Symposium international de sculptures monumentales

Le grand retour

Roger Lapalme agira à titre de directeur artistique... (Alain Dion)

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Roger Lapalme agira à titre de directeur artistique lors du Symposium international de sculptures monumentales qui se tiendra du 10 au 23 août à Granby. Ici, une oeuvre créée en 1997, intitulée Quand la ville devient humaine. Elle se trouve le long de la piste cyclable à deux pas de la boutique Vélogare, rue Denison Est.

Alain Dion

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Isabelle Gaboriault
La Voix de l'Est

(Granby) Roger Lapalme ne fait pas de vélo. Malgré tout, chaque année il sillonne au moins une fois la piste cyclable qui traverse Granby et qui se rend à Waterloo. Le sculpteur veille ainsi sur la trentaine d'oeuvres réparties le long du parcours de 1997 à 2000 lors du Symposium international de sculptures monumentales. Dès l'automne, sept sculptures d'envergure s'ajouteront au coloré circuit appelé à devenir le Musée à ciel ouvert. Du 10 au 23 août, le Symposium, un événement haut en couleur, revient en force.

L'idée du Musée à ciel ouvert est venue avant celle de ramener le Symposium international de sculptures monumentales, raconte Sylvie Vandal, directrice générale par intérim de Commerce et tourisme Granby et région. 

Dans le cadre de la démarche Vision 2015,  le comité Culture et Tourisme cherchait à mettre en place en projet novateur unissant plusieurs municipalités et mettant en valeur le réseau cyclable. Après une étude de faisabilité, la création d'un Musée à ciel ouvert était l'avenue à emprunter. «Mais dans certaines municipalités, on retrouve moins d'oeuvres, fait remarquer Mme Vandal. On voulait la piste cyclable intéressante d'un bout à l'autre.» 

Avec des sous venus autant du Pacte rural du CLD Haute-Yamaska que de la MRC de la Haute-Yamaska, l'idée a été lancée de ramener le Symposium pour pallier le manque d'oeuvres dans certains secteurs. «Le Musée à ciel ouvert, Roger en est le père et moi la mère, illustre Sylvie Vandal en riant. Et pour le Symposium, s'il n'avait pas été là, il aurait été impossible d'organiser un tel événement en seulement cinq mois. Avec Mario Chamberland, Roger a fait un super travail et ça, en un temps record.»

Toute une logistique 

La charge de travail que demande l'organisation d'un symposium réunissant pendant deux semaines des artistes de partout dans le monde qui travaillent devant public, c'est toute une organisation. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'événement a pris fin en 2000 après quatre symposiums, alors que cinq étaient prévus. «Ça prend beaucoup de temps», ne cache pas Roger Lapalme.

C'est dans une volonté de «donner un plus à la piste cyclable», alors considérée comme la plus belle du Québec avec ses parcours asphaltés, que les artistes Roger Lapalme, Jules Lasalle, André Domon, Rino Côté et Danny Glaude ont décidé d'organiser le Symposium international de sculptures monumentales en 1997. «On voulait inclure des oeuvres dans ça, raconte M. Lapalme. La piste était un levier économique important de la région et elle traversait plusieurs municipalités, alors...» À l'époque, la conception des oeuvres se faisait dans le stationnement du restaurant McDonald's situé rue Denison Est. «Au fil des ans, on a progressé dans le projet et ça c'est très bien passé, poursuit l'artiste. Tout était rodé au 1/4 de tour! Et on a appris...» Comme cette fois, au moment de transporter l'oeuvre intitulée La niche biologique de l'artiste Maria Assunta Karini, en 1998, non loin du lac Waterloo. Faisant plusieurs pieds de hauteur, et malgré toutes les précautions prises, la sculpture a, au passage, arraché des fils électriques reliant un poteau à une maison...

«Mais après quatre ans, oupelay, avec nos carrières respectives, on a décidé d'arrêter», relate le sculpteur. 

Devant le court laps de temps dont il disposait cette fois pour organiser le symposium, Roger Lapalme ne pondra pas d'oeuvre cette année. Son rôle est celui de directeur artistique. Sept artistes, dont deux du Québec, créeront pour leur part pour le plus grand plaisir des curieux. Des sculpteurs de la Thaïlande, de la Corée du Sud, de l'Espagne, de la France et du Mexique seront à Granby, plus précisément à la place Johnson, en août. «Ce sont des artistes que je connais personnellement, d'autres dont j'ai vu les oeuvres ou que j'ai eu le plaisir de voir travailler», explique M. Lapalme, qui depuis 40 ans pratique son métier un peu partout sur le globe.

Une carrière internationale qui ne l'a jamais empêché de faire sa part pour sa ville natale. «Je suis fier d'avoir contribué à la qualité de vie des gens de Granby, dit-il très humblement. La qualité de vie, ce n'est pas juste d'avoir de beaux trottoirs. C'est aussi le cadre de vie, ce qui s'offre au niveau culturel.»

Ce à quoi l'artiste rêve maintenant, c'est de voir la relève prendre sa place. «Mon souhait est de voir d'autres gens prendre des initiatives. J'espère donner l'impulsion à d'autres de créer, de faire des trucs. Je pense avoir fait mes devoirs.»

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