Retourner à ses anciennes amours

Alain Veilleux, dit Alain V., prépare son premier... (photo Janick Marois.)

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Alain Veilleux, dit Alain V., prépare son premier album intitulé Coeur de Samourai.

photo Janick Marois.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Alain V. travaille actuellement sur son premier album. Coeur de Samouraï sera disponible aussitôt qu'il sera au goût de l'artiste. Pas question de précipiter les choses pour le maître de karaté Kyokushin. Mieux vaut prendre le temps de bien faire les choses, souligne celui qui rêve de lancer son matériel... depuis 20 ans.

«Le Samouraï n'abandonne jamais, explique Alain Veilleux. Moi, je n'ai jamais abandonné dans mon coeur.»

Alain Veilleux a fait un grand détour avant de revenir à ses premières amours, la chanson. L'homme au timbre de voix aussi chaleureux que particulier s'est tu le temps de fonder une famille et de brasser des affaires. Après une période sombre pendant laquelle son école de karaté lui a permis de garder l'équilibre, le chanteur qui sommeillait en lui a soudain eu besoin de se faire entendre. «Je me suis refait et j'ai repris là où j'étais avant», raconte le père de trois jeunes adultes.

Le reste de l'histoire qui a donné lieu à l'enregistrement de l'album, composé d'une douzaine de chansons, n'est qu'une succession de rencontres et d'événements fructueux.

D'un signe à l'autre

Dans les années 1995, Alain Veilleux était barman au Barouf, à Montréal. Là-bas, il côtoyait les membres du groupe Les Frères à cheval et un certain Paul Kunigis. À l'époque, il avait même une vidéo qui tournait pour Démoclip à MusiquePlus. «On était passionnés! , se souvient-il. Mais comme la musique n'est pas 'sécure' pour une famille, j'ai mis ça de côté. Au cours des dernières années, je sentais toutefois que quelque chose en dedans de moi me disait qu'il fallait que je retourne en studio...»

C'est un article sur son ami Paul Kunigis, publié dans La Presse en 2012, qui a agi comme bougie d'allumage. L'auteur-compositeur-interprète lançait alors l'album 1moment! «À l'époque de son groupe nommé Jeszcze Raz, Paul a écrit la chanson Bonjour Maman, que j'ai toujours cru écrite pour moi! , lance M. Veilleux. C'est le premier test que je voulais faire en studio.»

La meilleure prise a été la première et c'est elle qui figure désormais sur l'album Coeur de Samouraï. «Cette chanson touche les gens, dit-il. Avec elle, j'ai le sentiment de faire du bien. Faire du bien aux autres, il n'y a rien de plus magique.»

Quand l'idée de faire une vidéo sur Bonjour maman est venue, c'est à un de ses anciens élèves de karaté qu'Alain Veilleux a pensé, Colin Nixon, de Cowansville, alors finissant en cinéma à l'UQAM. «Son vieux sensei (maître) l'a appelé, moi un triste inconnu dans le milieu de la musique!», raconte-t-il en riant.

C'est ainsi que leur collaboration est née. Depuis, Alain V. a chanté pour un court-métrage réalisé par Colin Nixon, Jeez. Inspiré par sa chanson Coeur de Samouraï, dont les paroles sont écrites par Alain Veilleux et Paul Kunigis, Nixon a demandé au karatéka-chantant s'il pouvait l'utiliser pour en faire un petit film. Un projet auquel ont collaboré, entre autres Alain Bonnamie, Kim Trinh et Raynald Lamarre, tous bien connus dans le milieu de la boxe et des arts martiaux. Ce qui a donné lieu à de nouvelles opportunités à celui qui enseigne aussi au programme sport-étude en karaté à l'école secondaire Massey-Vanier de Cowansville depuis neuf ans.

Invité à une soirée spéciale dans l'univers des arts martiaux à laquelle participait son professeur, Raynald Lamarre, Alain Veilleux a croisé la route de Victor Thériault, avec qui il s'est vite lié d'amitié. À l'époque, M. Thériault planchait sur le concept d'une télé-réalité sur le kickboxing. Tombé sous le charme du sensei Veilleux, le promoteur, organisateur d'événements et entraîneur lui a proposé de présenter deux de ses élèves au tournoi Aisudan qui a démarré en septembre dernier. (voir autre texte).

Une rencontre qui lui permet aujourd'hui d'exploiter ses deux passions au maximum: l'entraînement du karaté et la chanson. Envoûté par la voix d'Alain V., Vic Thériault profite de la visibilité que lui permet son tournoi pour faire découvrir au public le vidéoclip de sa chanson Iceman, qui rend hommage aux guerriers. «Je n'ai jamais vécu autant de belles choses que depuis que je connais Victor Thériault!», ne cache pas le chanteur, visiblement comblé.

Marc Beaulieu a réussi à se tailler une... (photo fournie par Alain Veilleux) - image 2.0

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Marc Beaulieu a réussi à se tailler une place pour la compétition du 22 février du tournoi Aisudan.

photo fournie par Alain Veilleux

Quand deux passionnés se rencontrent

Dans son école comme dans le programme sport-étude qu'il a mis sur pied, Alain Veilleux se concentre sur le karaté. Plus précisément le style et la philosophie Kyokushin. Dans ses cours, il n'y a pas plus de kickboxing que de saut à la perche. Mais quand son ami Victor Thériault lui a demandé s'il avait dans ses rangs un guerrier capable de combattre dans un tournoi où sera nommé le prochain Iceman, le sensei a répondu par l'affirmative. Depuis septembre, deux karatékas de Cowansville font partie de l'aventure Aisudan La ceinture noire en sports de combat, une télé-réalité sur le kickboxing qui sera diffusée dès le 15 février sur les ondes de TVA Sports 2. Qui sait, celui qui prendra la relève de Jean-Yves Thériault, dit «l'homme de glace», se cache peut-être dans Brome-Missisquoi...

«Il me fait vivre plein d'affaires», lance Alain Veilleux, assis aux côtés de son nouvel ami, Victor Thériault, le frère du légendaire kickboxeur québécois, Jean-Yves Thériault (voir autre texte). C'est que tout s'enchaîne à une vitesse folle depuis leur rencontre.

À la recherche d'un nouvel Iceman

Promoteur, organisateur d'événements, entraîneur et passionné d'arts martiaux Vic Thériault a, un jour, été approché par la direction du Casino de Montréal, qui venait alors de se refaire une beauté, pour développer un événement qui y attirerait une clientèle plus jeune. «Moi, j'aime faire la promotion du kickboxing!», insiste avec fougue l'homme de 59 ans qui, entre autres choses, a l'honneur d'être l'un des entraîneurs de Georges St-Pierre, spécialiste des arts martiaux mixtes (MMA) et ancien champion du monde des poids mi-moyens de l'Ultimate Fighting Championship (UFC).

C'est ainsi qu'il a eu l'idée, avec son ami le réalisateur Peter George, de créer le tournoi Aisudan, une compétition de haut niveau qui vise la découverte de nouveaux talents en kickboxing. Le but? Trouver celui ou celle qui prendra la relève de Jean-Yves Thériault, dit Iceman. Thériault a été champion du monde de kickboxing 23 fois entre les années 1980 et 1990, n'affichant aucune défaite pendant 13 années de suite.

«C'est le premier concept du genre So you think you can fight! , dit Vic Thériault, tout sourire. Là, le karaté affronte le taekwondo. Le kickboxing, le karaté, etc.» Pour ce faire, Jean-Yves Thériault lui-même a fait le tour des écoles d'arts martiaux et gyms du Québec pour dénicher les meilleurs guerriers. Certains viennent même des États-Unis, de l'Irlande et de l'Afrique du Sud.

Guerriers cowansvillois

Formés en karaté Kyokushin par Alain Veilleux, Antoine Rodrigue et Marc Beaulieu, ont été entraînés pour prendre part au tournoi et, du coup, faire partie des athlètes qui donneront vie à la télé-réalité, la quête pour l'Aisudan. Des qualifications ont eu lieu de septembre à décembre. Marc Beaulieu a réussi à se tailler une place pour la compétition du 22 février. Une autre aura lieu le 21 mars.

Dans le cadre de l'émission qui sera présentée en rafale dès la mi-février, trois juges seront à l'oeuvre. Alain Moussi, acteur et cascadeur qui jouera prochainement aux côtés de Jean-Claude Van Damme et Georges St-Pierre dans le film Kickboxer: Vengeance, André Gilbert, qui a développé le karaté Kyokushinkai au Canada, et Michel Labonté, intronisé au Temple de la renommée des ceintures noires en mai dernier, agiront à titre de juges, chacun jouant un rôle bien précis. Leurs commentaires serviront à faire des combattants des professionnels un jour, note Vic Thériault.

«C'est l'élite de plusieurs écoles qui se trouve là, souligne Alain Veilleux, le premier surpris de la tournure des événements. C'est une belle visibilité pour nous.»

Celui ou celle qui sera sacré prochain Iceman remportera un voyage en République dominicaine et un entraînement privé en compagnie de Charles Poliquin, expert et référence mondiale dans le domaine de la préparation physique. M. Poliquin a, à ce jour, formé une quinzaine d'athlètes olympiques.

Victor Thériault est déjà en pourparlers pour reprendre le concept Aisudan à Belfast, en Irlande, et en Chine.

Chose certaine, l'expérience sera reprise au Québec dès septembre prochain.

Victor Thériault, un passionné des arts martiaux et... (photo tirée de facebook) - image 3.0

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Victor Thériault, un passionné des arts martiaux et des gens qui lespratiquent. 

photo tirée de facebook

Vic Thériault: l'homme de coeur

Il entraîne Georges St-Pierre. Chuck Norris est son ami. Son frère Jean-Yves est une légende. Malgré le fait qu'une partie de sa vie soit très jet set, Victor Thériault demeure un homme fort simple, près des vraies valeurs. «C'est un homme de coeur», insiste Alain Veilleux, qui le connaît pourtant depuis peu.

«Moi, ce que j'aime, c'est la réaction du public, que les gens aient du fun, raconte tout bonnement le promoteur, organisateur d'événements et entraîneur de 59 ans. J'aime les arts martiaux!»

Une passion pour une discipline qui lui fait aimer, admirer et respecter les gens, hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes qui la pratiquent. Après avoir été l'homme de coin de son frère Jean-Yves, Victor a travaillé à lui former une relève. Lui-même ceinture noire en karaté,Victor Thériault a toujours, de près ou de loin, gravité dans le monde des arts martiaux. C'est d'ailleurs lui qui a donné naissance aux combats ultimes au Québec. «Même si je n'aime pas les combats ultimes!», avoue-t-il.

C'est que le père de famille craint les blessures qui suivent la plupart du temps ce genre de combat. Surtout les commotions cérébrales. D'ailleurs, il milite depuis plusieurs années pour le développement d'un protecteur buccal qui limiterait grandement les conséquences d'une commotion. «C'est une mission de vie, dit celui qui en a mis un sur le marché, le Brain Pad. Je veux faire diminuer le nombre de commotions cérébrales au Québec.»

M. Thériault travaille actuellement en étroite collaboration avec un neurochirurgien pédiatrique du CHU Sainte-Justine pour arriver à concrétiser son rêve.

Un fan

Et preuve que Vic Thériault aime les arts martiaux, il parle d'un jeune karatéka de 10 ans qui commence avec la même lueur dans les yeux que lorsqu'il parle des exploits de son frère Jean-Yves ou des entraînements qu'il fait avec Georges St-Pierre. M. Thériault admire les guerriers qui pratiquent leur discipline dans le respect des arts martiaux. «Georges St-Pierre pourrait me casser en deux en trois secondes, lance-t-il. C'est un maniaque de l'entraînement, une éponge. C'est un grand honneur pour moi de pouvoir l'entraîner. Il m'a remis en forme! Je suis un grand fan.»

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