Désirée (nom fictif) a officiellement déménagé ses pénates chez moi, et laissez-moi vous dire qu'elle en a, des pénates. Mon sous-sol pas fini au style épuré et muni d'une table de ping-pong et de baby foot? C'est maintenant un entrepôt de boîtes de carton pleines de cartables (Désirée est très éduquée) et d'armoires aux desseins inconnus. Ma cave japonaise est devenue une caverne d'Ali Baba du clan Panneton. Même mon chat s'y perd. Mais tant qu'il trouve sa litière, c'est correct.
J'ai l'air de me plaindre, mais c'est juste pour me rendre intéressant. Je suis content parce que j'ai plein de nouveaux meubles. Voyez-vous, je ne suis pas le genre à aimer magasiner, j'ai la fâcheuse tendance à garder mes vieilles affaires longtemps, c'est mon côté grippe-sou. Un ex-collègue de La Voix de l'Est m'a déjà sommé de jeter le vieux manteau d'hiver que je portais depuis des années. Je l'ai envoyé promener.
Maintenant, j'achète un peu plus. Une blonde, ça sait nous faire dépenser.
Ça permet aussi de nous faire rendre compte de nos manies bizarres. Elle a bien ri quand je lui ai expliqué que je mettais les serviettes de bain fraîchement lavées sous les moins fraîchement lavées afin de les «user égal». À ce jour je me demande encore si je suis justifié de faire ça.
Je fais la même chose avec mes vêtements, cela dit. En passant, je n'ai eu aucun mal à céder à Désirée la moitié de mon vaste garde-robe. J'avais trop de chemises de toute façon. Tout comme je lui ai cédé la totalité de mon étagère à douche afin qu'elle y installe les 14 bouteilles de produits nécessaires à son hygiène quotidienne.
En retour, elle a accepté de conserver les posters de film qui trônent fièrement dans les chambres, dont celle de la princesse Leia avec son fameux bikini en métal tel que porté dans Le Retour du Jedi. Et dans la chambre des maîtres, en plus. Ouf.
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La Tanguyne est devenue Granbyenne, donc. Mais n'allez pas croire que Désirée a bouleversé mon train de vie. L'adaptation, graduelle, s'est faite sans heurts. Contrairement aux idées reçues sur les blondes qui emménagent, elle n'a pas remisé la moitié de mon linge, ni répudié mes amis les moins fréquentables ou refait la décoration de notre maison. Elle est plutôt magnanime.
Je ne crois pas non plus que je sois difficile à vivre, et elle non plus. Et je ne suis pas un sugar daddy et elle n'a pas de goûts trop raffinés. C'est une chance. Notamment en gastronomie, où mes talents culinaires se limitent à quatre recettes, que je maîtrise toutefois à la perfection (du pâté chinois, quelqu'un?).
Elle demeure cependant sidérée par le nombre de DVD que je possède, ainsi que ma faculté d'en retenir les intrigues, les répliques, les noms des acteurs, des réalisateurs et du gars qui tenait la perche durant la scène d'amour (la perche du micro, bien sûr). C'est mon petit côté Rain Man.
Vous ai-je mentionné que sa famille demeure à une heure d'ici? Finalement, il n'y a que des avantages. Mais comme on travaille fort tous les deux, moi avec un horaire variable, elle avec un horaire coulé dans le béton, on ne se voit pas si souvent que ça.
Ça, c'est dommage.
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Toutes mes excuses à l'avocat/président d'honneur du Challenger de Granby, Alain Faucher, dont j'ai écrit la semaine dernière qu'il était l'oncle de Patrice Faucher, des Loisirs de Granby, alors qu'en fait c'est... son grand frère. Je plaide les délais déraisonnables (dans l'écriture de cette chronique).
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L'un de mes films préférés, quand j'étais jeune, c'était Le Magicien d'Oz. Bizarre quand on pense que ce film de 1939 est plutôt lent et en partie en noir et blanc. Mais je trouvais l'homme en fer blanc full cool! Avec le recul, j'estime qu'il s'agit d'un prélude à mon attrait pour les Transformers.
J'ai revu le film cette semaine, et trois choses m'ont frappé. D'abord, au niveau du montage, on est loin du style des films d'aujourd'hui: un plan de caméra peut facilement durer une minute sans bouger. Ensuite, ça chante et ça danse aux 10 minutes. Et rarement sans deux ou trois cents figurants maquillés et costumés, idéalement des nains.
Ah, la belle époque!
(Dans Le Magicien d'Oz, le responsable du son s'appelait Douglas Shearer.)