Trois semaines de faucardage au lac Boivin

La faucardeuse, achetée au coût de 165 000... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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La faucardeuse, achetée au coût de 165 000 $ par la Ville de Granby, sectionnera des plantes aquatiques à 30 centimètres de la surface et les retirera des eaux du lac Boivin. L'opération durera trois semaines.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Des travaux de faucardage seront menés durant les trois prochaines semaines sur le lac Boivin pour retirer les plantes et les algues filamenteuses de la surface. L'objectif est double: faciliter la navigation pour les kayakistes et canotiers et réduire le taux de phosphore dans le lac pour prévenir les éclosions de cyanobactéries.

Tous les jours de semaine d'ici la fin du mois, de 8 h à 17 h, deux employés de la Ville manoeuvreront la faucardeuse achetée récemment au coût de 165 000$ par la Ville à cette fin, explique Daniel Deshaies, surintendant des travaux publics. Ils ratisseront le secteur nord du lac compris entre la rue de L'Estrie et le quai flottant près du restaurant McDonald, soit 10,8% (environ 20 hectares) de la superficie du plan d'eau.

La Ville a reçu l'autorisation du ministère de l'Environnement pour procéder à cette opération. Le tout doit être complété avant le 31 octobre.

Le processus consiste à sectionner les plantes à 30 centimètres sous la surface à l'aide de l'embarcation spécialement conçue et de les ramasser grâce au convoyeur aménagé à l'avant du bateau, indique M. Deshaies.

La conduite du bateau est assez simple, dit M. Deshaies. Il a suivi une formation en septembre avec le directeur des travaux publics, Sylvain Flibotte, dans le bassin olympique du parc Jean-Drapeau à Montréal, où la Ville utilise un tel bateau pour contrôler les algues et plantes.

L'embarcation est propulsée par deux roues à aube placée de chaque côté. «C'est relativement facile à piloter. On l'utilise avec un système de manette qui s'apparente beaucoup à une console de jeu, donc avec des boutons et de petits leviers. Toutes les fonctions se font à l'aide de cette manette. Ça prend juste quelqu'un de très minutieux pour ne pas faire de fausses manoeuvres», souligne M. Deshaies, qui a formé avec M. Flibotte les deux employés.

Les deux postes disponibles pour conduire l'embarcation ont d'ailleurs été très convoités, a dit M. Deshaies. Cinq employés cols bleus ont postulé. «On avait des exigences très précises. Les candidats devaient avoir un permis pour conduire un bateau, avoir de l'expérience et, idéalement, avoir eux-mêmes un bateau.»

Penser aussi à l'amont

Jean-Luc Nappert estime que l'opération de faucardage est un pas dans la bonne direction. La Ville ne peut toutefois s'arrêter là si elle veut avoir un impact sur la santé du lac. «Ça va libérer cette partie du lac qui sert à des activités de kayak, de canot et autres. C'est fort intéressant parce qu'on va enlever une partie du phosphore qui se trouve dans les plantes et qui retourne dans le fond du lac. Mais il faut continuer. Il faut faire des interventions en amont du lac, dans son affluent, la rivière Yamaska, dans ses tributaires comme les ruisseaux Ostiguy et Bouchard», soutient le conseiller responsable des dossiers environnementaux à la Ville.

Il préconise une approche plus large, englobant tous les riverains. «Il faut aller travailler dans les berges particulièrement, dans les pratiques agricoles, mais aussi dans les usages que font les citoyens et les riverains qui ne sont pas nécessairement des producteurs agricoles. Il faut s'y attarder.»

Sonar et carte

Des algues amassées par la faucardeuse ont été envoyées mardi au site d'enfouissement Roland-Thibault à Sainte-Cécile-de-Milton. Elles seront analysées pour déterminer leur composition et le taux de phosphore qu'elles renferment, a indiqué Daniel Deshaies, surintendant des travaux publics à la Ville de Granby.

Le volume d'algues qui sera retiré des eaux de lac Boivin n'est pas connu. Les autorités municipales ne savent pas non plus ce qu'elles en feront. M. Deshaies ignorait si elles pouvaient être transformées en compost.

Par ailleurs, l'embarcation est munie d'un sonar. L'appareil permettra de cartographier la section du lac où passera la faucardeuse. «Ça va nous donner une carte bathymétrique très précise. On va encore mieux connaître notre lac», signale le conseiller Jean-Luc Nappert. «C'est excellent parce que plus qu'on en sait, plus on peut faire des actions pour notre lac.»

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