Décor de Noël féerique: quand les lutins s'en mêlent

Nicole Giard et Jacques Demers se passionnent pour... (photos Alain Dion)

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Nicole Giard et Jacques Demers se passionnent pour les lutins de Noël. Pour les plus tranquilles. Ceux qui jouent des tours, ils les laissent à d'autres, car avec une soixantaine dans son salon, le couple aurait de la broue dans le toupet.

photos Alain Dion

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Chez Jacques Demers et Nicole Giard, les lutins sont des anges. Les «haïssables», ceux qui s'amusent à mettre la maison sens dessus dessous, ils les laissent aux autres. Et pour cause. S'il fallait que la soixantaine de petits bonshommes espiègles qui ornent son salon s'activent une fois la nuit tombée, le couple en aurait jusqu'à Pâques pour tout ramasser...

Un coup de foudre. Voilà ce qui explique la passion des sexagénaires pour les lutins de Noël. Partis acheter un bouquet de fleurs il y a trois ans environ, Jacques et sa femme sont tombés amoureux d'un grand lutin en attente d'adoption chez le fleuriste. Au coût de 550 $, c'est le premier à avoir mis les pieds dans leur demeure de la rue Mailloux. Au fil des ans, plus de 50 autres ont suivi, dont plusieurs lutins de collection valant entre 100 et 150 $.

«Le gros», comme le surnomme affectueusement Jacques, tient une coupe dans une main et une bouteille de vin dans l'autre. «On leur trouve tous quelque chose à faire!», explique Nicole, aussi passionnée de ces personnages magiques que son mari. Elle donne les idées et lui bricole. Dans leur salon de 13 pieds par 14, tout un pan de mur accueille des lutins de différentes tailles. Certains glissent, d'autres patinent, font du ski, un bonhomme de neige ou de la raquette. Dans un coin certains jouent de la musique. Dans un autre, un groupe cuisine dans une vraie petite cuisinette. À côté, des lutines prennent le thé, d'autres lisent.

«Si le lutin nous frappe dans l'oeil, on l'achète», tranche Jacques, qui a toujours mis beaucoup de temps sur l'élaboration de ses décorations de Noël. Avant la folie des lutins coquins, l'ancien coffreur se concentrait sur son «village de Noël» composé de nombreuses petites maisons illuminées. Pour que tout soit en place pour le temps des Fêtes, M. Demers se lance normalement dans la confection de ses décorations avant l'Halloween. Minutieux, il se fait un devoir que tout soit parfait, et ce, dans les moindres détails. Juste pour le dosseret de la petite cuisine, le bricoleur s'y est pris à trois reprises pour atteindre le niveau de qualité qu'il cherchait.

«Souvent, ce sont des idées des filles, Sandra (sa fille), et Océanne (sa petite-fille), raconte M. Demers. Elles m'aident. Elles magasinent! Souvent ma fille m'appelle pour me dire qu'elle a vu quelque chose.»

Jacques et Nicole sont allés jusqu'à Rimouski, Shawinigan et Rivière-du-Loup pour dénicher des lutins uniques. «Une fois, on s'est rendus malades à la boutique Noël Éternel, à Montréal, raconte Jacques en riant. Il ne faut pas aller là! Là-bas, c'est Noël 12 mois par année. Sur tout un mur, il n'y a que des lutins.»

Un baume

S'il aime bricoler, Jacques met ses lutins en scène surtout pour faire du bien à sa femme. Nicole, 66 ans, lutte contre une forme rare de cancer. De voir ainsi les petits personnages joyeux et colorés égayer sa maison, met un baume sur sa maladie. «Ça me fait du bien, dit-elle d'une voix douce. Ça me met dans l'esprit des Fêtes.»

Et lors des journées plus difficiles pour le moral, Jacques la traîne dans les magasins pour une course aux lutins. «Et on retombe en enfance!», dit-il, joyeux.

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