Impossible d'embrasser ce joli tableau d'un seul regard. Au fil des ans, Mme Cloutier a multiplié les arrangements floraux autour de sa résidence en pierres construite autour des années 1830, rang Haut-Rivière-Sud à Saint-Césaire. Son amour des plantes et de la couleur a aussi gagné du terrain et s'est manifesté à l'avant de la ferme laitière qu'elle et son conjoint, Normand Larose, exploitent, en face de leur maison, de l'autre côté de la rue.
«Quand tu as une ferme, tu ne vas pas en vacances, alors tu te trouves un loisir proche», a récemment fait valoir Pauline Cloutier en guidant La Voix de l'Est aux quatre coins de son terrain. La visite réserve assurément des surprises. À commencer par des surprises... gustatives. Comme ces mini kiwis qui, avec les plants de vigne comestible, forment un toit végétal au-dessus de la pergola, à l'arrière de la maison. Gros comme un raisin, de couleur jaune-vert et non couvert de duvet comme les autres kiwis, les petits fruits sont très savoureux. Autre surprise: les cerises prunes, plus acidulées au goût toutefois.
Les arbres et arbustes fruitiers sont bien représentés sur la propriété des Cloutier-Larose. Trois variétés de poires y côtoient des pommiers, des pruniers, des bleuets et du sureau. Le potager mérite aussi qu'on s'y intéresse. «J'ai 18 sortes de tomates différentes que j'ai parties dans une petite serre en février, mars», lance Mme Cloutier, qui aime aussi s'activer aux fourneaux avec les produits de son terroir.
Donner vie à un plan
C'est au début des années 1990 que Pauline Cloutier a commencé à oeuvrer avec sa pelle autour de la maison. Mère de quatre jeunes enfants à l'époque, elle a eu recours aux services de l'architecte-paysagiste Michel Renaud, de KO Paysages, aujourd'hui à Bromont. Celui-ci lui a dessiné un plan pour l'ensemble de sa propriété, imaginant un massif de pivoines ici, un coin repos là, etc. Et il lui a prodigué quelques conseils. Mme Cloutier s'est ensuite mise au travail.
«La première année, j'ai planté les arbres, l'année suivante, les arbustes, et après, les vivaces. Finalement, j'ai planté, planté, planté. Et ça s'est développé avec le temps», dit celle qui est membre de la Société d'horticulture de Granby depuis 20 ans. En cours de route, elle a aussi pu laisser libre cours à son inspiration et à ses coups de coeur, toujours en privilégiant les principes du jardinage écologique.
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