Trek au Machu Picchu

Défi colossal pour des jeunes atteints de l'ataxie de Friedreich

Raphaël Paquette, de Saint-Alphonse, à dos de cheval.... (photo fournie par Stéphanie Hamel)

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Raphaël Paquette, de Saint-Alphonse, à dos de cheval.

photo fournie par Stéphanie Hamel

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Samuel Camirand avait un rêve, celui de gravir le Machu Picchu. Le hic: l'ataxie de Friedreich l'a cloué à un fauteuil roulant. Qu'à cela ne tienne. Grâce à la compagnie Karavaniers, spécialisée en voyages d'aventures, le jeune homme de 21 ans de Chambly a vécu un trek de 12 jours dans la cordillère de l'Urubamba au Pérou. Un défi également relevé par trois autres jeunes atteints de la même maladie dégénérative, dont Raphaël Paquette, un ado de Saint-Alphonse.

Pendant tout le trajet, dans des chemins cahoteux... (photo fournie par Stéphanie Hamel) - image 1.0

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Pendant tout le trajet, dans des chemins cahoteux longeant souvent des précipices, mulets et chevaux traînaient les fauteuils roulants de Samuel, Emmanuelle et Antoine. 

photo fournie par Stéphanie Hamel

C'est Chantal Ellyson, la mère de Samuel, qui a lancé l'idée à Bianca Guillemette, la mère de Raphaël, de les accompagner dans ce voyage un peu fou en Amérique du Sud. Les deux mamans se croisent régulièrement lors des réunions d'Ataxie Canada- Fondation Claude St-Jean.

«Tout le monde nous disait que c'était im-pos-si-ble. Que c'était complètement fou! , raconte Bianca. Mais grâce à l'énergie de Julie Betelu, de Karavaniers, ont a profité d'une équipe géniale, exprès pour nous.»

L'aventure a eu lieu en mai dernier. Samuel, Emmanuelle Poirier-St-Georges et Antoine Lévesque-Brulotte, trois jeunes adultes en fauteuil roulant, et Raphaël, qui peut marcher, mais qui se fatigue rapidement, étaient du voyage avec chacun des accompagnateurs.

En famille... élargie

Raphaël, 15 ans, qui étudie à l'école secondaire J.-H.-Leclerc de Granby, a eu le grand plaisir d'être accompagné de sa mère et de sa petite soeur, Cassandra, pour son ascension vers le Machu Picchu. Informée de l'exploit que se préparait à relever son élève, Stéphanie Hamel, orthopédagogue, a décidé de se joindre au groupe au pied levé. «Je ne croyais pas faire ça un jour, lance-t-elle en riant. Je me suis dit 'Carpe diem'. Je ne pouvais pas passer à côté de ça. C'est le voyage d'une vie! Ces jeunes-là allaient relever tout un défi.»

Atteindre jusqu'à 4680 mètres d'altitude en suivant des chemins étroits, certains bordés de précipices, sans commodités et dans des conditions presque hivernales en compagnie de trois personnes à mobilité réduites et une troisième ayant besoin d'assistance, c'est l'exploit qu'a réalisé le groupe de 12 personnes. Le tout grâce a une guide expérimentée et organisée, des Péruviens fort dévoués et un troupeau de mules loyales. «Ça a été un voyage très émotif, car ces jeunes doivent vivre beaucoup de deuils, fait remarquer Mme Hamel. Pour les parents, ce voyage en était un d'espoir. Ils rêvent de voir leur enfant guérir.»

Pour se déplacer dans les montagnes, les jeunes ont pu profiter de mulets, de TrailRider et d'une Joëllette (montée sur une roue de vélo). 

Comment Raphaël a trouvé son expédition?

Le jeune homme aurait pris quelques degrés de plus au thermomètre...

«C'était complètement différent de ce que je pensais, lance-t-il. Je pensais suer et bronzer en chemin, mais non, je portais mon manteau d'hiver et ma tuque. Il faisait vraiment frette

Pour le reste, Raphaël y est simplement allé à son rythme. Quand il se sentait fatigué, il montait à cheval ou prenait place dans la Joëlette. «Ça a été vraiment l'fun», dit-il.

Un voyage qui a poussé les jeunes atteints de l'ataxie de Friedreich à faire confiance, et leurs assistants et accompagnateurs (parents et amis) à lâcher prise. «C'était physiquement demandant, ne cache pas Stéphanie Hamel. Ça demandait beaucoup de cardio.»

«Moi, je ne suis pas la plus sportive, a avoué la mère de Raphaël. Ils disaient que ce voyage était de niveau 2, mais je crois qu'il était finalement de niveau 14! Au point de vue du cardio, c'était quelque chose. Nous avons tous atteint différents buts, ensemble.»

Une belle réalisation qui prouve que dans la vie, tout est possible. «Après les avoir vus aller (Samuel, Emmanuelle, Antoine et Raphaël), souligne Stéphanie Hamel, disons qu'on ne peut pas vraiment se plaindre...»

Le but du voyage était, bien sûr, de faire connaître l'ataxie de Friedreich et d'amasser des fonds pour l'Association canadienne des ataxies familiales (ACAF).

Encore plus d'informations sur le sujet dans la version papier de l'hebdo Le Plus, disponible dans votre Publi-Sac. 

Le Plus est aussi accessible en version électronique. Abonnez-vous gratuitement en cliquant ici.

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