Le Loupiot

Une tanière adaptée aux familles

Les propriétaires Catherine Balthazard et Clodie Chartrand ont... (Alain Dion)

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Les propriétaires Catherine Balthazard et Clodie Chartrand ont voulu donner un air vintage à leur café-boutique.

Alain Dion

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Spécialistes de la transformation. Voilà ce qui décrit le mieux Catherine Balthazard et Clodie Chartrand, copropriétaires d'un nouveau café-boutique coloré à Granby: le Loupiot.

Après avoir donné une nouvelle twist à leur boulot respectif et métamorphosé le 56 Principale de leurs blanches mains, elles proposent aux gens de casser la croûte, comme la routine dans ce lieu qu'elles ont baptisé la Tanière familiale. Un endroit aux mille et une possibilités où les gens peuvent se retrouver en bande et qui accueille les enfants à bras ouverts. 

Diplômée en graphisme, en sciences économiques et en relations industrielles, Catherine Balthazard, de Granby, a toujours eu un côté manuel très développé. Ses cadeaux, elle les a toujours fabriqués. Sa conscience écologique jumelée à sa fibre entrepreneuriale l'ont motivée à lancer une friperie pour petits. Mais pour cette fille active qui n'a pas froid aux yeux, il lui fallait plus. «Je suis super active, lance la jeune femme de 30 ans. Je suis habituée de gérer plusieurs dossiers en même temps. Je suis une touche-à-tout. Finalement, une friperie, ce n'était pas assez.»

L'idée d'ouvrir un café-boutique où seraient également offerts des cours et ateliers divers a fait son chemin. «J'ai texté Clodie, une amie qui a une grande expérience en restauration, et elle a dit 'OK! '. Je lui ai vendu un rêve!»

Fille de restaurateur, Clodie, qui a longtemps été serveuse, rêvait de posséder son propre café. «J'avoue que j'ai eu peur! , dit-elle en concoctant des bagels maison (une exclusivité au Loupiot). Mais mon chum et ma soeur m'ont supportée dans mes moments d'angoisse quand je me demandais ce que je faisais là! Mon chum m'a donné le soutien dont j'avais besoin. Je suis super bien entourée.» Supports moraux, son Antoine et sa soeur Meggie l'ont aussi guidée pour qu'elle se sente à l'aise dans sa cuisine et devant ses fourneaux. «Au début, j'étais comme un chien dans un jeu de quilles, lance Clodie, concentrée sur ses bagels 'format enfant'. Mais là, je suis rodée. Ça va super bien.»

«Ce n'est pas toujours évident de te lever le matin et de te dire que tu es entrepreneure, souligne Catherine, qui semble pourtant avoir ça dans le sang. Les premiers mois sont difficiles, mais là on trippe au bout! Je n'ai pas l'impression de travailler.»

Ce n'est pourtant pas le travail qui manque. Et des idées, Catherine en a à la tonne. 

Ligne Loupiot

En plus de gérer un café ouvert à tous où sont concoctés de petits plats et pâtisseries quotidiennement, Le Loupiot cache une boutique où sont offerts des produits pour bambins 100% québécois: veilleuses, vêtements, coussins, poupées, bavoirs et autres trucs utiles pour bébés. Une salle de jeux bien garnie attend les enfants et une grande salle est aménagée pour permettre la tenue de cours divers ou de conférences. Une salle d'allaitement privée est aussi mise à la disposition des mamans qui aiment nourrir leur enfant en toute intimité. Éventuellement, Catherine aimerait profiter des vastes murs de sa salle de cours pour permettre à un artiste du coin d'exposer ses oeuvres et aménager une terrasse extérieure pour sa clientèle. 

«Nous sommes adaptés pour la famille, mais nous ne voulions pas d'un univers de garderie, insiste toutefois la femme d'affaires. En 2015, les mamans ont le droit de sortir et elles ont besoin de le faire. On veut leur offrir un bel environnement, une ambiance un peu vintage

Dans leur volonté de promouvoir les 3R (réduire, réutiliser et recycler), Catherine et Clodie souhaitent lancer une gamme de produits exclusifs au Loupiot. Après avoir suivi un cours de couture éclair il y a moins d'un an, Catherine est à développer une ligne de vêtements recyclés et divers accessoires. Avec une poche de vêtements qui ne font plus, mais qui vous tiennent à coeur, elle pourra vous fabriquer un tipi qui servira de «cabane» pour les enfants. Avec de vieux jeans, elle créera la tête d'un cheval de bois. «Je veux faire des cache-couches personnalisés, des bandeaux, des attaches pour les suces avec les tissus que les gens m'apportent et qu'ils aiment, énumère Catherine, des étoiles dans les yeux. Je veux faire des bouillottes, de petits tabliers de grands chefs...»

«Un jour, je vais finir par aller coudre!», lance toutefois l'ambitieuse jeune femme, qui gère présentement plusieurs dossiers de front.

«Il y a beaucoup de choses à faire et on veut développer sur une clientèle à long terme, dit-elle. C'est stimulant!»

Et les bébés dans tout ça?

Si le projet ne figure pas dans les plans de Clodie pour l'instant, l'horloge biologique de Catherine, elle, semble retentir plus fortement. «Une chose est sûre, j'ai déjà renoncé au congé de maternité d'un an! , lance-t-elle. Mais pour l'instant, mon bébé, c'est le Loupiot.»

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