Défi perte de poids: enfin des résultats

Nancy Bouthiette, l'entraîneuse Manon Jacob, Amilie Morin, Geneviève... (Photo Alain Dion)

Agrandir

Nancy Bouthiette, l'entraîneuse Manon Jacob, Amilie Morin, Geneviève Desroches et, à l'avant, Julie Boulanger.Ensemble, elles relèvent le défi perte de poids, qui n'est pas une mince affaire...

Photo Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Manon Jacob est une femme forte. Une qualité qui n'a rien à voir avec la fonte qu'elle pousse en vue d'une compétition de fitness en 2016. Conseillère en alimentation sportive et entraîneuse de groupe, elle soutient actuellement 25 femmes souffrant d'embonpoint qui ont entrepris de relever un défi de perte de poids. Un dépassement de soi qui se soldera par un gala le samedi 5 décembre. Une soirée qui risque d'être costaude en émotions, car jusqu'à maintenant, ensemble et en moins de12 semaines, elles ont perdu plus de 400 livres.

La recette pour perdre du poids est fort simple, explique Manon Jacob. Quatre-vingt pour cent s'explique par l'alimentation, dix par l'activité physique et dix «par le mental», insiste celle qui oeuvre dans le monde de l'entraînement sportif depuis plus de 20 ans. «Il faut que tu motives ton mental à changer tes habitudes de vie, souligne celle qui met en pratique ce qu'elle enseigne. Tout part de là. Si tu es prête (à faire les efforts) et que tu es soutenue, ça va marcher.»

Motivée à aider ces femmes qui ont souvent tout tenté pour maigrir, Manon a décidé de relancer le défi perte de poids déjà expérimenté dans le passé. Un appel sur Facebook a suffi pour trouver les participantes de la première cuvée granbyenne. Depuis septembre, toutes s'entraînent au moins une fois par semaine et suivent un plan alimentaire précis. Si elles ont des questions, des inquiétudes, des remarques, des commentaires, des rages de sucre ou des émotions à extérioriser, leur entraîneuse est toujours disponible. Jour et nuit. En semaine comme les week-ends. Même en vacances, Manon Jacob répond à ses courriels.

«On a tous besoin d'un coach, dit celle qui a surmonté un cancer de l'utérus. Ce défi leur demande une discipline énorme. Elles travaillent fort. L'embonpoint vient, à 99%, d'émotions non gérées. Moi, je les aide à gérer ces bibittes et je les amène à être autonomes.»

«Elles ont besoin de tapes dans le dos et de se faire dire qu'elles sont hot, poursuit-elle. Je suis fière d'elles. Elles ont besoin de se sentir accompagnées et soutenues. C'est mon 'donner au suivant'!»

«Elle est hyper disponible», se réjouit Nancy Bouthiette, 45 ans et mère de deux ados. Au début du défi, Nancy pesait 210 livres. Au moment de l'entrevue, elle en avait perdu 19.

«Elle est toujours présente pour nous, renchérit Geneviève Desroches, 34 ans, aussi mère de deux jeunes enfants. Pour Geneviève, et c'est ainsi depuis l'enfance, il n'y avait jamais rien de trop sucré. «Mais il fallait que ça s'arrête», insiste celle qui a atteint 304 livres sur le pèse-personne. Un chiffre insupportable pour elle. En 10 semaines, elle a perdu52 livres. Son but est de se libérer de 100 au total. Une lourde tâche qu'elle sait ne pas pouvoir accomplir seule. «Ma fille a mes gênes, raconte-t-elle. Je sais très bien vers où elle s'en va, alors je veux changer le cours de son histoire. Je veux leur enseigner (aux enfants) à prendre soin d'eux.»

Depuis septembre, elle comme ses coéquipières n'ont pas failli à la tâche. «Je n'ai même pas eu l'intention, révèle-t-elle. Ça amène tellement de prises de conscience, même si je savais très bien que ça ne ferait pas du bien!»

Pleurs et sueurs

C'est que les changements se font bien au-delà de l'aspect physique pour les participantes. Toutes les femmes rencontrées chez Manon Jacob ont, un jour ou l'autre au cours des dernières semaines, pleuré leur vie. «Quand le mental est libéré, on voit des résultats, fait remarquer Amilie Morin,29 ans. Quand ça va bien dans ta tête, tout va bien.» Amilie, comme bien d'autres, a tout essayé pour mettre un terme à son embonpoint. Malgré tout, jamais elle n'a été bien dans sa peau. «J'ai décidé de m'inscrire pour relever un défi personnel, dit-elle. Pour me prouver à moi-même. Oui, c'est difficile, mais le groupe, c'est une thérapie. C'est devenu comme une deuxième famille.»

De 255 livres, Amilie est passée à 245 en dix semaines. Pour se motiver, elle s'est donné comme objectif de participer à quatre courses en 2016. «Je sais que je suis capable de l'atteindre», souligne-t-elle.

Pour Julie Boulanger, 36 ans, la rencontre avec Manon Jacob a ramené à la surface la confiance qu'elle avait perdue. Elle qui pesait 100 livres à l'âge de neuf ans se croyait heureuse et bien dans sa peau malgré son surplus de poids. Mais sa condition lui créant divers malaises physiques, elle n'a eu d'autre choix que de se prendre en main. Aujourd'hui, elle est radieuse, ce qui a eu des répercussions heureuses sur son couple et dans sa vie familiale en général.

«Oui on dégage, tranche Geneviève avec conviction. Moi, maintenant, je regarde en haut quand je marche!»

Retrouvez plus de détails dans notre copie papier.

Abonnez-vous gratuitement au : http://ofsys.com/T/OFC4/CP/1075/ZXnv5XjM/OF/Inscription.ofsys

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer