Un deuxième Noël loin du Québec

Charles, Denise et leurs enfants au Nicaragua.... (Photo fournie par Denise Blanchard)

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Charles, Denise et leurs enfants au Nicaragua.

Photo fournie par Denise Blanchard

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Après 18 mois à sillonner l'Amérique du Sud à vélo, les globe-trotteurs granbyens Charles Coderre et Denise Blanchard ont pris une petite pause dans le temps des Fêtes, question de se réunir en famille. Une occasion de donner un nouvel élan à leur périple de deux ans tout en se remémorant les moments forts de leur vie de nomades. Voici une lettre que le duo a fait parvenir à l'hebdo Le Plus, qui son odysséedepuis le début.

Partir à l'aventure implique de laisser derrière soi bien plus qu'un lieu physique, une ville ou une maison. On s'éloigne aussi de la famille et des amis. Même si on reste en contact grâce à Internet, comme voyageurs au long cours, ce qui nous manque le plus, c'est de pouvoir serrer ceux qu'on aime dans nos bras. Il y a également les inquiétudes au sujet de nos proches malades, les amis qui affrontent des épreuves. On se sent parfois bien loin, surtout lors des Fêtes, période de rassemblement par excellence. C'est ce que nous avions ressenti l'an dernier au Chili...

Quand nous sommes partis du Québec, nos deux grands enfants avaient vaguement lancé l'idée de venir nous rejoindre un jour. Un projet qui s'est concrétisé à Noël 2015.

Nous avons réussi à organiser un séjour de dix jours à Granada, au Nicaragua. Ça a été un bonheur incroyable de les accueillir, d'autant plus que pratiquement au même moment, nous apprenions le décès de Pierre, le frère de Denise, après une longue lutte contre le cancer. Quel réconfort d'avoir nos enfants près de nous dans ce moment difficile.

Malgré la peine qui nous accablait, nous avons célébré la Navidad en famille, réunis dans une belle maison coloniale typiquement nicaraguayenne. Vous connaissez l'expression: «À Rome, il faut faire comme les Romains!» Eh bien ici, au Nicaragua, nous avons fait comme les Nicos!

Nous sommes donc allés au marché acheter des feux d'artifice et des pétards de tout genre. Munis d'un bon stock de petites bombes, nous avons participé à la gigantesque pétarade qui embrase le ciel de Granada la nuit de Noël. Le frère de Denise aurait bien aimé, lui qui disait souvent The show must go on! face aux petits travers de la vie.

Bien sûr, nous en avons aussi profité pour faire du tourisme en famille. Les excursions se sont succédées, pour le plus grand plaisir des enfants, curieux de découvrir un peu le Nicaragua. Leur dire au revoir après dix jours n'a pas été facile, mais nous les retrouverons bientôt, car nous rentrerons au Québec en juin prochain.

Lors des six derniers mois sur la route, nous avons vécu plusieurs péripéties. D'abord, nous sommes passés du climat hivernal des hautes Andes à la chaleur tropicale de l'Amérique Centrale. Tempête de neige au Pérou en juillet, canicule à plus de 40 degrés Celsius au Nicaragua en décembre, etc. Faut être fait forts! La nature s'est aussi évertuée à nous jouer des tours: éruption du Cotopaxi en Équateur, saison des pluies qui s'étire au Costa Rica.

Un des moments les plus mémorables restera toutefois notre aventure sur la péninsule de Nicoya, au Costa Rica. Au menu, du vélo sur des routes défoncées, sur des plages, des montées et des descentes épiques, mais surtout, trois traversées de rivières à gué avec une petite crainte qu'un crocodile égaré nous attaque!

Il y a aussi, bien sûr, de belles rencontres. Comme Marcos Lema, un Équatorien de Peguche, grand amateur de vélo. Un homme passionnant quand il parle de sa culture. Quant aux autres cyclovoyageurs rencontrés, nous avons beaucoup apprécié partager la route avec deux jeunes Torontois, Dang et Dean, lors de notre séjour sur l'île d'Ometepe, au Nicaragua. Même s'ils ont la moitié de notre âge (Ehoui! des fois on se sent vieux), nous avons tout de suite sympathisé. Passion commune: l'aventure à vélo!

Nous amorcerons l'année2016 au Salvador. Notre première étape sera chez un hôte Warmshower salvadorien qui a vécu une dizaine d'années au Québec.

Belle façon d'apprivoiser un nouveau pays, n'est-ce pas?

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