui qui est connu dans la région pour ses photos aériennes à partir d'un drone et pour son rôle d'entraîneur de course à pied.

Pour la télésérie Les Pays d'en Haut mise en ondes cet hiver, Daniel a loué de nombreux objets, dont tout le nécessaire à la conception d'une cordonnerie d'époque. Dans cette histoire qui se passe dans la région deSainte-Adèle dans les années 1880, il y joue également le rôle d'un bûcheron. «Je joue dans plein d'affaires, souligne-t-il. Souvent, quand je fournis des accessoires, je joue comme figurant.»

Un rôle qui s'est installé graduellement à force d'avoir accès aux plateaux de tournage. Au fil du temps, il s'est fait des contacts dans le milieu. Connu des accessoiristes, son nom a cheminé doucement vers les agents de casting. Maintenant, quand il travaille comme fournisseur sur un projet, il envoie lui-même son porte-folio dans le but de pouvoir obtenir un petit rôle.

«C'est certain qu'en louant des accessoires à une production, ça aide», concède-t-il.

Dans le film Race, qui retrace la vie du jeune athlète noir Jesse Owens, sacré champion olympique du 200 mètres à Berlin en août 1936, il a même joué ses propres cascades. Un rêve qu'il chérissait depuis longtemps. «Quand je loue mes voitures, c'est moi qui les conduis, explique-t-il. Ce jour-là, je devais freiner alors que l'acteur principal passait juste devant moi. J'étais content, car ils doivent avoir hyper confiance en moi!» Quand une production loue plusieurs véhicules, Daniel fait appel à son équipe pour les déplacer sur les lieux de tournage.

Fait cocasse: lors du tournage du dernier X-Men, il a loué cinq scooters à la production. Un devait toutefois, selon le scénario, être complètement détruit. Dans ce genre de situation, ou encore quand un objet en location est brisé ou endommagé, la production doit en rembourser la valeur marchande. Le prix de location d'un accessoire, lui, correspond à un pourcentage de cette fameuse valeur marchande. «Quand un bris arrive, par exemple le fameux scooter, ils me redonnent les pièces. Ils ne gardent rien. Ils n'ont pas l'espace pour s'encombrer de tout ça.»

Avec ce ramassis de petits morceaux, le bricoleur donne vie à d'autres objets susceptibles de servir un jour. Après avoir conçu des corbillards, des voitures anciennes sur mesure et des camions d'armée, il travaille actuellement à la conception d'une machine à voyager dans le temps pour une émission qui devrait être mise en onde à Radio-Canada l'été prochain. «Je fouille dans de vieilles photos et images du temps pour m'inspirer», raconte Daniel, qui prend des clichés de tout ce qu'il fait presque quotidiennement.

Dans son iPad s'entassent des photos de «vieilleries» diverses, de courses à pied, de tournages faits ici et là, de squelettes de véhicules anciens en construction et de selfies croqués en compagnie d'acteurs et d'actrices d'ici. Ainsi, il prend la pose avec Laurence Leboeuf (19-2), Vincent Leclerc (Les Pays d'en Haut 2016), Karine Vanasse (Blue moon) ou Patrice Godin, avec qui il partage une passion pour la course.

Même s'il croise de grands acteurs, il n'entend pas pousser davantage vers le jeu. Ce qu'il aime par-dessus tout, c'est de se retrouver dans divers projets. La caméra, il préfère être derrière. «C'est impossible pour moi d'aller plus en profondeur que ça, insiste-t-il. Tout ce que je fais m'amène ailleurs et c'est ce que j'aime. Je me compte chanceux. Je suis vraiment privilégié et je suis conscient de la chance que j'ai.»

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