Redécouvrir le Canada francophone

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«Le but [de l'émission], c'est de démontrer que le français au pays jouit d'une vitalité, d'une effervescence qu'on ne soupçonne pas. Partout où je suis allé, j'ai rencontré des francophones et des francophiles branchés, et je trouve ça très encourageant», indique Jean-François Breau.

Jean Bernier

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Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est

(Granby) Si Marie-Ève Janvier passera son été à la radio, c'est à la télévision qu'on verra Jean-François Breau. En plus d'être l'un des Échangistes de Pénélope McQuade, il anime Prise de son, un voyage musical dans la francophonie canadienne présenté sur les ondes de Radio-Canada dès dimanche.

Chaque épisode de 30 minutes - tous tournés ce printemps - amènera les téléspectateurs dans une communauté francophone distincte de l'est à l'ouest du pays, de Whitehorse à Charlottetown en passant par Edmonton, Meteghan en Nouvelle-­Écosse ou Varennes. Dans chaque ville visitée, un artiste local accueillera non seulement l'équipe de Prise de son, mais également deux autres artistes émergents provenant de deux autres provinces. 

« On apprendra à les connaître et à comprendre dans quel environnement chacun évolue, parce que ce n'est pas la même chose d'être francophone à Granby, à Moncton ou à Kapuskasing, dans le nord de l'Ontario, par exemple », souligne Jean-François Breau.

Dans le premier épisode diffusé à Radio-Canada ce dimanche à 14 h, on se rendra à Bourget, un village de l'est de l'Ontario, rencontrer Gabrielle Goulet en compagnie d'Émile Bilodeau - qu'on connaît bien pour l'avoir vu au Festival de la chanson, en 2014 - et de Jérémie Brémault, du Manitoba.

« Les trois artistes ont, pendant 48 h, travaillé à fusionner leurs univers respectifs pour monter 10 chansons de leurs répertoires en y incluant un peu du style de chacun », explique l'animateur, qui met également la main à la pâte comme chanteur et musicien, tout comme Éloi Painchaud.

À la télévision, le format de 30 minutes de l'émission contraint à n'en montrer que quatre, mais les prestations complètes peuvent être vues et entendues à l'adresse suivante : ici.radio-canada.ca/tele/prise-de-­son/2017-2018. Des entrevues exclusives, des photos et des capsules vidéo y sont également disponibles.

À cela s'ajoute une heure de contenu chaque dimanche, dès 19 h, sur les ondes radio d'ICI Radio-Canada­ Première­. Un premier épisode « pilote » avait d'ailleurs été diffusé uniquement sur ces deux plateformes le dimanche 25 juin. Joey Robin Haché avait accueilli à Moncton­ Mehdi Cayenne et Samuele.

Effervescence et vitalité

Prise de son s'inscrit dans la foulée des célébrations du 150e anniversaire du Canada. « Le but, c'est de démontrer que le français au pays jouit d'une vitalité, d'une effervescence qu'on ne soupçonne pas. Partout où je suis allé, j'ai rencontré des francophones et des francophiles branchés, et je trouve ça très encourageant », indique Jean-François Breau.

Il admet qu'il est parti lui-même avec l'idée préconçue que le berceau de la francophonie au Canada se trouvait au Québec. « Mais j'ai vite compris que ce n'est pas ça du tout. Partout, il y a des gens qui vivent, qui choisissent de vivre en français. J'ai dû faire une sérieuse mise au point dans mon cerveau, surtout dans l'Ouest », reconnaît-il.

« J'ai notamment appris que l'Alberta­ est la province qui connaît le plus grand essor francophone au pays, enchaîne-t-il. Et qu'à Charlottetown­, il y a un groupe de jeunes dans la vingtaine, Ten Strings and a Goat Skin, dont les parents possèdent des racines francophones et qui se sont battus pour fonder une école francophone où envoyer leurs enfants. Ça a commencé par une poignée de quelques dizaines d'élèves, et ils sont aujourd'hui plus de 300 à la fréquenter ! »




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