Rues en folie: Le bitume comme canevas

Des centaines d'élèves de l'école primaire St-Jean-Baptiste ont... (Photo Alain Dion)

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Des centaines d'élèves de l'école primaire St-Jean-Baptiste ont pris la rue d'assaut dans le cadre du projet Rues en folie.

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(Granby) La rue de l'Église à Roxton Falls avait des allures de fourmilière jeudi dernier. Des centaines d'élèves de l'école primaire St-Jean-Baptiste ont alors pris l'artère d'assaut pour créer une imposante fresque sur le bitume dans le cadre du projet Rues en folie.

«C'est génial de voir des jeunes laisser aller leur créativité dans un nouveau médium comme celui du Street Art. Ils ont mis tellement d'efforts pour arriver au résultat final. Pour eux, ça constitue un travail gigantesque!», a lancé Ryth Kesselring, l'artiste qui chapeaute la série d'oeuvres éphémères dans le cadre de l'initiative Accès Culture de la MRC d'Acton.

Quelque 1500 artistes en herbe émanant d'écoles de la région ont pris part au projet, qui s'est échelonné sur plusieurs semaines, a précisé la femme de 36 ans. Les établissements scolaires St-André et Roger-LaBrèque d'Acton Vale, Notre-Dame de Sainte-Christine, St-Nazaire de la localité du même nom et des Moissons de Saint-Théodore-d'Acton se sont greffés à l'école de Roxton Falls, qui compte à elle seule 240 élèves.

Chacune des institutions avait son thème. «Ici, les jeunes ont choisi de travailler autour des sciences. Chaque groupe a sa bulle, sa couleur propre. Au final, on va relier tout ça pour créer une espèce de chenille géante», a expliqué celle qui a lancé l'idée.

Sortir du cadre

Outre Ryth Kesselring, une dizaine d'autres artistes ont gravité autour du projet. Marijo, une jeune femme de Cowansville, est du nombre. Dès qu'elle a entendu parler de Rues en folie, elle n'a pas hésité à poser sa candidature pour épauler les jeunes à développer leur sens créatif. «J'ai rencontré Ryth au Art Battle à Frelighsburg. C'était évident que je voulais faire quelque chose avec elle un jour. Et j'adore travailler avec les enfants, alors je suis comblée en ce moment, a-t-elle dit en aidant les jeunes à mettre la touche finale à leur démarche. Être ici ce matin, ça me sort de ma routine. J'aime pousser les gens à sortir du cadre, à faire quelque chose d'inusité. C'est très stimulant.»

En fait, en aucun moment dans le processus, les jeunes n'ont été laissés à eux-mêmes, a-t-elle expliqué. «L'art, ce n'est pas toujours bohème. C'est aussi très organisé. Mon but premier, c'était que les enfants occupent l'espace, qu'ils poussent la réflexion plus loin pour comprendre ce qui compose une oeuvre», a indiqué l'artiste. Ainsi, mis à part l'activité de peinture à proprement dit, les élèves ont pu se familiariser avec l'histoire de l'art, tout en peaufinant leur propre projet.

Selon Ryth Kesselring, l'initiative a «de bonnes chances» d'être reconduite. Si c'est le cas, pas question de présenter une variation sur le même thème, a-t-elle assuré. «Je n'aime pas les choses qui restent figées dans le temps. J'ai besoin de mouvement. On pourrait élargir le projet en ajoutant d'autres groupes et envahir les fenêtres des écoles. Pourquoi pas? Je ne veux pas m'imposer de limites.»

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