Simulation d'exploration du sol martien: Michel Valiquette aux premières loges

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Sur cette photo, Chris Langley, Tom Lamarche, Michel Valiquette et David Gingras.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Les activités spatiales ont toujours fasciné les gens. Piqué leur curiosité. Pas surprenant alors que plusieurs s'exclament ou se lancent dans un interrogatoire quand Michel Valiquette, Granbyen d'adoption, leur dévoile qu'il travaille à l'Agence spatiale canadienne (l'ASC). En novembre, il a participé à un déploiement dans le désert de l'Utah dans le cadre d'une simulation d'exploration du sol martien opérée en collaboration avec l'Université Western. Une expérience hors de l'ordinaire pour ce technicien en électronique atterri à l'ASC par un heureux concours de circonstances.

L'univers de l'électronique est une affaire de famille chez les Valiquette. Comme son père et son oncle travaillaient dans le domaine, Michel a décidé de suivre leurs traces en s'inscrivant à la technique électronique offerte au Collège Montmorency.

À sa sortie de l'école, il a oeuvré comme installateur de systèmes informatiques pour une entreprise de logiciels québécoise spécialisée dans le domaine municipal.

Ensuite, il a occupé le poste d'installateur pour une compagnie qui fabrique un logiciel destiné aux bibliothèques et centres de documentation. Le Mascouchois d'origine s'est retrouvé à l'ASC après avoir été appelé à y mettre à jour certains systèmes. «Ce jour-là, j'ai fait face à un paquet de problèmes, raconte-t-il. Rien ne marchait! L'homme qui m'escortait m'a vu me débrouiller et c'est là qu'il m'a dit que l'Agence cherchait quelqu'un depuis six mois. Il m'a suggéré de donner mon nom.»

Michel Valiquette est convaincu qu'à l'époque, son expérience sur le système d'exploitation Linux a également joué en sa faveur. Depuis 1999, il travaille donc comme administrateur de systèmes pour l'ASC, située à Saint-Hubert. Avec les membres de son équipe, il veille au bon fonctionnement de l'infrastructure informatique du Centre de contrôle de l'Agence. «Faut que ça roule! , lance-t-il. Tout doit être à jour et sécuritaire. On supporte tout le parc informatique.»

«Ça ne peut pas arrêter (de fonctionner), poursuit-il. Par exemple, quand le bras canadien bouge, il n'y a aucune place à l'erreur.» Le Canadarm2 est un bras robotique de 17 mètres relié à la Station spatiale internationale (ISS). Il représente l'élément central de la contribution du Canada à la station spatiale. Celui-ci garantit aux scientifiques canadiens un accès aux ressources de ce laboratoire orbital international. Et comme le Canadarm2 est la propriété de l'ASC, quand il est mis à contribution, les employés de l'Agence doivent mettre la main à la pâte.

Simulation

Récemment, Michel Valiquette a participé à une simulation de mission sur mars en compagnie de deux ingénieurs de l'ASC. À partir du Centre des opérations scientifiques de l'Université Western, des étudiants étaient responsables de planifier les opérations quotidiennes d'un rover scientifique d'exploration martienne (MESR) de l'Agence. Celui-ci se trouve dans le désert de l'Utah, un lieu qui possède des caractéristiques géologiques semblables à celles qu'on retrouve sur Mars. Il est téléguidé par des roboticiens au siège social de l'ASC. «Moi, j'étais là pour assurer la communication entre le rover et l'Agence, explique l'administrateur de systèmes. Pour voir à ce que tout soit fonctionnel.»

Les ingénieurs veillaient au bon fonctionnement du rover et les futurs scientifiques, de leur côté, cherchaient des sites d'intérêt à l'aide de photos prises par les caméras du rover. Par la suite, les opérateurs devaient déplacer le rover afin de prélever des échantillons de roche, tout en respectant les contraintes de collecte et de transfert des données, d'énergie et de temps de l'engin, entre autres.

«Ce sont les scientifiques qui ont le dernier mot», insiste le père de quatre enfants, heureux de pouvoir prendre part à ce genre d'expérience.

Là-bas, le décor dans lequel les hommes travaillaient semblait tout droit sorti d'un film de Star Wars. Situés à environ 1300 mètres d'altitude où les températures oscillaient entre 10° Celsius le jour et environ -10° la nuit, ils devaient monter le matériel le matin pour ensuite le ranger le soir venu. «Les vents et les changements de température, c'est dur sur le matériel», fait-il remarquer.

Le tout en prenant en considération les deux heures de décalage avec l'heure normale de l'Est. «Pour des raisons de sécurité, nous étions toujours deux sur le site», dit-il. Avant de se rendre dans le désert de l'Utah, Michel Valiquette avait participé à des simulations préparatoires dans une carrière à Saint-Alphonse-de-Granby.

«Je suis chanceux de travailler à l'Agence, se réjouit-il. C'est tellement intéressant. Ils nous font confiance. Ils ont toujours de nouveaux projets. C'est motivant, captivant et stimulant. En plus, je sais que tout ça va donner quelque chose au bout du compte.»

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