Le SEHY ramené à l'ordre par une arbitre

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Une vingtaine de membres du Syndicat des employées et employés desyndicats et organismes collectifs du Québec avaient manifesté le 30 mai devant les locaux du SEHY.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY) a été blâmé par l'arbitre Louise Viau et sommé de revenir sur sa décision d'abolir deux postes de conseillères syndicales.

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Le président du SEHY, Éric Bédard.

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Le plancher d'emploi prévu dans la convention collective qui lie le SEHY avec ses employés ne peut être modifié sans une entente négociée et ne permettait donc pas l'abolition des postes avant la signature du prochain contrat de travail.

«Évidemment, il y a des éléments pour lesquels on ne partage pas la vision de l'arbitre, réagit le président du SEHY, Éric Bédard. Cependant, ça se défend comme vision, donc ce n'est pas manifestement déraisonnable. On accepte la décision et on va l'appliquer.»

La décision a été rendue le 24 août et, rapidement, le SEHY a rappelé la conseillère qui était toujours en poste et a affiché le deuxième poste puisque la conseillère avait démissionné le 1er avril, avise M. Bédard.

En novembre, le syndicat avait décidé d'abolir les deux postes à la fin de la convention collective, le 31 juillet. Maintenant que cette convention collective entre le SEHY et ses employés - deux conseillers syndicaux et trois secrétaires dont l'une est en retraite progressive - est échue, SEHY ira à nouveau à la rencontre de ses membres.

«On va aller revoir nos membres en assemblée de délégués, puis en assemblée générale pour voir quel est le mandat pour la négociation de la convention collective avec nos employés. [...] Nos membres nous ont donné un mandat clair en mai d'aller à la journée d'arbitrage, ce qu'on a fait. Je pense que nos membres souhaitaient l'abolition des postes, sinon on nous aurait dit de donner raison aux employés.»

La convention collective continue de s'appliquer jusqu'à la signature de la prochaine.

Griefs et plaintes

Rappelons que le SEHY avait été sous les projecteurs du Syndicat des employées et employés de syndicats et organismes collectifs du Québec (SEESOCQ) ce printemps. Plus d'une vingtaine de membres du SEESOCQ avaient manifesté devant les locaux du SEHY.

Le SEESOCQ avait critiqué de façon virulente les pratiques de l'exécutif du SEHY quant au traitement réservé à ses employés. Plusieurs griefs et plaintes ont été déposés contre le syndicat en avril dernier.

Harcèlement psychologique, intimidation, contrôle et espionnage sur les lieux de travail, les accusations étaient nombreuses. M. Bédard avait rétorqué que le syndicat-employeur qu'il représente prenait grand soin de ses employés.

«Malgré cette victoire, les différends avec l'employeur sont loin d'être réglés, écrit-on dans un communiqué du SEESOCQ. Après les articles déjà parus, la manifestation devant ses bureaux, la négociation du renouvellement de la convention échue depuis le 31 juillet s'annonce des plus difficiles. Il est aisé de prévoir qu'il y sera question du maintien de ces postes. Il s'agit donc d'un dossier à suivre.»

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