Samtosha

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Dominique Tremblay

collaboration spéciale

La Voix de l'Est

Samtosha s'est pointé le bout du nez à la maison quand mon adolescente de 14 ans m'a mentionné son désir de se procurer le dernier iPhone. 

Elle me raconte qu'elle va ramasser ses sous et qu'il lui faut absolument ce téléphone, car il est «trop malade»! J'ai alors sauté sur l'occasion pour ouvrir une discussion avec elle sur la société de consommation dans laquelle nous vivons, mais surtout sur l'illusion que l'objet tant convoité va, croit-elle, littéralement changer sa vie.

Je l'avoue. Je suis encore à lire La Presse papier le samedi. Je sais qu'on ne peut empêcher l'avancement des technologies et ce n'est pas vraiment le point que nous avons abordé ensemble. Ces petits moments où, à « l'ancienne », je cherche un mot dans le dictionnaire ou je m'assois tranquille à lire le journal me font du bien dans l'instant présent. Je ressens cet apaisement que les gestes les plus banals nous procurent.

Samtosha, ou le contentement, est traditionnellement défini par le fait d'être satisfait de ce que la vie nous présente. Être content signifie aussi se sentir comblé, mais surtout d'avoir la capacité de discerner ce que la vie nous permet de vivre. Si nous réussissons à être satisfaits, il en résulte une joie et une capacité à faire face aux événements avec plus de calme et de sérénité.

Samtosha est l'un des niyamas, ou observance, selon les textes de Patanjali (2e siècle).

Dans le chemin du yoga, le yogi doit accepter la réalité et y faire face sans émotion. La renommée ou l'anonymat, le plaisir ou la souffrance, le gain ou la perte, la réussite ou l'échec, tous sont identiques.

Pouvons-nous, à travers notre pratique de yoga, juste apprécier le travail que nous faisons? Nous féliciter du temps que nous nous accordons au lieu de nous critiquer et de nous juger? Cette attitude yogique peut et devrait s'appliquer, oui, sur notre tapis, mais aussi dans notre quotidien.

En apprenant à être dans le plaisir avec nous-mêmes plus régulièrement, au lieu d'être dans le jugement et la culpabilité, nous apprendrons à l'être avec les autres.

Samtosha ne veut pas dire d'éviter de s'améliorer. Ça ne veut pas dire s'asseoir sur notre confort sans faire le moindre effort. Ça ne veut pas dire ne pas se battre pour ses droits ou pour une cause qui nous tient à coeur, mais plutôt de ne pas embarquer dans l'insatisfaction générale ou le chialage collectif.

Apprenons à être heureux de ce que nous possédons. Apprenons à ne pas nous laisser submerger par les facteurs extérieurs et quand nous sentons des émotions négatives germer en nous, pensons à la philosophie du yoga, au contentement: le Samtosha.

 

Namasté!

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