Des airs d'ailleurs

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Elizabeth Cloutier au milieu d'un massif d'hémérocalles, une... (photo Alain Dion)

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Elizabeth Cloutier au milieu d'un massif d'hémérocalles, une variété de fleurs qu'elle affectionne particulièrement.

photo Alain Dion

Isabel Authier

Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Lac-Brome) En franchissant le portail de pierre qui mène à la demeure des Cloutier, le visiteur n'a pas assez d'yeux pour tout voir. La beauté classique du domaine n'est pas sans rappeler le Vieux Continent. Même si on est quelque part dans la campagne de Lac-Brome.

Acquise comme résidence secondaire il y a 40 ans, la propriété est devenue le refuge permanent d'Elizabeth et de Jean-Marie Cloutier en 2000, au moment de la retraite du chirurgien. C'est aussi à ce moment qu'ils ont enfin eu le temps de bichonner leur vaste terrain de 12 acres.

«Il n'y avait pas de fleurs ici, c'était un peu à l'abandon. On a fait l'intérieur de la maison et ça nous a semblé naturel d'embellir aussi l'extérieur», souligne la dame avec son charmant accent anglais.

Quand elle nous entraîne faire le tour de son jardin, on constate l'ampleur du travail et de la passion qui ont mené à une telle harmonie. Les fleurs de mille couleurs y font pour beaucoup, mais aussi les grands arbres, les immenses pelouses et tous les éléments architecturaux qui encadrent la grande maison blanche presque centenaire. «C'est un jardin en mouvement, avec beaucoup de bulbes au printemps et des vivaces le reste de l'été. Mais pour nous, un jardin, ce n'est pas seulement des fleurs. Il y a aussi des arbustes et des structures», ajoute Mme Cloutier.

Le terrain est en effet ponctué d'une gloriette où les propriétaires aiment se réfugier pour lire ou recevoir, d'un petit pavillon d'été pour les invités et même d'une maisonnette pour les baigneurs. Car la propriété compte aussi une piscine unique: le bassin a été creusé dans le roc, à flanc de colline, et est naturellement alimenté à l'eau de source. Le chlore n'y est jamais nécessaire.

Inspirée

Rieur, M. Cloutier confie que sa conjointe est un peu «obsédée» par le jardinage. Les magazines, les conférences, la visite d'autres jardins, les voyages, tout l'inspire. On la sent d'ailleurs en parfaite symbiose avec ce jardin qu'elle a mis des années à façonner, avec l'aide de son mari. «J'ai passé beaucoup de week-ends à genoux dans mes fleurs...», avoue-t-elle.

Aujourd'hui, un jardinier consacre une journée par semaine pour maintenir les plates-bandes impeccables. «Mais on en fait encore nous-mêmes, précise la septuagénaire. C'est ce qui nous garde en vie. Ça nous fait faire de l'exercice, on respire de l'air pur et on dort bien la nuit!»

Amateur de golf, monsieur s'est même construit un vert pour pratiquer ses coups roulés, ainsi qu'une trappe de sable.

Dans ce havre de paix à l'anglaise, qui compte plus de 90 variétés de fleurs, la dame a ses petites préférences. «J'aime beaucoup les roses. J'ai des hybrides d'été. Elles sont très difficiles à cultiver. Les roses, c'est un combat contre la nature. Mais on a finalement trouvé un truc pour les protéger contre les rigueurs de l'hiver, explique Mme Cloutier. Et j'adore aussi les hémérocalles.»

La vue

Une brève visite de la maison - où la thématique des fleurs est aussi omniprésente - se termine par une petite pause sur la grande galerie. De cet endroit, on comprend parfaitement l'attachement du couple à son domaine. Au pied du balcon, le jardin se déploie devant la piscine qui semble flotter sur la colline, encadrée par les montagnes et le lac Brome, au loin. Magnifique.

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