Crimes au musée, le troisième recueil de Richard Migneault

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Membre du jury des Prix Tenebris des défunts Printemps meurtriers, Richard Migneault a dirigé la publication du nouvel ouvrage collectif Crimes au musée.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) La librairie, la bibliothèque et maintenant le musée... Aucun endroit n'est à l'abri d'un crime sordide, pas même ces lieux de calme et de beauté. Avec son nouvel ouvrage collectif, Crimes au musée, Richard Migneault se fait encore plaisir, mais cette fois, entouré d'une distribution exclusivement féminine.

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Avec son nouvel ouvrage collectif, Crimes au musée, Richard Migneault se fait encore plaisir, mais cette fois, entouré d'une distribution exclusivement féminine.

Elles sont 18 à avoir accepté l'invitation de M. Migneault. Chacune à leur façon, elles ont imaginé une nouvelle d'une dizaine de pages où un musée devient le théâtre de sombres crimes. « Le musée était une suite logique à Crimes à la librairie et Crimes à la bibliothèque. Quand je réfléchis, je me demande à quel endroit, en principe, il ne se passe pas de crime. Et je le choisis. »

Et pourquoi n'avoir donné la parole qu'à des femmes ? « Parce que ça me tentait ! », lance le directeur de publication en riant. Parce que je trouve aussi que dans le monde du polar, les hommes ont plus d'espace que les femmes. » Dans son avant-propos, Richard Migneault signe d'ailleurs un hommage à l'auteure Chrystine Brouillet, une pionnière du genre chez nous. 

Grâce à ses contacts en France, il a même réussi à faire un pas de plus. Un pas par-dessus l'Atlantique­. « J'avais l'impression qu'en France, on ne connaissait pas beaucoup les auteurs québécois. Et vice-versa. Toutes les auteures du livre, je les ai contactées­ personnellement. »

Aux Québécoises Claire Cooke, Marie-Chantale Gariépy, Ariane Gélinas, Catherine Lafrance, Claudia­ Larochelle, Martine Latulippe­, Geneviève­ Lefebvre, Florence­ Meney et Andrée A. Michaud, se joignent donc la Belge Barbara Abel et les Françaises­ Ingrid Desjours­, Karine Giebel­, Nathalie Hug, Stéphanie­ de Mecquenem, Elena Piacentini, Dominique Sylvain, Danielle Thiéry et Marie Vindy.

Cette nouvelle collaboration géographique et culturelle apporte, dit-il, une belle diversité. « Dans ce livre, on voyage beaucoup. On se retrouve dans des musées de New York, de la France, de la Turquie­, du Japon, du Rwanda... »

Lancé le 8 juin dernier en France, Crimes au musée sortira dans les librairies québécoises ce mercredi 23 août, juste à temps pour la rentrée­ et les salons du livre.

Par ailleurs, un autre florilège de nouvelles « est en marche », affirme M. Migneault. À l'intention des jeunes de 11, 12 et 13 ans, les histoires se dérouleront dans une école.

Lourde perte

Avec son trio de recueils - dont les deux premiers ont totalisé plus de 10 000 exemplaires vendus -, Richard Migneault souhaitait d'abord faire connaître les auteurs de polars d'ici. 

Un objectif partagé par les organisateurs des Printemps meurtriers, le festival du roman policier tenu durant cinq ans à Lac-Brome et dont la mort a été annoncée en mai dernier. Au grand dam de M. Migneault, qui y participait activement. Il faisait d'ailleurs partie du jury des Prix Tenebris remis à cette occasion pour récompenser les meilleurs romans policiers. 

« Ça m'a beaucoup surpris et ça m'a fait de la peine. C'est une très grosse perte. Cet événement était une fête autant pour les auteurs que pour le public. Les Printemps meurtriers étaient un moment magique pour le milieu du polar », fait-il remarquer, en confiant que l'idée de reprendre le flambeau lui trotte dans la tête. « Ça pourrait m'intéresser­, mais ce serait à Montréal. »

Selon lui, les Printemps meurtriers - jumelés à la journée « Le 12 août, j'achète un livre québécois » - ont eu un impact majeur sur le milieu du polar dans la province. 

« Une fraternité s'est créée entre les auteurs et cette synergie ne peut qu'être bénéfique. Les ventes ont augmenté ici et on balise un sentier vers la France. »




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