Vers une solution pour les terrains en fortes pentes à Shefford ?

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Frédéric-Samuel Bédard et Nadine Pépin font partie des propriétaires de terrains en fortes pentes qui dénonçaient le nouveau règlement d'urbanisme de Shefford.

Julie Catudal, archives La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Shefford) Les propriétaires de terrains en fortes pentes à Shefford ne perdent pas espoir de voir un imbroglio urbanistique se régler à leur avantage. Ils semblent du moins avoir trouvé une oreille attentive du côté des élus de la municipalité.

L'adoption d'un nouveau règlement de zonage, en début d'année, est venue interdire la construction d'immeubles dans les talus de terrains pourvus d'une pente de 30 % et plus. Alors qu'il était auparavant possible de bâtir dans une forte pente si une étude de stabilité du sol le permettait, cela est maintenant prohibé.

Cette récente règlementation a des conséquences sur plus de 80 propriétaires de lots en montagne, dont certains ont exprimé haut et fort leurs inquiétudes lors de l'assemblée du conseil municipal, le 7 mars dernier.

Questionnés à ce sujet, les élus et la direction avaient peiné à justifier la raison et l'origine de ce changement. La possibilité d'un assouplissement du règlement avait toutefois été soulevée par la directrice générale. Devant l'imbroglio, les deux partis avaient convenu de se revoir pour en discuter.

Tenue jeudi après-midi, cette rencontre a réuni cinq propriétaires, tandis que Shefford était représentée par le maire André Pontbriand, les conseillers Éric Chagnon, Denise Papineau et Johanne Boisvert, ainsi que par la directrice générale et secrétaire-trésorière, Sylvie Gougeon, et le directeur et inspecteur du service de l'urbanisme et de l'environnement, Gabriel Auger. 

Rencontre positive

Frédéric-Samuel Bédard, qui possède trois lots en montagne, a quitté l'hôtel de ville rassuré. « Je suis soulagé et j'ai bon espoir que ça se règle. Ils n'ont pas le droit de nous donner les détails du règlement, mais ils disent qu'on va être contents. Le maire a assuré qu'il nous défendrait. »

« Je pense que c'est positif. On a l'impression d'avoir été entendus. On leur laisse la chance de faire leur travail et de nous revenir avec des propositions. On nous a mentionné que ça allait être un projet bien négocié qui allait nous satisfaire », mentionne pour sa part Nadine Pépin, à l'origine du mouvement citoyen. La dame, qui possède deux terrains sur le mont Shefford avec son conjoint Sébastien Mercille, a réussi à retrouver 56 propriétaires concernés, qu'elle tient dûment informés du dossier. 

Quant au maire Pontbriand, il s'est montré heureux des discussions. « Le DG et le directeur de l'urbanisme ont le mandat de parler à la MRC à ce sujet. Il y a une belle ouverture. On s'est donné jusqu'à la fin avril pour trouver un compromis acceptable et faire parvenir une résolution à la MRC en mai », mentionne-t-il, convaincu qu'il y a moyen de contenter les propriétaires tout en protégeant la montagne. Rappelons que les plans d'urbanisme des municipalités de la Haute-Yamaska sont soumis au Schéma d'aménagement et de développement de la MRC.

Aucune autre rencontre entre les citoyens et la municipalité n'est prévue d'ici mai ou juin. « Mais si on n'est pas d'accord avec leur proposition, on pourra se prononcer lors d'une assemblée publique de consultation », précise Frédéric-Samuel Bédard. La date de cette assemblée n'a pas encore été fixée.




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