Jardins collectifs: un été d'abondance

Nicole Laverrière, directrice générale de la Ferme Héritage... (photo Alain Dion)

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Nicole Laverrière, directrice générale de la Ferme Héritage Miner, et Manon St-Louis, présidente, avaient de très bonnes nouvelles à annoncer sur les récoltes 2015.

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Malgré une météo en dents de scie cet été, les jardins collectifs de Granby et Waterloo ont connu une saison abondante. Tellement que les jardiniers ont vu leur production de fruits et légumes tripler cette année comparativement à l'an dernier. Un phénomène qui réjouit la Ferme Héritage Miner, qui chapeaute le projet, aidée de nombreux organismes de la région.

C'est le Groupe Actions Solutions Pauvreté (GASP) qui, il y a deux ans dans le cadre du Plan d'Action régional en solidarité et inclusion sociale (PARSIS) avec différentes organisations, a instauré le projet des jardins collectifs pour lutter contre la pauvreté et l'insécurité sociale. Ainsi, avec la Ferme Héritage Miner et d'autres acteurs communautaires, des jardins ont vu le jour en deux ans à l'église Notre-Dame, au parc Richelieu et au Centre communautaireSt-Benoit de Granby, ainsi qu'à l'OMH et à la Maison des Jeunes l'Exit de Waterloo.

«Cette année, c'est extraordinaire ce que nous avons comme résultats, a souligné Manon St-Louis, présidente du conseil d'administration de la Ferme Héritage Miner en conférence de presse. Les jardiniers ont fait beaucoup de travail.»

Des 275 kilos de fruits et légumes récoltés l'an dernier, ceux-ci en ont produit 700 cette année. «Nous avons eu une fin d'été exceptionnelle!», a ajouté Mme St-Louis.

Un projet qui, en plus de fournir près d'une tonne de produits frais à la Banque alimentaire SOS Dépannage Moisson Granby, provoque des retombées souvent invisibles dans la communauté. Par exemple, des gens ont ainsi pu apprendre les rudiments du jardinage et comprendre d'où viennent les aliments que l'on retrouve en épicerie. «Certains ont découvert de nouveaux légumes, a fait remarquer Manon St-Louis. La Ferme a aussi permis un support pédagogique aux enfants inscrits dans les camps estivaux.»

Le tout a également servi à renforcer l'image de Granby comme étant une ville verte et nourricière, ajoute la présidente. Grâce à ce projet. Granby fait d'ailleurs partie des 72 villes du monde à proposer une initiative originale qui favorise une approche durable et locale en mettant l'alimentation au coeur de sa collectivité. Une démarche soulignée par l'organisation d'intérêt public Vivre en ville.

Le succès connu cette année dans les jardins collectifs de la région, Nicole Laverrière, directrice générale de la Ferme Héritage Miner, a tenu à en donner le crédit à la centaine de jardiniers qui ont mis la main à la pâte cet été, aux organismes et partenaires qui ont soutenu le projet depuis son lancement, ainsi qu'à Caroline Gosselin, qui occupait auparavant son poste.

«Il faut souligner son travail, a insisté Mme Laverrière. Caroline est une excellente rassembleuse, animatrice et leader. Si le projet prend cette allure aujourd'hui, c'est beaucoup grâce à elle.»

Au-delà des légumes

Depuis le début du projet des jardins collectifs, la Ferme Héritage Miner se fait un devoir d'offrir également de la viande à SOS Dépannage. Ainsi cette année, grâce à un don de huit porcelets à l'organisme par le Groupe B. Paquette, une demi-tonne de porc a été offerte à la Banque alimentaire.

Devant le succès connu cette année, tout est en place pour que le projet revienne l'an prochain.

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