Accros au crochet

Clothilde Buhrel, Julie Prud'Homme, Louise Beauchemin, Kim Lam... (photos Julie Catudal)

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Clothilde Buhrel, Julie Prud'Homme, Louise Beauchemin, Kim Lam et Chrystine Bourgault font partie des Crocheteuses Rock (Crocheteuses Anonymes). Leur passion: le crochet.

photos Julie Catudal

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Autour de la table Julie, Louise, Chrystine, Clothilde et Kim jasent devant leur tasse de thé fumant et des plats de grignotines. Elles parlent de Sophie. Elle est si belle et tant aimée. Tout le monde l'admire. Tous la veulent. À les écouter, on jurerait qu'elles papotent au sujet d'une amie. Non. Sophie (Universe) est un patron pour le crochet! C'est qu'au sein des Crocheteuses Rock, ce loisir créatif frôle la dépendance...

Une salle d'attente, un long trajet en voiture côté passager, une lumière rouge, tous ces bouts de moment suspendus dans le temps sont propices au crochet pour les Crocheteuses Rock/Crocheteuses Anonymes, un groupe formé autour d'une passion commune et de balles de laine colorées.

C'est Julie Prud'Homme, artiste dans l'âme, qui a assemblé les premières bribes du regroupement. C'est d'ailleurs dans sa cuisine que chaque mercredi, depuis des mois déjà, les accros au crochet se rencontrent.

«Moi, je voulais crocheter dans'vie, lance Julie la bricoleuse. Je suis allée sur YouTube pour voir comment faire. Je suis devenue bonne vite et complètement accro! J'ai appris et j'ai voulu ensuite transmettre. D'où le groupe. Même le samedi j'ouvre la cabane!»

C'est ainsi que Louise Beauchemin - surnommée la «Master», car elle sait teindre la laine, la filer, la crocheter et tricoter -, Chrystine Bourgault, Clothilde Buhrel et Kim Lam se sont greffées au groupe ouvert à toutes femmes qui souhaitent découvrir le crochet, partager sur le sujet et sur bien d'autres également...

«Crocheter ou tricoter, ça me fait du bien souligne Louise, mère de trois enfants. Tu suis ton patron, tu comptes tes mailles. C'est très méditatif. Ça me centre.»

En plus du sentiment d'accomplissement que lui permet le crochet, Julie, de son côté, avoue que cet art moyenâgeux lui «calme le hamster». «Avec ça, j'arrête de penser un peu», dit-elle.

Comme le crochet demande très peu de matériel, toutes les crocheteuses s'entendent pour dire que ce passe-temps peut se pratiquer n'importe où et n'importe quand. Le bonheur. Par exemple, contrairement à la peinture ou à la couture, inutile désormais de se couper du monde pour s'adonner à sa passion. «Je peux satisfaire ma créativité, tout en étant avec mon chum et mes enfants», souligne Julie. D'ailleurs, elle tient à remercier son conjoint, Bruno Larouche, qu'elle définit comme la«Violette» du groupe de crocheteuses. Les mercredis, voire à la semaine longue, il les supporte dans leur folie. Il est d'ailleurs le seul homme du regroupement actif sur Facebook (Les crocheteuses rock).

«Moi, quand je commence un projet, je dois le finir. C'est plus fort que moi», confesse Kim Lam. Au lendemain d'une rencontre des Crocheteuses Rock, il n'est pas rare qu'elle affiche sur la page Facebook du groupe la photo d'un foulard et d'une tuque crochetés pour son fils dans la nuit. Au début, elle pouvait passer15 heures par semaine sur un projet, en plus de son emploi à temps plein. «J'arrêtais pas! , lance-t-elle en riant. C'était fou.»

Une drogue, c'est ainsi que Chrystine décrit le crochet. «Je m'y mets dès que j'ai un temps libre», lance la maman qui mène plusieurs créations de front, histoire d'avoir toujours un projet à portée de main. C'est d'ailleurs elle qui s'est lancé le défi colossal de crocheter une «Sophie» pour s'en faire un couvre-lit... king. Si elle le pouvait, la costumière de formation s'adonnerait au crochet à temps plein. «Tu peux faire tellement d'affaires avec le crochet, note-t-elle. Juste la page Facebook de Ravelry, c'est débile! C'est super bien fait.»

Tout y est. En jetant un oeil sur les projets de Louise Beauchemin, on apprend, par exemple, qu'au terme des 36 réalisationsqu'elle a affichées, elle a utilisé 20 952 verges de laine! «Tu peux perdre ta vie sur ce site!», prévient-elle toutefois.

Le crochet est un art relativement facile à maîtriser, disent les crocheteuses. Il demande de la patience, une bonne dextérité, de la créativité et de la persévérance. «Et une bonne lumière! , insiste Clothilde.

«En plus, avec le crochet, tu développes ton anglais!», lance Julie, tout en crochetant.

Devinez ce qu'il y aura sous le sapin des familles Prud'homme, Bourgault, Buhrel, Beauchemim et Lam cette année?

Des bouts de laine colorée assemblés avec amour. 

Retrouvez plus de détails dans notre copie papier.

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