Randonnée Sears à vélo: l'objectif atteint

Mario Ferland, Hélène Tremblay et Claude Paré forment... (Photo Janick Marois)

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Mario Ferland, Hélène Tremblay et Claude Paré forment le seul trio québécois de la randonnée Sears à vélo contre le cancer, à laquelle se sont aussi joints une trentaine d'autres cyclistes originaires de sept provinces canadiennes.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Hélène Tremblay et Claude Paré sont revenus transformés de leur leur traversée du Canada à vélo au profit des enfants atteints d'un cancer. Un défi qui met à la fois le corps, l'esprit et le coeur à l'épreuve.

L'homme d'affaires de l'Ancienne-Lorette Mario Ferland, qui les a invités à prendre part à l'aventure, complète le seul trio québécois de la Randonnée Sears à vélo contre le cancer, à laquelle se sont aussi joints une trentaine d'autres cyclistes originaires de sept provinces canadiennes. 

Une grande complicité a rapidement lié les participants au défi, réunis à Vancouver quelques jours avant le grand départ. «L'esprit d'équipe qui se forme entre les cyclistes, c'est impressionnant», commente M. Ferland, qui en était à sa deuxième participation à la randonnée.

«Ce n'est pas une course: on part de Vancouver tous ensemble, et on doit tous arriver à Halifax en même temps. Alors, on s'est vraiment entraidés», complèteMme Tremblay.

Entre le moment où ils ont symboliquement trempé la roue arrière de leur vélo dans le Pacifique, à Vancouver, et celui où ils ont plutôt mouillé la roue avant dans l'Atlantique, à Halifax, les cyclistes ont parcouru plus ou moins 3000 km en trois semaines, le tout réparti en 17 étapes. Des sorties quotidiennes de six à six heures et demie, beau temps, mauvais temps. «On roulait de 150 à 190 kilomètres chaque jour, explique M. Paré, qui a affronté cinq crevaisons entre Vancouver et le Manitoba. Sauf Mario qui en faisait à peu près 200 km!»

Douleur et émotion

Selon M. Paré, chaque cycliste a vécu son expérience d'une manière lui étant propre. Mais les heures investies et les centaines de kilomètres de vélo parcourus au cours de l'année - le couple a pédalé pas moins de 9000 km en vue du défi - ne les avait pas préparés à toutes les facettes de l'aventure.«Je pense que pour l'entraînement, on avait la bonne recette. On était prêts, du moins pour la partie physique. Parce que pour la partie émotive, on n'était pas prêts du tout!»

Le groupe a visité cinq hôpitaux du Canada où ils ont pu rencontrer des enfants malades, leurs familles et le personnel qui se dévoue chaque jour à faire sourire ceux qui sont trop jeunes pour connaître la maladie. «C'est vraiment touchant. On réalise vraiment pourquoi on fait ça», ajoute le père de famille.

«Partout où on arrêtait, même si c'était seulement pour le ravitaillement, il y avait toujours plein de gens qui nous remerciaient de faire ce qu'on faisait. On était traités comme des héros, mais nous, on ne le voyait pas comme ça. Ce n'était pas notre intention; on ne faisait pas la randonnée pour ça», renchérit-il.

De plus, sept membres du peloton et plusieurs bénévoles avaient eux-mêmes un enfant ayant survécu ou succombé au cancer. Ainsi, chaque jour de randonnée était dédiée spécifiquement à un de ces enfants, à qui on rendait hommage avant de repartir vers un nouveau point de relais. «On commençait la journée en pleurant parce que c'était émouvant, et on la finissait aussi en pleurant parce qu'on était fatigués!» raconte Mme Tremblay.

Un passage au mémorial de Terry Fox, à Thunder Bay, a donné lieu à une rencontre poignante avec la famille du coureur, lui-même décédé d'un cancer infantile.

Faire connaître la cause

À eux trois, les Québécois ont amassé plus de 80 000$ pour la cause des enfants atteints d'un cancer, dépassant donc leur objectif initial de 75 000$. La collecte de dons s'est, pour sa part, conclue dimanche. Plus de1,5 million de dollars ont été réunis, un record pour l'événement dont 100% des recettes sont versées à la recherche, le soutien aux familles, dans les soins et les frais de voyage.

«Plus ça avance, plus le vélo devient secondaire, note M. Paré. On a atteint notre objectif financier, mais il faut maintenant faire connaître l'événement.»

En plus de faire leur part pour une bonne cause, l'expérience a apporté au couple de Roxtonnais quelques leçons de vie. «J'ai compris que quand on se fixe un objectif personnel, tout est faisable dans la vie, expliqueMme Tremblay. Au début, je ne croyais pas être capable de traverser le Canada en vélo. On a tendance à se mettre des barrières, mais on est tous capables de faire de grandes choses si on le veut vraiment.»

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