Évidemment que vous avez le choix de voter ou non. C'est ça, une société libre. Comme vous avez le droit de vous laver ou non. N'empêche que...
OK, je vais le dire: les absents ont toujours tort. Dans le sens que si vous ne votez pas, vous n'aurez pas vraiment le droit de chialer. En effet, comment pourrez-vous dire «non, mais quel premier (ère) ministre pourri (e)!» si vous n'avez pas été voter contre il/elle? Ce sera comme si vous lui aviez laissé le champ libre.
Ce à quoi vous pourriez répondre: «mon vote seul n'aurait pas fait la différence». Vrai. Mais votre interlocuteur, jamais à court de répartie, vous rétorquera peut-être que «votre vote seul, non, mais si tout le monde pensait comme vous, les résultats ne seraient pas très concluants».
Ce à quoi vous pourriez répondre (vous-même avez l'éloquence d'un Pierre Bourgault dissertant jadis sur une terrasse du Plateau Mont-Royal): «de toute façon, ça changerait quoi?»
Excellente question, en effet. Qu'est-ce que ça va changer? Les partis ne sont-ils pas du pareil au même?
Dans un sens, oui. Ils veulent tous notre bien (et ils vont l'avoir). Ce n'est pas comme dans certains pays qui cumulent les partis racistes comme d'autres les maladies honteuses. Que ce soit l'un ou l'autre des trois principaux partis qui soit élu (à moins que le Québec ne refasse le coup comme en 2011 en élisant une pléthore de députés d'un parti peu populaire jusqu'alors), nous n'irons pas en guerre, et la société ne s'écroulera probablement pas.
Ce sont les petites différences qui font, justement, la différence. Ces différences, vous les connaissez si vous vous attardez le moindrement aux journaux ou, dans une moindre mesure, à la télévision.
De grâce, ne votez pas en fonction de la face d'un tel ou des habits d'un autre. On n'est pas à Star Académie.
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Notre-Dame-de-Paris
Dans un autre ordre d'idée, mon père, ex-policier sexagénaire motocycliste, a comme hobby, à part la moto et me harceler pour que La Voix de l'Est fasse des reportages sur lui, de s'intéresser à tout ce qui se rapporte à notre nom de famille.
(En passant, et parce qu'on me le demande souvent, je précise que je ne suis pas parent avec Patrice Faucher, grand manitou des loisirs de Granby, ni avec son oncle Alain Faucher, grand manitou du Challenger de Granby. Je ne suis que le grand manitou de mon clavier.)
Il lit le magazine généalogique La Faucheraie (ça ne s'invente pas) et va jusqu'à participer, chaque année, à un «congrès» de Faucher à Saint-Augustin-de-Desmaures, près de la trrrès belle ville de Québec, comme dirait Richard Desjardins.
Personnellement, ça ne m'attire pas, mais mon père, qui a autant d'entregent qu'un politicien en campagne électorale, mais à longueur d'année, adore participer à ce conventum de descendants de Victor Hugo.
Quoi?! Eh oui, c'est sa dernière découverte! Notre aïeule, Adèle Foucher, était l'épouse du célèbre écrivain français au front interminable.
Évidemment, ça fait que je n'ai aucun lien avec l'auteur de Notre-Dame-de-Paris, mais je trouve que ça se place bien dans une conversation.
Remarquez, je préfère me distancer des écrivains qui font des phrases de trois pages et 86 virgules. Ça ne fait pas très La Voix de l'Est.
???
Inclusivement
Lu dans le dernier fascicule Granby vous informe: «La piscine Miner sera fermée du 20 août au 3 septembre INCLUSIVEMENT».
Depuis quelques années, je remarque que l'utilisation de cet adverbe s'est glissée subrepticement (tiens, en v'la un autre) mais sûrement dans notre vocabulaire collectif. Je le lis dans des documents officiels, des communiqués de presse, l'entends même sur des messages de répondeur.
La question qui tue: à quoi sert le mot inclusivement dans la phrase mentionnée ci-haut?
Un indice: essayons sans. «La piscine Miner sera fermée du 20 août au 3 septembre». Avez-vous compris qu'elle sera rouverte le 3 septembre? Si oui, ça m'inquiète.
Parce que si elle rouvrait le 3 septembre, ce serait plutôt écrit «fermée du 20 août au 2 septembre», non?
Récapitulons. À quoi sert le mot «inclusivement» dans mon exemple? À rien pantoute. On ne porte pas de béquilles quand on n'en a pas besoin.
N'oubliez pas d'aller voter le 4 septembre... inclusivement!
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