Maison Collins

Quand le passé ouvre la porte au futur

Danielle Huard est propriétaire avec son mari Jonathan... (Janick Marois)

Agrandir

Danielle Huard est propriétaire avec son mari Jonathan Leduc, de la maison bleue coin Mountain et d'Ottawa à Granby. Leur rêve est d'en faire la première centenaire verte bâtie sur un solage de pierres.

Janick Marois

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Le paysage est appelé à changer rue d'Ottawa à Granby. La belle victorienne bleue au coin de Mountain, ses propriétaires ont l'intention d'en faire un B&B et de la peindre jaune. Des détails. Le vrai défi en est un d'envergure, car leur souhait le plus cher est de verdir l'imposante centenaire. 

Faire du 79 d'Ottawa une maison du futur, un bâtiment durable composé exclusivement de matières nobles et de matériaux recyclables, c'est le défi monumental que souhaitent relever Danielle Huard et Jonathan Leduc. Tous deux sont passionnés d'histoire, d'antiquités et, surtout, de bois.

«On veut la ramener en 1895», tranche Danielle Huard, en rangeant un mélange de craie à tableau et d'alcool avec lequel elle astique son argenterie. L'eau produite par son déshumidificateur, elle s'en sert pour arroser ses plantes. Dire que cette femme de

54 ans qui a longtemps travaillé en marketing, qui possède une formation comme chef cuisinière et qui manie le bois comme son mari ébéniste, est verte ne serait pas mentir. «Je suis trop en avant de mon temps!», lance-t-elle en riant. 

Pas surprenant alors qu'elle souhaite faire de son rêve un endroit à sa couleur. «On veut faire de la maison Collins la première centenaire bâtie sur un solage de pierres certifiée LEED, insiste-t-elle. On veut la remettre comme c'était à l'origine, en 1895.»

Depuis 2002, le Conseil du bâtiment durable du Canada, qui compte une section au Québec, propose un système d'évaluation pour les bâtiments durables: le Leadership in Energy and Environmental Design (LEED). Ce système reconnaît que la durabilité doit être au coeur de tout édifice autant dans sa conception, sa construction que son exploitation.

«Ça fait tellement de choses à penser», ne cache toutefois pas

Mme Huard. On est capotés ben raide!»

Dans les moindres détails

C'est que verdir une maison ne se fait pas d'un simple coup de pinceau. Tout doit être passé au peigne fin afin de transformer l'endroit en une maison saine, écologique, autonome, passive et écoresponsable. Ainsi, dehors la laine minérale, les cadres de fenêtre et galeries en PVC, les stores en plastique, les draps et housse de couette en polyester et les planchers extérieurs en fibre de verre. Le gazon sera éventuellement remplacé par un jardin anglais rempli de vivaces et l'asphalte, elle, par de la gravelle. «C'est un mégaprojet, reconnaît Mme Huard. Ici, on ne retrouvera que du bois, de la laine, du coton, du latex venu de forêts protégées, du verre, etc.»

Pour les meubles et les planchers, le couple utilisera des huiles naturelles et de la peinture de lait. «On y va pièce par pièce», raconte celle qui est devenue propriétaire de la maison avec son mari en octobre dernier. 

«Et tout se fait au fur et à mesure que les subventions et les dons entrent, ajoute-t-elle. On veut que la maison Collins soit une espèce de laboratoire où on expérimente ce qui se fait de mieux (dans le domaine du développement durable). Et nous allons tout faire de nos mains. N'est-ce pas là une belle preuve d'amour?»

Encore plus d'informations sur le sujet dans la version papier de l'hebdo Le Plus, disponible dans votre Publi-Sac. 

Le Plus est aussi accessible en version électronique. Abonnez-vous gratuitement en cliquant ici.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer