Un premier polar historique pour Julie Vachon

Pour son premier roman, Julie Vachon s'est inspirée... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Pour son premier roman, Julie Vachon s'est inspirée d'un fait historique gravitant autour d'une mythique chasse au trésor.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Quand une notaire de formation se lance dans l'écriture d'un roman, on ne s'étonne pas qu'il s'intitule Le testament de Kate. À partir d'une histoire d'héritage, Julie Vachon entraîne ses lecteurs dans une trépidante chasse au trésor aux quatre coins du monde.

Un testament donc. Et une clé. Et un manuscrit très ancien légué par une vieille tante fantasque. S'amorce alors l'aventure de Jake Donovan pour retrouver le butin du célèbre pirate La Buse. 

Une histoire tirée par les cheveux, vous croyez ? Pas tout à fait ! « Je pense à ce roman depuis au moins sept ans. L'idée a germé à la lecture d'un fait historique au sujet du sabordage, en 1721 à l'île de la Réunion, d'un navire contenant le trésor du roi du Portugal, estimé à plus de 4 milliards de dollars. Je me suis inspirée de cette histoire », explique la Granbyenne, qui a aussi­ étudié en littérature française. 

Dans ce qu'elle décrit comme un « polar historique et romancé », la nouvelle auteure y dépeint les destins croisés de Jake et de son ancêtre Richard Deneuve, qui a bien connu La Buse. À travers la recherche du butin, Le testament de Kate vogue entre les époques et entre la France, les États-Unis, Genève et l'île de la Réunion.

Pour arriver à cette trame tissée serrée, Julie Vachon a consacré trois ans - à temps partiel - à la rédaction de son manuscrit. « Je suis une personne très structurée. J'ai fait beaucoup de recherches. Et je savais d'avance l'ambiance d'un chapitre, ce qui allait s'y passer... », fait remarquer cette maman de deux enfants qui est consultante légale au cabinet d'avocats Archer.

Dans l'ombre

En cours de route, Mme Vachon a pu constater que le processus d'écriture était « un travail dans l'ombre » et hautement solitaire. « J'ai fait ça seule, j'ai essuyé des refus. C'est un acte de foi, confie-t-elle. Je me suis amusée, sans pression, mais j'ai aussi eu de grands moments de doutes, surtout­ avant de le rendre. »

Son éditeur, la maison Guy Saint-Jean, y a cru, allant même jusqu'à qualifier Julie Vachon de « nouvelle auteure coup de coeur ». 

Si, à première vue, Le testament de Kate s'adresse aux lectrices et lecteurs de 25 ans et plus, la principale intéressée, elle, vise un public plus large. « C'est pour tous les âges. Ma fille de 13 ans le lit actuellement sans trop s'y perdre. »

Petit détail intéressant : pour bien marquer la transition entre les époques, on a pris soin d'identifier les passages du manuscrit du XVIIIe siècle au moyen d'une typographie­ d'aspect « usé ».

Un rêve 

Pour cette mordue de lecture, avoir mis ce livre au monde représente une grande réalisation. « Ça m'habite depuis toujours. Écrire me rend heureuse. J'aimerais ne faire que ça, même si je sais bien que c'est difficile d'en vivre au Québec. »

La concrétisation de ce grand rêve n'est pas passée sous silence. Julie Vachon et sa famille ont tenu un lancement privé à leur résidence il y a deux semaines, en présence d'une centaine d'invités. « Il fallait que je lève mon verre à ça ; il y a beaucoup d'espoirs personnels dans ce livre ! »

La jeune quadragénaire prend d'ailleurs les moyens pour faire durer son rêve. Elle s'est déjà attaquée à un second roman, dans lequel elle renoue avec ses personnages, plongés dans de nouvelles aventures. 

« Je suis fascinée par les mythes et les légendes. Ce sera donc basé sur ça, mais le récit se déroulera au Canada. Environ 75 % du travail est déjà fait », assure-t-elle.




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