L'indignation à deux vitesses

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

L'émoi que suscitent les nouvelles parlant d'animaux me surprend toujours. Je me demande si certaines personnes ont les deux pieds sur terre.

Vous avez été plusieurs à commenter, cette semaine, la publication de reportages dans La Voix de l'Est au sujet de la traque menée par la police de Granby et la Société protectrice des animaux (SPA) des Cantons contre des chiens agressifs errant près de la piste cyclable, dans le parc industriel.

Rappelons que la semaine dernière, une femme qui se promenait avec son chien s'est fait attaquer par deux de ces bêtes du Gévaudan nouveau genre. Ils ont mordu la dame, agrippé le caniche et l'ont secoué sans ménagement. C'était pas pour jouer!

J'entends dire qu'elle n'avait pas d'affaires là, cette femme, à se promener sur la piste cyclable avec un chien, sans laisse de surcroît. C'est vrai. Mais ça ne change rien au noeud du problème: les animaux (ils étaient quatre, selon la SPA, une mère et trois de ses chiots, qui sont rendus grands) qui ont élu domicile dans un petit bois sont devenus très agressifs et constituent une menace.

Surtout la mère, qui a chargé le directeur de la SPA qui tentait de la cerner, samedi. Deux des chiens ont aussi pourchassé des cyclistes, trois jours plus tard. Bref, la compassion est une émotion noble, mais c'est comme les bonbons, quand on en abuse, ça lève le coeur.

* * *

Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est que la police a abattu l'un des chiens, lundi. La directive de la SPA était de tuer la mère à vue - parce que présumée irrécupérable -, mais d'attraper les autres chiens. Or, le policier a vu un chien et, pour bien faire et croyant que c'était la mère, il a tiré.

Tous les détails dans notre édition de samedi

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