Bienvenue Welcome: l'Ancien presbytère se surpasse

Tout est « sur la coche », de l'idée originale... (Alain Dion)

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Tout est « sur la coche », de l'idée originale aux textes en passant par le jeu des acteurs, les costumes et les décors.

Alain Dion

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) CRITIQUE / Wow ! Juste wow ! Avec Bienvenue Welcome, le théâtre de l'Ancien presbytère à Granby nous présente cette année une des meilleures créations, sinon la meilleure, qu'il nous a été donné de voir.

Tout est « sur la coche », comme on dit. De l'idée originale aux textes en passant par le jeu des acteurs, les costumes et les décors. On voudrait bien trouver quelque chose à redire, mais on n'en trouve pas.

Bienvenue Welcome est un « cabaret-­théâtre », nous dit-on, mais force est d'admettre que ce qualificatif n'est pas loin du vaudeville avec sa dizaine de sketchs entrecoupés de numéros d'humour ou musicaux. Le tout se déroule sur un siècle - de 1900 à 2000 - dans une chambre de l'hôtel Bienvenue Welcome, ce qui laisse, vous l'aurez deviné, beaucoup de place à des répliques grivoises et des actions indécentes !

Généralement, dans ce genre de formule, les différentes scènes sont souvent inégales. On assiste à de très bons sketchs, et à d'autres moins bons. Mais ici, ce n'est vraiment pas le cas ; ils sont tous du même calibre, soit de très bons à excellents.

Mention particulièrement spéciale à ceux de la nonne qui défroque, des nouveaux mariés encore vierge et puceau ainsi qu'à la parodie de soap américain. 

Le combat de lutte autour du référendum de 1980 effectué au ralenti est en outre très bien exécuté.

Il est vrai, toutefois, que les numéros de transition sont parfois moins relevés que les sketchs. Mais on comprend leur utilité - permettre des changements de costumes et, quoique subtils, de décors - tout en aidant à situer le spectateur dans le temps. D'ailleurs, on trouve l'idée très brillante et elle s'insère à la perfection­ dans le concept.

Une belle découverte

Mention spéciale, ici, à Andrée-Anne Lacasse, qui personnifie aussi bien La Bolduc qu'une petite fille de six ans interprétant tant bien que mal Moi je mange dans un concours de chanson amateur. Belle découverte, cette comédienne. On espère bien la revoir dans d'autres productions du théâtre de l'Ancien presbytère.

Mentionnons pour terminer que se joignent à elle sur scène Martin Gougeon, Laurie Gagné et Benjamin Déziel, et qu'ils nous en mettent tous plein la vue dans les différents rôles qu'ils tiennent. Leur ton est toujours juste.

Vraiment, le petit théâtre de la rue Saint-Charles sait rendre justice à la maxime qui dit que les contraintes favorisent la créativité. Avec un petit budget et les moyens du bord, comme nous le rappelle chaque année le grand manitou de la place, Martin Gougeon, lui et l'équipe qu'il réunit font maints tours de passe-passe pour présenter quelque chose d'original et de qualité. Pour sa 16e saison, force est d'admettre que l'Ancien­ presbytère s'est surpassé.




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