Une commune à Granby: une expérience qui laisse des traces

L'artiste Roméo Gongora est à l'origine de la... (photo Janick Marois)

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L'artiste Roméo Gongora est à l'origine de la Commune pour repenser le monde à travers l'art qui s'est tenue à Granby cet été.

photo Janick Marois

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Unique et magnifique. C'est en ces termes que l'artiste en arts visuels Roméo Gongora, qui termine sa résidence au Centre d'essai en art actuel le 3e impérial, définit le projet qu'il a mis sur pied cet été, soit celui de fonder une commune à Granby.

Du 27 mai au 21 juin, lui, quatre femmes et un bébé ont vécu une expérience hors de l'ordinaire qui, dit-il, «a laissé des traces». Ces traces, ils les ont présentées samedi dernier lors d'un compte-rendu coloré rempli de collages, d'écrits, de photographies et de créations vidéo.

Le projet Une commune pour repenser le monde à travers la création a été lancé à Granby après des mois de recherche sur ce mouvement alternatif des années 1970 par Roméo Gongora, alors en quête de ses origines québécoises. Lui qui dit aimer réveiller de vieux fantômes pour les remettre à jour souhaitait, par cette commune en plein bois, «vivre une expérience de transformation».

«Ça nous a amenés, effectivement, à nous interroger, souligne l'homme aux origines guatémaltèques. Même si j'ai l'habitude de travailler en groupe, ça me surprend chaque fois! Nos attentes ont été chamboulées.»

La première chose qui a dû être modifiée dans le groupe, c'est l'horaire. Trop d'activités apparaissaient au programme. «On ne savourait pas le moment, explique l'artiste. On s'est donc ajustés au rythme de chacun.»

Une fois adaptés à la vie en pleine nature et aux personnalités de chacun, tous ont ensuite vécu de belles discussions et divers ateliers. «Bien sûr, comme j'étais le seul homme parmi un groupe de femmes, il a beaucoup été question de la place de l'homme et de la femme, de leurs rôles, etc.»

Un atelier sur l'herboristerie avec Anny Schneider, la visite du sociologue Jean-Marc Piotte, l'écoute de films et diverses autres activités ont figuré au calendrier. «On a été bien occupés!», ne cache pas Romée Gongora, visiblement satisfait de son passage a Granby. Tous tenaient, à travers le projet, à s'épanouir grâce à l'art, tant au niveau social, psychologique, spirituel que politique. Un cap qu'ils ont réussi à maintenir.

«Le but de cette commune, dit-il, était de repenser le monde en terme collectif et non en terme de temps ou d'argent, ce qui est très subversif. Ce que je retiens surtout de l'expérience, c'est l'idée d'horizontalité: tout le monde égal, au même niveau, sans l'égo.»

Roméo Gongora entend maintenant se pencher sur les notions de don, d'économie, dephilanthropie en lien avec l'attachement et le détachement. L'année 2016, il l'amorcera en Inde, là où les notions de charité, de don et de détachement sont bien présentes. En mars, il se dirigera vers Londres pour exploiter le thème de la philanthropie. 

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