«Ça vient de ma mère. Et aussi de mon grand-père paternel qui greffait des pommiers. Il avait un pommier avec des branches de quatre variétés différentes. S'il avait vécu de nos jours, il aurait sûrement été horticulteur», a raconté Mme Labonté.
Celle-ci dit avoir fait ses premières armes avec le jardinage petit à petit. Son intérêt pour la chose n'a toutefois cessé de prendre de l'ampleur au fur et à mesure que ses temps libres ont augmenté. Aujourd'hui, l'énumération des végétaux présents sur sa propriété a de quoi donner le tournis. Elle a plus de 350 variétés d'hostas, 300 variétés de lys, 130 d'hémérocalles, 75 d'iris et 25 de pivoines. Et cela n'inclut pas les arbres - dont plusieurs arbres fruitiers - présents en grand nombre sur son terrain.
Elle a même du succès avec des variétés qui supportent moins bien nos hivers rigoureux, comme le platane et le tulipier. «Ils ne sont pas supposés être rustiques, mais ça fait trois hivers qu'ils passent ici», se réjouit celle qui est membre de quatre sociétés d'horticulture.
La propriété de Francine Labonté est située rue Jeanne-Mance sur un terrain d'un peu plus de deux acres, mais elle dit utiliser environ un acre pour assouvir sa passion du jardinage. Passion qui est d'ailleurs contagieuse, car certains de ses voisins se sont aussi «laissés emporter» par cette douce folie verte. En résulte un joli croissant de rue fleuri.
Travail de moine
Francine Labonté n'est par ailleurs pas la seule à collectionner les hostas. Sa soeur Louise et son conjoint, Gilles Turmel, en ont... 470 variétés. Autant chez l'une que chez l'autre, les plantes d'ombre - tout comme les autres végétaux d'ailleurs - sont rigoureusement identifiées. Un vrai travail de moine!
Quand le trio de Cowansville a appris que la rencontre annuelle de la Société américaine des hostas se tenait à Boston l'an dernier, il n'a pas manqué d'y assister.
Ils se sont aussi rendus en Ontario l'an dernier où ils ont visité six producteurs d'hostas. «Nous avons chacun notre liste de ce que nous avons et de ce que nous cherchons. Mais rendus au point où nous en sommes, nous ne trouvons pas grand-chose dans les centres de jardinage que nous n'avons pas déjà. On fait beaucoup de commandes postales», explique Mme Labonté.
Cette dernière dit passer beaucoup de temps dans ses platebandes en avril et en mai pour enlever les mauvaises herbes et ajouter du paillis. «Je me fais livrer deux 10 roues de paillis chaque printemps», précise-t-elle le plus simplement du monde.
Autre période occupée de l'année: les mois de septembre et octobre pour le déménagement des végétaux et le réaménagement des espaces fleuris.
Au cours de l'été, il y a bien un peu de travail à faire, mais Mme Labonté savoure «l'explosion de couleurs» qui ne manque pas de se produire autour de sa maison, mais aussi chez sa soeur et ses voisins. Un régal pour l'oeil qui lui apporte détente et contentement.
Le jardin d'éden de Mme Labonté a pris forme à partir de l'an 2000, année où elle a fait construire sa maison. «J'avais apporté des hostas matures d'où j'habitais avant. Ça a bien fait rire les ouvriers: j'ai commencé mes platebandes avant que le toit soit installé sur la maison...», aime-t-elle se souvenir en riant.
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