Périple de deux ans à vélo : de la frousse au septième ciel

Après des kilomètres sous une chaleur accablante, les... (photos tirées du site chardenvelomonde.blogspot.ca)

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Après des kilomètres sous une chaleur accablante, les cyclistes ont repris la route sous un tapis blanc.

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Jan-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Vivre l'aventure et le dépaysement au quotidien. C'est ce qu'a décidé d'expérimenter le couple formé de Denise Blanchard et Charles Coderre en sillonnant les contrées d'Amérique du Sud à vélo, il y a de cela un peu plus d'un an déjà. L'hebdo Le Plus suit le périple des globe-trotteurs granbyens depuis ses balbutiements. Voici donc un compte-rendu des moments marquants qu'a vécu le tandem au cours des dernières semaines.

Au-delà des paysages à couper le souffle, les Andes péruviennes réservent parfois des surprises, bonnes et mauvaises, aux voyageurs de tous azimuts. Charles et Denise peuvent en témoigner. À peine quelques jours après avoir célébré sa première année à enfourcher ses bécanes sur les routes sinueuses d'Amérique du Sud, le tandem a évité la catastrophe de peu.

L'incident est survenu alors que le couple franchissait les derniers kilomètres d'une longue montée vers Cerro de Pasco, une localité minière située au sommet de la cordillère des Andes, à près de 300 kilomètres de Lima, la capitale péruvienne. Charles a alors frôlé la mort en esquivant un chauffard ayant perdu le contrôle de son bolide dans un épais nuage poussiéreux, avant de terminer sa course folle dans un rocher. Heureusement, l'aguerri cycliste s'en est sorti indemne. «C'est la plus grande frousse que nous ayons eue jusqu'à maintenant! On nous demande souvent si c'est dangereux pédaler en Amérique du Sud... Il faut croire qu'on s'habitue à tout, car nous nous sentions confiants, et ce, malgré le fait que nous observions les comportements aberrants des conducteurs péruviens», a raconté Denise par le biais du blogue du couple (chardenvelomonde.blogspot.ca).

Le calme avant la tempête

C'est bien connu, l'Amérique du Sud offre d'innombrables contrastes, tant au niveau des paysages que des écarts de température en haute altitude. Après avoir sillonné des contrées sous une chaleur accablante, quoi de mieux pour deux Québécois que de renouer avec... la neige! Après avoir célébré le 14 000e kilomètre de leur odyssée de deux ans, un épais tapis blanc attendait les cyclistes alors qu'ils atteignaient 4700 mètres d'altitude dans le parc national de Huascarán, portant le nom du plus haut sommet péruvien. Après une ascension sous un radieux soleil, un déferlant grésil a forcé le tandem à s'abriter rapidement sous sa tente. Le lendemain matin, c'est sous un tapis blanc que le duo a fait ses premiers pas avant de repartir à l'assaut des pentes escarpées.

Depuis le début de leur voyage, Charles et Denise ont multiplié les rencontres impromptues, mais ô combien enrichissantes. C'est le cas de Lucho, le fondateur de la Casa de Cyclistas dans la petite ville de Trujillo. «Cet homme est célèbre dans le monde du cyclotourisme, car il offre l'hospitalité aux cyclistes de passage depuis des années. Il est aussi la personne par excellence pour nous rassurer sur l'itinéraire à prendre vers le nord», relate le tandem via son blogue.

Du Pérou à l'Équateur

Vers la fin août, les amateurs de vélo ont enfilé les kilomètres dans le nord du Pérou en direction de l'Équateur. Un des moments marquants de cette portion du périple a été la traversée des 35 tunnels dans le canyon del Pato. «Ici, la route se faufile entre les deux chaînes de montagnes, accrochée littéralement aux vertigineuses falaises qui bordent le canyon. On a carrément dû tailler la route dans la roche. Heureusement pour nous, la voie est pavée et ça descend. Seul petit bémol, certains des tunnels sont assez longs et pas éclairés. Vive les lampes frontales!», peut-on lire dans la page web.

C'est donc la tête remplie de souvenirs impérissables que le duo s'est dirigé vers San Ignacio, à quelque 50 kilomètres de l'Équateur. Un petit hôtel trois étoiles a permis au couple de recharger les piles avant de repartir. «Décidément, jusqu'au bout, nous aurons été soumis aux contrastes extrêmes que l'on peut vivre ici. Hier, nous avons dormi dans un garage offert par un propriétaire de rizière... Nous profitons donc avec délice de ces derniers moments de confort avant de quitter définitivement le Pérou», a raconté le duo.

Dès les premiers tours de roue de l'autre côté de la frontière, la ténacité de Denise et Charles a été mise à rude épreuve. «Pour notre entrée en Équateur, nous avons frappé "le mur". Vous savez, ce fameux moment où le marathonien ressent un épuisement total, un goût de tout lâcher avant la fin du parcours, ont-ils illustré. Dans notre cas, ce mur n'était pas seulement virtuel, oh! non! Des gradients de pente crève-coeur sur une surface rocailleuse, une chaleur étouffante et vous avez le portrait.»

Aux dernières nouvelles, le duo poursuivait sa route près de Quito, la capitale équatorienne, à proximité du volcan Cotopaxi.

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