Une première participation au Festival des films du monde de Montréal Une belle carte de visite

La réalisatrice, en plein tournage.... (photos Colin Macdonald)

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La réalisatrice, en plein tournage.

photos Colin Macdonald

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Élise Beaudry-Ferland, une jeune femme de la région qui vient tout juste de terminer des études cinématographiques à l'Université de Regina, aspire à devenir cinéaste. Un rêve qui pourrait se réaliser plus vite qu'elle ne le pense. À peine sortie de l'école, son court-métrage R.C.I., produit en collaboration avec sa collègue Larisa Tardif, a été retenu au Festival des films du monde (FFM), qui bat son plein actuellement à Montréal, dans la catégorie des films étudiants. Une reconnaissance qui leur servira sans aucun doute de belle carte de visite.

Bien que le mystère plane sur l'avenir du FFM, fondé en 1977 par Serge Losique et dont la 38e année est en cours jusqu'au 7 septembre, il n'en reste pas moins que l'événement, qui accueille des films de partout dans le monde, reste prestigieux. «C'est gros! , lance Élise au bout du fil. On a su que notre film était retenu il y a environ un mois. On n'en revenait pas.»

Élise et Larisa se sont rencontrées au cours de leur formation universitaire. Elles ont vite réalisé qu'elles formaient un duo efficace et créatif. Ensemble, elles ont produit un premier court-métrage, Welcome to the Sullivan's, une comédie au style absurde dont l'histoire tournait autour du crime. «Je réalise et Larisa, elle, travaille plus au niveau de la technique, de la caméra», raconte la femme de 24 ans de Roxton Falls.

Ce film d'environ huit minutes a été présenté dans un festival au Connecticut et à un autre à l'Université de Winnipeg.

«R.C.I. est une comédie noire, un peu science-fiction, explique Élise. Une psychologue reçoit un patient dans son bureau... et elle lui fait réaliser qu'il a vraiment besoin d'être traité!»

Profiter du cadre scolaire pour faire des expériences, c'est dans cet esprit qu'Élise et Larisa ont réalisé leurs deux films. «Je voulais explorer les genres, dit-elle.À l'université, on avait tout: les profs, le matériel et le feedback des autres étudiants. Le film a été bien reçu.»

Chacun des courts-métrages du duo a coûté environ 1000$ à produire.

Belle récompense

Présenté dimanche dernier au Cinéma du Quartier latin 2 et ce mercredi 2 septembre au même endroit à 19h, R.C.I., qui est présenté dans le cadre de la compétition nationale, peut remporter différents prix: le prix Norman McLaren (premier prix), le prix du jury et le prix de la meilleure production catégorie fiction. Le court-métrage de 11 minutes environ peut bien sûr recevoir une mention spéciale.

«J'étais tellement contente que je n'ai pas regardé les catégories et les prix offerts! , lance la jeune femme qui s'est expatriée en Saskatchewan pour suivre son amoureux. C'est une belle reconnaissance. Imagine, on travaille des mois sur un film qui dure finalement entre 8 et11 minutes. Le fait qu'il soit sélectionné dans des festivals comme celui de Montréal, c'est la vraie récompense.»

Élise n'a pu faire le voyage au Québec pour voir la présentation de son film. Ses parents et Larisa étaient toutefois des spectateurs. «Ils m'ont dit qu'il y avait une quarantaine de personnes présentes, a écrit Élise au lendemain de la projection. Paraît qu'il y a eu pas mal de rires pendant le film qui était en fait la seule comédie présentée dans cette catégorie.»

R.C.I. était effectivement présenté dans la catégorie des films de science-fiction, une catégorie où les équipes de tournage profitaient de plus gros budgets permettant plusieurs effets spéciaux. Certains duraient jusqu'à 30 minutes.

«Larisa m'a avoué avoir trouvé très excitant le fait de voir le titre R.C.I. parmi les nombreux films sélectionnés dans le programme qu'ils offraient à l'entrée!»

Projets

Cet été, Élise entend travailler sur une production en tournage dans son patelin tout en oeuvrant sur l'organisation du tout premier Festival du film de Regina qui aura lieu en octobre prochain. «J'espère prendre de l'expérience et me faire des contacts», insiste celle qui souhaite s'installer, à moyen terme, dans le coin d'Ottawa. «Mon copain ne parle pas français, alors..., explique-t-elle. Mais j'aimerais bien me rapprocher de ma famille.»

«J'espère pouvoir faire mes propres productions, poursuit-elle. J'aimerais travailler sur une série, faire un long métrage... Je n'ai juste pas eu l'idée du scénario encore!»

Élise affirme que de voir un de ses films retenu et présenté à un festival de l'ampleur de celui de Montréal lui donne envie d'en faire d'autres. «Et nous aimerions pousser les prochaines productions encore plus loin», insiste-t-elle.

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