Mélodie Lamoureux, virtuose du «hula hoop»

Dans le spectacle Stone, Mélodie Lamoureux exécute une... (Shawn Bennett)

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Dans le spectacle Stone, Mélodie Lamoureux exécute une chorégraphie sur la chanson Call Girl, écrite par Luc Plamondon et interprétée par Nanette Workman au début des années 1980.

Shawn Bennett

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

On est bien loin du « hula hoop » de notre enfance. Quand Mélodie Lamoureux monte sur une scène, elle pousse la discipline à un autre niveau. Pour mesurer l'ampleur de son talent, il suffit de voir son numéro dans la nouvelle production Stone - Hommage à Plamondon présentée à Trois-Rivières cet été.

Pour ce spectacle, Mélodie Lamoureux exécute une chorégraphie sur la chanson Call Girl, écrite par Luc Plamondon et interprétée par Nanette Workman au début des années 1980. Une prestation dynamique, gracieuse et sensuelle de plus de cinq minutes durant laquelle elle manipule six cerceaux, atteignant le nombre impressionnant de 23 en finale de numéro. « On aurait voulu en mettre plus, mais je mesure 150 centimètres ; il n'y avait plus de place ! », lance la jeune femme. 

À un tel niveau, l'exercice devient hautement cardio. « Ça prend beaucoup de force abdominale, de la coordination et une bonne conscience corporelle. C'est tout le corps qui travaille », explique-t-elle.

Danse et gymnastique 

La petite-fille de Jos Lamoureux (le fondateur de la mercerie du même nom) a grandi à Granby, pratiqué la danse et la gymnastique intensément, avant d'aller poursuivre, à 14 ans, ses études au conservatoire de danse de Montréal. 

Les années ont passé, Mélodie a obtenu son diplôme d'études collégiales à l'École nationale de cirque, découvrant le hula hoop au passage. « À la base, j'étais voltigeuse de trapèze en duo. C'était ma spécialité. Mais après cinq ans, j'ai arrêté le trapèze à cause des blessures », raconte-t-elle.

C'était en 2012, elle avait 20 ans. « Le hula hoop était alors la combinaison parfaite entre le cirque et mon background en danse. Il m'a fallu recommencer à zéro. Au début, je n'étais pas très bonne. Mais il n'a pas fallu beaucoup de temps pour que j'attrape la piqûre ! »

Après des mois d'entraînement intensif, elle obtenait son premier contrat professionnel en hula hoop. « Il fallait que je crée un numéro, que je trouve mon style et ma couleur. Le secret, c'était de bouger sur le plus de musique possible, d'improviser pour sortir du hula hoop traditionnel. J'ai passé des heures devant le miroir ! », confie-t-elle.

Elle s'est produite sur des bateaux de croisière, a parcouru les États-Unis durant un an avec le cirque Les 7 doigts de la main, a collaboré avec le Cirque Éloise et travaillé en Suisse et en Allemagne.

Cirque du Soleil

Puis, cette année, le Cirque du Soleil est arrivé pour la première fois dans sa vie avec Stone. À son plus grand bonheur. « C'est tellement bien organisé. Il y a une belle énergie, ça parle français, énumère-t-elle. La sécurité au travail est super importante pour eux ; ils prennent bien soin de leurs artistes. C'est vraiment comme une grande famille. Et je n'ai jamais vu de plus beaux costumes de toute ma vie ! »

On comprend l'artiste de regretter que Stone ne dure qu'un mois, la dernière représentation étant prévue pour le 19 août. 

Quand La Voix de l'Est lui a parlé, le week-end dernier, la série de spectacles débutait à peine, mais elle avait déjà récolté d'excellentes critiques. Mélodie avait d'ailleurs eu l'occasion de rencontrer Luc Plamondon en chair et en os. « J'ai pris une photo avec lui ! C'est tout un honneur ! », considère celle qui, entre ses engagements au Québec et ailleurs, trouve parfois le temps de revenir à Granby, où elle a encore de la famille.

Au terme de l'été, Mélodie Lamoureux retournera en Suisse et en Allemagne, où elle se produira jusqu'en juillet 2018.

Et maintenant qu'elle a goûté à l'ambiance du Cirque du Soleil, elle ne cache pas son intérêt pour l'organisation. « J'espère avoir l'opportunité de travailler à nouveau avec eux ! »

À 25 ans, elle a encore bien du temps devant elle, car la beauté du hula hoop, c'est qu'on peut le pratiquer longtemps. « C'est possible d'en faire jusqu'à 40 ans, en ajustant sa technique. C'est mon intention. »

Stone est présenté jusqu'au 19 août à l'amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières.




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