«Le parcours d'une jeune fille normale»

Andrée-Anne Lacasse... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Andrée-Anne Lacasse

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Saint-Pie) Andrée-Anne Lacasse rêvait depuis un bon moment de jouer un été au Théâtre de l'Ancien presbytère. « Ça n'a pas de bon sang de faire les allers-retours entre L'Épiphanie [NDLR : dans Lanaudière, où elle habite maintenant] et Granby ! », lui répondait Martin Gougeon, qui désirait malgré tout collaborer avec elle. « C'est mon problème, je m'arrange avec ça. Moi, je veux jouer chez vous ! », lui martelait-elle.

La native de Saint-Pie aura finalement obtenu ce qu'elle voulait. Tout comme le propriétaire de la petite salle de la rue Saint-Charles. « Andrée-Anne, c'est une comédienne née. Je l'avais depuis longtemps dans ma liste de comédiennes avec qui je voulais collaborer. C'est rare de trouver des filles qui ont un sens de la comédie inné. Elle, elle l'a », disait-il en entrevue avec La Voix de l'Est il y a quelques semaines.

Pourtant, sa carrière a bien failli ne jamais commencer. Au terme de son secondaire, on lui a refusé toutes ses demandes d'admission dans les différents­ programmes de théâtre.

Elle s'est finalement retrouvée en sciences de la parole au Collège LaSalle. À la fin de ses études, on l'a encouragée à tenter à nouveau sa chance en théâtre. Le Cégep de Saint-Hyacinthe l'a acceptée, et elle a décroché son diplôme en 2009.

Les choses s'annonçaient maintenant bien pour elle. Alors qu'elle était encore aux études, Andrée-Anne avait été convoquée aux auditions pour un rôle dans Les Belles-Soeurs, de Michel Tremblay, mise en scène par René Richard Cyr. « Je ne l'ai finalement pas eu, mais j'étais quand même très fière. Je n'avais pas encore fini mes études et j'avais déjà une première grosse audition », note-t-elle.

Tout juste sortie des bancs d'école, elle a obtenu son premier contrat. Dans un théâtre d'été, au Lac-Saint-Jean. « Après, j'ai eu le parcours d'une jeune fille normale, issue d'une famille qui ne fait pas partie du milieu artistique et qui vient tout juste de terminer ses études », dit-elle.

Elle a participé à beaucoup de créations. Elle a aussi eu quelques beaux contrats. Dans L'Illusion comique de Corneille, en 2011, au Théâtre Denise-Pelletier­. Dans Arrange-toi avec ça, à VRAK, avec Stéphane Bellavance­. Dans des pubs de Maple Leaf ou Loto-Québec. 

« Mais j'ai été un bout à ne pas 'fitter' dans aucun casting. Quand j'ai fini l'école, à 25 ans, j'étais trop vieille pour jouer les jeunes premières, et trop jeune pour jouer les jeunes mamans », analyse la jeune femme aujourd'hui âgée de 33 ans, mère d'une petite fille de 3 ans.

Malgré tout, la Saint-Pienne ne s'est pas découragée. Et elle a continué à se perfectionner. « J'ai fait beaucoup de stages en télévision ces dernières années. On est souvent formé pour la scène, mais c'est très différent devant les caméras. Il y a quelque chose de plus mécanique », estime celle qui admire beaucoup le jeu de Macha Limonchik. « Elle a une couleur bien à elle, une sensibilité, une authenticité que j'aime beaucoup. »

Bien qu'on l'associe beaucoup à la comédie et qu'elle s'y sente très à l'aise, Andrée-Anne Lacasse ne cache pas qu'elle aimerait toucher à autre chose.

Ce ne sera toutefois pas pour tout de suite puisqu'elle enfilera les rôles dans la comédie à sketchs Bienvenue Welcome, présentée tout l'été à l'Ancien presbytère. « Je ferai entre autres une jeune mariée puritaine, une Germaine­ et une soeur qui défroque », laisse-t-elle savoir.




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