Emmanuelle Caplette: à un rythme fou

Emmanuelle Caplette joue de la batterie. Une passion... (photo Janick Marois)

Agrandir

Emmanuelle Caplette joue de la batterie. Une passion qui lui a permis de réaliser de nombreux rêves.

photo Janick Marois

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) À l'âge de neuf ans, Emmanuelle Caplette jouait de la caisse claire dans les corps de tambours et clairons de Sorel. Après avoir souvent dormi avec ses baguettes, fait ses classes en musique et avoir voyagé ici et là pour vivre des expériences musicales toutes plus époustouflantes et surprenantes les unes que les autres, la batteuse sera sur la scène du Palace de Granby le vendredi 25 septembre. La Granbyenne d'adoption joue de la batterie dans le spectacle de l'humoriste Stéphane Rousseau intitulée Un peu princesse. Le monde à l'envers?

«C'est vrai que c'est rare une fille qui joue du drum, mais il y en a de plus en plus», dit Emmanuelle, qui connaît jusqu'à maintenant un parcours sans fausses notes.

C'est sa première passion, développée au sein de fanfares ici et aux États-Unis, qui l'a menée vers des études en musique au cégep de Drummondville. «Les corps de tambours ont été une belle école de vie, raconte-t-elle. La batterie, c'était la continuité. La suite logique.»

Après son DEC, elle décide «d'essayer les auditions» pour être admise à l'Université de Montréal. «Ils acceptent deux élèves de Drummondville par année... et ils m'ont choisie!», raconte-t-elle en riant. Mais un contrat pour une tournée de Cavalia aux États-Unis est venu mettre un terme à ses études universitaires. La suite sera une succession de belles rencontres et de réalisations de grands rêves.

normand, Andy et Stéphane

«Moi, je suis une fille de défis, lance Emmanuelle. Un jour, j'ai entendu Normand Brathwaite dire qu'il manquait de drummeuse au Québec. Je voulais travailler avec lui! J'ai tenté par tous les moyens de le joindre.»

C'est un dimanche soir de janvier que l'appel de l'animateur de Belle et Bum est arrivé. Quatre mois après que la batteuse lui ait posté son démo DVD. «J'attendais ce coup de fil depuis des années, ne cache pas Emmanuelle. Il m'invitait à faire le Gala des Jutras. Ça a été mon baptême, en direct. Méchant test! En musique, tu as une chance.»

La musicienne a réussi à vivre la pression que demande une diffusion en direct, tout en jouant divers styles musicaux. Ont suivi des participations aux spectacles de la Fête nationale à Montréal, à divers Galas Juste pour rire, au Grand rire de Québec et, bien sûr, à Belle et Bum. «Je remplace Tony (Anthony Albino) à l'occasion, dit-elle. Normand m'a ouvert la porte. Il a cru en moi.»

Sont venus ensuite le Broco-Show, avec Annie Brocoli de 2008 à 2010, une tournée avec Ima et une autre avec Marilou. «Mon nom a circulé, se réjouit la batteuse. J'ai fait plein d'affaires. Au Québec, j'ai fait tout ce que je voulais faire. Je rêvais maintenant de jouer aux États-Unis.»

Sans s'expatrier, Emmanuelle décide de profiter de ce qu'Internet a à lui offrir pour s'ouvrir des portes. Pas seulement des États américains, mais du monde entier. «Je me disais que je n'avais rien à perdre, lance-t-elle. Je voulais simplement que les gens me voient.»

Et elle a été vue...

Un jour, elle a reçu un courriel d'Andy Summers, guitariste du groupe The Police. Il l'invitait à faire les auditions pour donner vie à un nouveau groupe à lui, Circa Zero.

«Il m'a fait venir à Santa Monica, quatre jours en mai 2013, pour les auditions, raconte-t-elle, première surprise de la chance qu'elle a eue. Je suis retournée à Los Angeles une semaine en juillet pour le lancement de l'album et en octobre, il m'a

rappelée pour me dire que nous avions deux spectacles au

Shanghai Rolex Masters! Ça a été une de plus belles expériences de ma vie. Quel beau trip

Elle doit d'ailleurs se pincer quand elle se revoit en train de jouer quelques classiques de The Police avec Summers. «Je tripais! J'en revenais tout simplement pas. Andy Summers est un grand musicien, très humble.»

Après cette folle aventure, Emmanuelle a été appelée à travailler sur le sixième spectacle de Stéphane Rousseau. Une autre belle expérience qui a duré deux ans, au Québec et en France. Une tournée faite en compagnie de son amoureux, David, sonorisateur pour l'humoriste, et avec qui elle a acheté une maison à Granby.

Son association avec Rousseau s'étend jusqu'au petit écran, car depuis deux saisons, elle fait partie du groupe sur l'émission Sur invitation seulement présentée à TVA.

Quand l'humoriste s'envolera de nouveau pour la France dans quelques mois, le couple de Granby ne sera toutefois pas du voyage. «On arrête, confirme Emmanuelle. Je veux offrir des cours de batterie en ligne. Je me lance là-dedans tout en faisant mes contrats en parallèle. Je vais faire ça de chez nous. Je veux faire découvrir ma passion et d'où je viens.»

Encore plus d'informations dans nos éditions papier et électronique.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer