Gravir les échelons, un pas à la fois

Dominique Matthiews a fait de l'entraînement un mode... (photos Jimmy Plante)

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Dominique Matthiews a fait de l'entraînement un mode de vie.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Volonté, équilibre, patience et constance. Que vous vouliez perdre les livres en trop prises dans le temps des Fêtes, simplement garder la forme ou briser des records en entraînement physique (fitness), il n'existe pas de recette miracle. Il faut y aller graduellement, prendre son temps et changer certaines -mauvaises- habitudes alimentaires.

Dominique Matthiews est une extrémiste. Ancienne gymnaste, elle a trouvé dans l'entraînement physique rien de moins qu'un mode de vie. Aujourd'hui, elle s'entraîne plusieurs fois par semaine pour sculpter son corps en vue des compétitions de Figure fitness auxquelles elle participe au moins trois fois par année.

«Il faut être passionnée! , lance-t-elle. C'est tout un processus et ça demande beaucoup de discipline et de volonté. Il faut trouver sa motivation. Trouver ce pourquoi on veut s'entraîner.»

Athlète, mais également entraîneuse et coach en nutrition chez GoGym à Granby, Dominique reconnaît toutefois que son rythme de vie n'est pas fait pour tout le monde. Elle adapte donc son approche à chaque personne selon ses besoins, ses objectifs, sa forme physique et son état de santé. «Malheureusement, les gens veulent des résultats rapidement, regrette-t-elle. Mais il faut y aller graduellement, un pas à la fois. Les gens se découragent. Ce qu'il faut, c'est se trouver quelque chose de stimulant où on a du fun et qui donne le goût de revenir. Il faut avoir hâte de s'entraîner.»

Pour obtenir des résultats, l'entraîneuse est catégorique. D'abord, il faut prévoir au moins trois séances d'entraînement par semaine. «Les gens oublient, mais ils peuvent en faire une partie à la maison, insiste-t-elle. Pas besoin d'être toujours au gym.»

Chaque personne doit ensuite se fixer des objectifs réalistes. Mieux faut faire de petits gains un à la fois que de viser un but impossible à atteindre. «Il faut adopter de bonnes habitudes alimentaires en faisant de petits changements progressivement, dit-elle. Une fois qu'on est confortable avec une modification, on en ajoute une autre. On ne parle pas de se restreindre, simplement de faire de bons choix.»

«En mangeant bien et en faisant des exercices, tu te sens mieux, tu vois des changements, alors tu veux juste continuer!»

L'équilibre, voilà le secret, dit-elle. «Le corps est une machine, explique Dominique. Il travaille pour nous, alors si on ne lui donne pas ce dont il a besoin, il va fonctionner tout croche.»

«Je le répète, même si les gens trouvent ma réponse bien plate: l'important, c'est l'équilibre. Il faut que ça reste 'santé'.»

L'entraînement dans la peau

Dominique Matthiews ne le cache pas, elle aime la masse musculaire. Avec ses épaules, son dos, ses bras découpés et sa petite taille, elle attire les regards. Comme elle est bien dans sa peau et à l'aise avec son mode de vie, elle est loin de s'en faire avec l'image qu'elle projette. «L'important c'est d'être bien dans ce que tu fais», dit celle qui a vite gravi les échelons pour devenir professionnelle dans le domaine du fitness. Devenir championne canadienne fitness en 2013 et ainsi remporter sa carte professionnelle IFBB (International Federation BodyBuilding) l'ont propulsée au rang des pros. Depuis, elle a pris part à différentes compétitions à Toronto, en Floride et à Vancouver. L'été dernier, au SuperProShow de Vancouver, elle a décroché la cinquième position. «Je vise trois compétitions par année», dit-elle. Des compétitions qui se déroulent souvent à l'extérieur du Québec où toutes les dépenses sont aux frais de l'athlète. Chaque fois, Dominique doit débourser entre 2000$ et 3000$. «Et la plus grosse bourse tourne autour de 3000$», explique l'athlète qui, visiblement, ne met pas tous ces efforts pour l'argent. «Il faut être passionnée!», lance-t-elle. Quatre catégories s'offrent aux femmes qui se lancent dans la compétition de fitness: le bikini look, le figure fitness, le woman physik et le culturisme. Cette dernière catégorie semble en voie de disparition note toutefois l'entraîneuse. «On voit plus de femmes en Figure fitness, qui se veut plus féminin que le culturisme, explique-t-elle. En culturisme, les femmes font les mêmes figures que les hommes. Aujourd'hui, elles veulent quelque chose de plus acrobatique, des routines.»

Selon Dominique, les femmes souhaitent désormais avoir un physique plus athlétique que «squelettique». «Elles veulent des épaules, qu'on voit la ligne du ventre, dévoile-t-elle. Elles aiment avoir plus de tonus musculaire.»

Mais peu importe la motivation qui se cache derrière l'entraînement, insiste-t-elle, l'important est de le faire pour soi-même.

La prochaine compétition à laquelle Dominique prendra part aura lieu à Toronto en juin prochain.

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