Bonne boîte bonne bouffe: des fruits et légumes d'ici à petit prix

Le coordonnateur du GASP, Nicolas Luppens, aux côtés... (photo Julie Catudal)

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Le coordonnateur du GASP, Nicolas Luppens, aux côtés de son bras droit, Nicolas Gauthier, chargé de l'implantation du projet Bonne boîte bonne bouffe en Haute-Yamaska.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Obtenir un panier de fruits puis de légumes frais de qualité pour une fraction du prix des supermarchés. Ceci en encourageant les maraîchers locaux. C'est ce que propose le projet Bonne boîte bonne bouffe, lancé officiellement vendredi dernier par le Groupe actions solutions pauvreté (GASP).

«Bonne boîte bonne bouffe est un service d'éducation populaire qui favorise les saines habitudes alimentaires par la consommation de fruits et de légumes frais. [Ceci] par un regroupement d'achats, qui permet d'offrir une variété de produits maraîchers à faible coût, pouvant aller de

30% à 40% moins cher que les prix courants du marché», a résumé en point de presse Nicolas Gauthier, chargé de l'implantation du projet en Haute-Yamaska.

Bien qu'elle s'adresse principalement aux personnes à faible revenu, la démarche se déploie à l'ensemble de la population, a poursuivi l'adjoint à la coordination du GASP. «L'idée, c'est de permettre une ouverture à tout le monde pour faire connaître et apprécier la qualité des produits offerts. Et plus les gens vont acheter nos boîtes, plus les coûts d'approvisionnement vont diminuer.»

L'initiative est inspirée de «Good Food Box», née à Toronto en 1994. Un projet similaire, chapeauté par Moisson Montréal, s'est enraciné par la suite sur le territoire métropolitain. En mai dernier, le programme de distribution de denrées alimentaires a fait des petits ici. Cinq points de service ont alors vu le jour sous la forme d'un projet pilote dans des organismes communautaires de Granby, Waterloo et Roxton Pond. À ce jour, près de 500 boîtes ont trouvé preneurs dans la région. 

Bien manger, sans engagement

Question de ne pas mettre de pression sur les usagers, aucun abonnement n'est requis. De plus, trois formats de paniers sont offerts à prix fixe (8$ le petit, 12$ le moyen et 18$ le grand). Par exemple, le plus volumineux, «idéal pour une famille» contient: un cantaloup, huit prunes, 10 pommes, un sac de carottes, un chou-fleur, quatre concombres, deux paquets d'échalotes, deux laitues, huit maïs, deux radicchios et deux sacs de tomates. À Granby, la Coopérative Autonomie chez soi et Partage Notre-Dame sont les endroits où recueillir les bacs de fruits et de légumes. Les denrées y sont acheminées deux fois par mois. Les commandes doivent donc être effectuées la semaine précédant la livraison, les lundis, mardis et mercredis. 

Vocation communautaire

«Ce n'est pas un projet commercial, a insisté M. Gauthier. C'est plutôt une initiative communautaire prise en charge par les gens du milieu. Et on essaie le plus possible de s'approvisionner chez les agriculteurs locaux. On mise aussi beaucoup sur la diversité des produits.» Question de pousser le volet éducatif un cran plus loin, des recettes sont fournies avec chacun des bacs.

Le dirigeant du GASP a tenu à préciser que «le but n'est pas de concurrencer les autres organismes de la région». «Bonne boîte bonne bouffe a été concerté avec SOS Dépannage. Même les Amis de la Terre, qui fournissent des paniers de nourriture biologique, nous ont dit que notre projet offre quelque chose de différent à la population.»

Pour de plus amples renseignements ou pour commander votre panier, contacter Nicolas Luppens au 450-378-0990.

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